‹ Anatomie du système nerveux de le hommeChapitre 40 sur 105 · V. inf. :. Extrémité antérieure du ver inférieur · texte numérisé non relu

V. inf. :. Extrémité antérieure du ver inférieur

pl. clior. ht. : Plexus choroïde latéral.

*1. cli. mcd. : Plexus choroïde médian.

c. post. : Cordons postérieurs légèrement entamés.

Le quatrième ventricule, interposé entre l’aqueduc de Sylvius et le canal central de la moelle épinière, constitue primitivement une cavité close sans communication avec les espaces sous-arachnoïdiens. Après la naissance il n’en est plus ainsi. Quand on écarte doucement la moelle allongée de la face antérieure du cervelet, en détruisant les quelques filaments conjonctifs étendus entre ces deux organes, on voit que la toile choroïdienne, qui ferme en arrière le quatrième ventricule, est percée d’un orifice assez étendu et à contours irréguliers,

FIG. 47 ; c’est le trou . F hgucuJq

de Magendie (foramen Magendü ou apertura medialis ventriculi quanti) qui fait communiquer le quatrième ventricule avec le confluent sous-arachnoïdien postérieur, cavité sous-arachnoïdienne comprise à ce niveau entre l’arachnoïde et la piemère. Un autre orifice existe, au niveau de chaque angle latéral du ventricule, en dessous du bord inférieur du pédoncule cérébelleux moyen : c’est le trou de Luschka (apertura lateralis ventriculi quanti)', il donne passage à une partie des plexus choroïdes latéraux et il fait communiquer également le quatrième ventricule avec les cavités sous-arachnoïdiennes (Key et Retzius).

Fig. 47.

Vue de la face postérieure de la moelle allongée recouverte par la toile choroïdienne. Gr. nat. t. quad. : Tubercules quadrijumeaux.

p. c. s. : Pédoncules cérébelleux supérieurs. ol. cér. : Olive cérébelleuse.

4e v. : Quatrième ventricule.

ex. v. inf. : Extrémité antérieure du ver inférieur.

-v. T. : Valvule de Tarin.

tr. M. : Trou de Magendie.

L existence normale du trou de Magendie et des trous de Luschka a été prouvée, en 1876, par les recherches de Key et de Retzius et confirmée, en 1886, par Hess. Tout îécemment Retzius est revenu sur ce point : sur 100 cerveaux d’adultes examinés à cet effet il n’a constaté que deux fois l’absence complète du trou de Magendie. L’aspect de cet orifice varie d’un cerveau à l’autre tant pour sa forme que pour son étendue. Retzius pense que cet orifice de la toile choroïdienne se

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forme dé -'bonne heure. Il a constaté son existence déjà au commencement du quatrième mois de la vie intra-utérine. Dans des recherches plus récentes encore, Cannieu arrive à des conclusions toutes différentes. Pour lui, le trou de Magendie et les trous de Luschka n’existent pas ni chez l’homme, ni chez les autres vertébrés.

Nous avons .déjà dit que le cervelet est relié aux parties voisines du tronc cérébral par trois paires de cordons blancs appelés pédoncules.

Les pédoncules cérébelleux inférieurs ou corps restiformes viennent de la moelle épinière et du bulbe. Macroscopiquement ils semblent représenter la continuation des cordons postérieurs de la moelle épinière. Nous avons vu que ces cordons s’écartent l’un de l’autre au niveau de l’extrémité inférieure du plancher du quatrième ventricule, qu’ils limitent la partie inférieure de ce plancher, puis s’enfoncent dans le cervelet. Pour les rendre apparents il suffit de soulever un peu en haut le bord postérieur du cervelet et d’enlever la toile choroïdienne du quatrième ventricule.

Les pédoncules cérébelleux moyens appelés encore bras du pont (brachi-a pontis) relient les hémisphères du cervelet à la protubérance annulaire. Ils apparaissent nettement sur une vue latérale du tronc cérébral.

Les pédoncules cérébelleux supérieurs (brachia conjunctiva cerebelli) unissent le cervelet au cerveau moyen. Ce sont deux cordons blancs qui sortent de l’incisure antérieure du cervelet, un peu au-dessus des pédoncules cérébelleux moyens. Ils se dirigent alors en haut et en dedans, se rapprochent insensiblement l’un de l’autre et forment les limites latérales de la partie supérieure du plancher du quatrième ventricule. Ils sont unis l’un à l’autre par la valvule de Vieussens. Arrivés au cerveau moyen, ils s’enfoncent sous les éminences postérieures des tubercules quadrijumeaux. Pour les voir, il suffit de relever un peu en arrière l’extrémité antérieure du ver supérieur du cervelet, ou mieux d’enlever le cervelet en sectionnant les trois paires de pédoncules.

Le mésencépliale.

Le cerveau moyen ou mésencépliale est la partie de l’encéphale comprise entre le cerveau intermédiaire ou diencéphale placé en haut

et en avant et l’isthme du rhombencéphale situé en bas et un peu en arrière. Il provient de la transformation de la deuxième vésicule cérébrale primitive. On le désigne encore sous le nom de région des pédoncules cérébraux et des tubercules quadrijumeaux.

Quand on examine un tronc cérébral par sa face antérieure, FIG. 48, on voit, au-dessus de la protubérance annulaire, deux cordons blancs larges et volumineux sortir de cette protubérance, un peu en arrière de son bord supérieur. Ils se dirigent obliquement en haut, en avant et en dehors en s’écartant angulairement l’un de l’autre et, après

Face antérieure du tronc cérébral. Gr. nat.

c. mam. : Corps mamillaires.

inf. : Tige pituitaire.

ch. : Chiasma des nerfs optiques, s. int. : Substance interpédonculaire bcmd. : Bandelette optique.

pc : Pédoncule cérébral.

c. fiat. ext. : Corps genouillé externe. pr. : Protubérance annulaire.

pcm : Pédoncule cérébelleux moyen.

lob. : Lobule du pneumo-gastrique (flocculus).

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