Veine céphalique. (Planche
22. ARTÈRE CAROTIDE PRIMITIVE ( droite ). Tronc principal du cou et de la tête, son origine est différente d’un côté à l’autre, La droite naît de la bifurcation du tronc brachio-céphalique en artères carotide et sous-clavière; la gauche procède de la crosse de l’aorte, entre le tronc brachio-céphalique et la sous-clavière gauche. (Voyez planche 1 o.) Toutes deux montent en dehors, parallèlement à la trachée ; la droite, plus antérieure à sa naissance ; la gauche, plus longue, et inférieurement plus profonde.
Portion cervicale. A partir du premier anneau de la trachée, les deux carotides sont rectilignes, et montent en divergeant un peu sur les côtés du larynx, jusqu’à la hauteur du bord supérieur du cartilage thyroïde, où elles se bifurquent en deux troncs, les carotides externe et interne. Dans toute l’étendue de leur trajet, les carotides primitives, d’un calibre toujours égal, ne fournissent aucune branche.
Connexions. Logées profondément dans le sillon qui sépare le larynx et la trachée, en dedans, des scalènes en dehors, chacune des carotides primitives a des rapports aussi importans que nombreux. i ° En avant : recouverte suivant une direction très oblique par le sterno-mastoïdien, qui la protège et sert de guide pour l’atteindre dans les opérations; croisée presque en travers par le tendon du scapulo-hyoïdien et les veines communicantes des jugulaires externe et antérieure, elle n’est recouverte en haut que par le peaucier et l’aponévrose cervicale. 2° En arrière : appliquée sur les muscles prévertébraux et le cordon du grand sympathique, en bas sur l’anse de réflexion de l’artère thyroïdienne inférieure. 3° En dedans: longe la trachée, la glande thyroïde, le larynx par l’intermédiaire du constricteur inférieur et, surtout à gauche, l’oesophage. 4° En dehors : parallèle à la veine jugulaire interne et au bord antérieur des scalènes.
23. Artère carotide externe. ( Voyez planche i3.) Fournit la thyroïdienne supérieure (3 o), la linguale (32 et planche 15 ), la faciale (44 et planche 11), la pharyngienne supérieure (planche i5), l’occipitale ( 35 ), Y auriculaire postérieure ( 38 et figure 1 ), la maxillaire interne (planche i3), et la temporale (figure 1 et planche 11 ).
Veines correspondant aux artères carotides.
L’artère carotide primitive est représentée par trois courans de retour, les veines jugulaires interne, externe et antérieure, qui se suppléent en modifiant leur volume dans les cas d’obstacle à la circulation de l’une d’elles.
24. VEINE JUGULAIRE INTERNE. Tronc veineux principal de! l’extrémité céphalique, qui reçoit le sang de l’intérieur du crâne et des parties profondes de la tête et du cou, la veine jugulaire interne , faisant suite au trou déchiré postérieur, confluent des sinus
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cérébraux, est d’abord satellite de la portion extra-crânienne de l’artère carotide interne( 33 ). A la hauteur de l’os hyoïde, elle reçoit le tronc linguo - facial, représentant les branches antérieures faciales de la carotide externe, puis l’occipitale profonde( 36 ). Au-dessous , devenue rectiligne et satellite de l’artère carotide primitive , elle descend, parallèle à cette artère, jusqu’à la partie inférieure du cou, point où elle s’abouche avec la veine sous-clavière pour former , de chaque côté, le tronc veineux brachio-céphalique. Cette veine étant directement verticale, un triangle celluleux la sépare de l’artère, la droite surtout, qui s’en écarte en bas. Le calibre de la veine est très considérable , et le double environ de l’artère. Elle offre un aspect noueux dû à des dilatations ou ampoules, dont deux principales, une supérieure, à la jonction des veines faciales, et une inférieure, souvent énorme, au-dessus de la sous-clavière, avec laquelle elle s’abouche par un collet rétréci.
Connexions. Par rapport aux artères carotide interne et primitive, la veine jugulaire, postérieure en haut, devient au milieu externe et parallèle; en bas, elle est située plus en devant. Derrière la mâchoire elle est recouverte parla glande parotide,les muscles styliens et le digastrique. Dans la portion cervicale, les rapports sont les mêmes, seulement elle est plus couverte par le sterno-mastoïdien en haut, et s’en dégage en bas et en dehors, près de sa terminaison. Son ampoule inférieure, croisée au-devant par la veine jugulaire antérieure , recouvre en arrière le scalène antérieur, une portion de l’artère sous-clavière, et la naissance des vaisseaux scapulaires, supérieurs et postérieurs, et cervicaux profonds.
25. VEINE JUGULAIRE EXTERNE. (Figures i, 2.) Veine latérale sous-cutanée, de la tête et du cou. Née derrière la branche de la mâchoire, de l’union des veines temporale (fig. i et pl. 1i jet maxillaire interne (planche 1 3 ), elle descend directement sous le peaucier dans la direction de la partie moyenne de la clavicule; au-dessus de cet os, elle s’infléchit enhas etendedans et se jette'dans laveine sous-clavière, à six lignes en dedans de la jugulaire antérieure, et un pouce en dehors de la jugulaire interne. Presque rectiligne, dans son trajet, son volume assez considérable n’est cependant pas la moitié de celui de la jugulaire interne. Légèrement bosselée, elle offre une ampoule alongée auprès de son embouchure ; en ce
point existe une valvule, et une autre à sa partie moyenne. Elle reçoit en haut la veine occipitale superficielle (37), en bas, les veines scapulaires supérieure (6) et postérieure (8 ), et une forte branche sus-claviculaire de communication avec la céphalique du bras (26). En dedans elle envoie deux autres branches d’anastomose avec la jugulaire antérieure.
Connexions. Accolée au peaucier, elle croise en dedans très obliquement la direction du sterno-cléido-mastoïdien. En bas elle est en rapport avec le scalène postérieur et croise le scapulo-hyoïdien. Les connexions de cette veine ont d’autant plus d’intérêt qu’elle est au nombre de celles que l’on saigne. Appliquée sur la face postérieure du peaucier, le précepte est de diviser en travers , avec la lancette, les fibres de ce muscle pour que l’ouverture reste béante. Toutefois, dans cette saignée,il faut être bien attentif à comprimer au-dessous, entre la piqûre et le cœur, la veine jugulaire externe, trop près des gros vaisseaux, donnant toujours lieu de craindre l’affreux danger de mort subite par aspiration de l’air.
27. VEINE JUGULAIRE ANTÉRIEURE. ( Figures 1 et 2. ) Veine médiane antérieure, soüs-cutanée du cou, parfois très faible, et même unique, le plus souvent double, d’un volume égal à celui de la jugulaire externe, elle naît à la région sous-mentonnière de la peau et des muscles superficiels, ordinairement anastomosée avec les veines sous-mentales. De là elle descend parallèlement au plan moyen, dans l’épaisseur de l’aponévrose cervicale antérieure, au-devant de l’hyoïde et du muscle cléido-hyoïdien, à un pouce de sa congénère, jusqu’au niveau du bord inférieur de la glande thyroïde, où elle s’infléchit en dehors, descend obliquement, en croisant la direction du muscle sterno-thyroïdien, de l’artère carotide primitive et de la veine jugulaire interne; s’enfonce derrière la clavicule et se jette dans la veine sous-clavière ordinairement en dehors de la jugulaire externe, mais parfois dans cette veine auprès de sa terminaison, ou plus en dedans, entre elle et la jugulaire interne. Dans son trajet la jugulaire antérieure reçoit de nombreux rameaux de la peau et des muscles sus et sous-hyoïdiens; elle offre en outre de fortes anastomoses, intéressantes au point de vue de suppléer à la circulation de ses auxiliaires : ainsi elle communique, en dehors, avec la jugulaire interne, par la linguale et la thyroïdienne
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supérieure, et avec la jugulaire externe, par de fortes branches : endedans elle s’anastomose avec sa congénère par plusieurs arcades transversales, au-dessus de l’hyoïde, sur cet os, sur la glande thyroïde dont elle reçoit les rameaux, et au-dessous de cette glande, dans le lieu de son inflexion latérale. La jugulaire paraît avoir pour objet de faciliter le dégorgement veineux, en transportant le sang du côté opposé lorsqu’il y a gêne à la circulation de son côté.
Vaisseaux secondaires du cou et de la tête vus sur les
FIGURES I et 2.
VAISSEAUX THYROÏDIENS INFÉRIEURS. ( 28 ) Artère. ( 29 ) Veines. (Planche io.)
VAISSEAUX THYROÏDIENS SUPÉRIEURS. 30. Artère thyroïdienne supérieure. Première branche de l’artère carotide externe dont elle se dégage en dedans à son origine ; parfois née d’un tronc commun avec la linguale, elle s’incurve brusquement en bas, et descend presque verticale, mais inclinée en dedans, vers le plan moyen, où elle converge avec sa congénère jusqu a la partie inférieure de la glande thyroïde. Connexions. Recouverte d’abord par le peaucier, appliquée sur le constricteur inférieur du pharynx, elle s’enfonce sous lesscapulo et thyro-hyoïdiens, et se ramifie sur la face antérieure delà glande thyroïde, dans la profondeur de laquelle elle s’anastomose avec sa congénère et les thyroïdiennes inférieures.
Branches de la thyroïdienne supérieure. i° Laryngée supérieure. (Planche i5.) — 2 ° Laryngée inférieure. (PI. i5.) — 3° Rameau crico-thyroïdien. (Planche i5.) — 4° Rameau sterno-mastoïdien. (Planche i3.)
31. Veines thyroïdiennes supérieures. Ordinairement au nombre de deux, parfois il n’y en a qu’une. Satellites de l’artère, elles s’en détachent en haut, passent au-devant de la carotide externe et se jettent dans le tronc veineux linguo-facial près de son abouchement dans la jugulaire interne.
32. VAISSEAUX LINGUAUX, entrevus au travers d’une échancrure du muscle mylo-hyoïdien. (Planche i5.)
33. TRONC VEINEUX LINGUO-FACIAL. Continuation de la veine faciale, sous l’angle de la mâchoire inférieure (planche il),
11 reçoit la veine sous-mentale, la linguale (32), les thyroïdiennes supérieures (3i), souvent une forte branche de communication de la maxillaire interne, et donne une forte anastomose avec la jugulaire externe. ( 24 ) Sa jonction avec la jugulaire interne sousmaxillaire, détermine le volume considérable du tronc cervical de cette veine.
VAISSEAUX OCCIPITAUX. (Figures 1 , 2 .) 35. Artère occipitale. Née en arrière de la carotide externe, entre la linguale et la faciale et d’un volume moindre que ces dernières, elle remonte , flexueuse, en arrière, recouverte par les muscles styliens et le digastrique, en dehors de l’artère carotide interne, en dedans des deux veines jugulaires; s’enfonce sous l’attache mastoïdienne du sterno-cléido-mastoïdien. Devenue horizontale, elle passe sous ce muscle, et dans l’épaisseur de l’attache du splénius, apparaît superficielle et se divise en.deux branches ascendantes, très flexueuses, qui se ramifient sur la région occipitale et s’anastomosent entre elles avec l’auriculaire postérieure et les branches pariétales de la temporale. (Planche 11 . )
Branches de l’occipitale. i° Rameau stemo-mastoidien. (PL i3.) — 2 ° Rameau mastoïdien postérieur, qui pénétre dans le crâne pour se jeter dans la dure-mère. — 3° Rameau cervical supérieur , destiné aux complexus. — 4° Rameau méningé pariétal, qui entre dans le crâne par le trou pariétal, et se distribue à la dure-mère.
36. Veine occipitale profonde. Satellite de l’artère dont elle accompagne les ramifications ; remarquable par le nombre d’anastomoses de ses branches très flexueuses ; communique avec le sinus latéral par le trou mastoïdien ; se jette ordinairement dans la veine jugulaire interne, mais parfois dans l’externe.
37. Veine occipitale superficielle. Sous-cutanée, procède de l’extrémité supérieure des muscles de la nuque et de la région occipitale où elle contribué , par ses anastomoses avec la veine profonde, à la formation de leur réseau commun; suit en travers les attaches des muscles, reçoit fréquemment la veine auriculaire postérieure, et se jette dans la jugulaire externe.
VAISSEAUX AURICULAIRES POSTÉRIEURS. 38. Artère auriculaire postérieure. Née de la carotide externe au-dessus de l’occipitale et parfois d’un tronc qui leur est commun, monte dans l’é—
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paisseur de la glande parotide, à laquelle elle fournit des rameaux; dégage l’artère stylo-mastoïdienne. (PL 1 5), s’infléchit sous l’apophyse mastoïde, donne un rameau aux attaches musculaire, et se termine parla branche ascendante auriculaire, qui contourne l’oreille en arrière, et lui fournit plusieurs rameaux qui s’y ramifient et traversent les cartilages pour se terminer sur la face externe. (Planche 1 5), s’anastomose avec l’occipitale, la temporale et l’auriculaire antérieure.
39. Veine auriculaire postérieure. Satellite de l’artère, reçoit la veine stylo-mastoïdienne et se jette dans le tronc temporo-maxillaire ( planche i3) Ou dans l’une des veines occipitales.
(Figure i.) 40. Artère temporale. (Planche n.)