‹ [Anatomie élémentaire en 20 planches... avec un texte explicatif à part... formant un manuel complet d'anatomie physiologique... - Texte]Chapitre 103 sur 232 · VAISSEAUX SANGUINS DE NUTRITION · texte numérisé non relu

VAISSEAUX SANGUINS DE NUTRITION

Artères bronchiques (r, r, figure 6).

Ordinairement au nombre de deux, une de chaque côté, il est assez ordinaire qu’elles procèdent d’un tronc commun, comme les représente la figure; leur origine est latérale, droite et gauche, au-dessous de l’aorte, dans le point de courbure en arrière sur l’oreille gauche. Les artères envoient des rameaux à l’œsophage et à l’oreillette gauche ; elles fournissent souvent l’artère médiastine postérieure et la thymique. Les artères bronchiques accompagnent les divisions des canaux aérifères et se distribuent à leurs parois et aux ganglions lymphatiques ; elles forment, dans la membrane muqueuse, un réseau anastomosé avec les artérioles pulmonaires.

Veines bronchiques (s, s, figure 6).‘

Elles naissent partout de l’intimité du poumon, remontent par leurs divisions en sens inverse des artères et se terminent par deux ou trois troncs d’un petit volume qui viennent se dégorger à droite dans l’azygos ou dans la veine cave supérieure ; à gauche, dans cette dernière veine ou dans l’intercostale supérieure. Ces veines forment des plexus capillaires très volumineux dans le tissu sous-muqueux des canaux aérifères.

APPAREIL CAPILLAIRE DES POUMONS (figure 8).

Les poumons renferment deux sortes de canaux capillaires, aériens et sanguins.

i° Capillaires aériens.

Depuis la belle découverte de Malpiglii, et jusqu’à ce jour, le lobule pulmonaire a été considéré comme une agglomération de cellules ou vésicules. D’après les recherches qui nous sont personnelles (1), le capillaire aérien , dont la longueur est de trois à six fois le diamètre, n’est point une vésicule, mais un canal. Les canaux capillaires aériens sont de deux espèces , ramifiés et labyrinthiques. Les canaux ramifiés forment la terminaison de l’arbre bronchique. A partir du rameau central lobulaire, ils naissent en succession alterne, en formant deux à troil subdivisions. D’abord rectilignes, puis légèrement flexueux, ils se terminent par un petit renflement sinueux, bifide ou trifide, criblé par les orifices des canaux labyrinthiques.

Les canaux labyrinthiques font suite aux derniers tuyaux bronchiques; sinueux, formant par leurs brusques flexuosités de légers enfoncemens, ils s’ouvrent au nombre de cinq ou six dans les petites ampoules terminales des canaux ramifiés bronchiques et s’abouchent de nouveau, sur leurs parois et à leur extrémité, dans d’autres canaux labyrinthiques. Contournés sous toutes les inclinaisons, circonscrivant, entre leurs anses, des trajets flexueux que parcourent les vaisseaux sanguins, et, ouvrant tous les uns'dans les autres, ils donnent l’idée d’un espace très divisé à milliers d’embranchemens tortueux, incessamment continu avec lui-même, et où il n’y a de terminal que l’orifice d’entrée, où se trouve également ramenée la sortie; c’est, en un mot, l’image d’un véritable labyrinthe h trois dimensions, ce qui m’a engagé à donner à ces canaux le nom de labyrinthiques aérifères , pour les distinguer des canaux ramifiés.

2 ° Canaux capillaires sanguins.

Les ramuscules pulmonaires, artériels et veineux, sont renfermés dans l’épaisseur des cloisons inter-canaliculaires. Une artériole d’arrivée (il) représente une tige, dont les rameaux divergens se distribuent en cône ou en arbre. Chacune des ramifications principales enveloppe les canaux

(i) Traité complet de l’anatomie de l’homme, tome IV.

les plus voisins par autant de polyèdres ou d’anneaux vasculaires irréguliers formés par un seul vaisseau. La môme disposition se répète de proche en proche; tous les canaux se trouvent ainsi enveloppés de vaisseaux annulaires qui s’abouchent les uns dans les autres dans les points tangens ou aux nœuds d’intersection. A l’autre extrémité, les anneaux vasculaires recomposent des rameaux dont l’inosculation forme des veinules (12). L’ensemble de cette surface, criblée par les anneaux que circonscrivent des cloisons, présente l’image d’un filet. La même disposition s’observe à tous les plans quelle que soit leur inclinaison relative.

3° Cloisons inter-canaliculaires.

•Elles forment les intervalles qui séparent les canaux et se composent de deux petites membranes, segmens de la paroi circulaire de deux canaux juxta-posés, entre lesquelles se trouvent renfermés les anneaux vasculaires.

VAISSEAUX ET GANGLIONS LYMPHATIQUES (figure 4).

Les vaisseaux lymphatiques du poumon sont de deux sortes, superficiels et profonds. Les vaisseaux superficiels forment sous les surfaces pleurétiques des réseaux à mailles polyédriques; ils communiquent par les scissures avec les lymphatiques profonds et donnent naissance à des rameaux qui franchissent les bords pour se porter sur la face interne et se rendre dans le chapelet vertical de ganglions et de vaisseaux situés sur les côtés du rachis. Les lymphatiques profonds naissent de la surface interne des canaux bronchiques et se rendent dans les petits ganglions situés dans les angles d’embranchemens des canaux aérifères (13); les vaisseaux qui émergent de ces derniers vont se jeter dans les ganglions bronchiques (14).

Parmi les ganglions lymphatiques , les uns sont intérieurs, situés dans les embranchemens des vaisseaux, les autres extérieurs constituent les ganglions bronchiques vers lesquels convergent tous les rameaux afférens et d’où partent les rameaux efférens qui se jettent dans les chapelets intercostaux, aortiques et trachéaux, et, par ces derniers, dans le canal thoracique.

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