OREILLE EXTERNE
En forme d’entonnoir, propre à recueillir les sons; composé de deux parties : le pavillon et le conduit auditif externe.
Pavillon de l’oreille. Situé au milieu de la face latérale de la tête, à une hauteur corrëspondante à celle du nez, derrière l’articulation temporo-maxillaire, au devant de l’apophyse mastoïde et au-dessus de tous les deux. C’est une lame élastique détachée de la surfaée cutanée mastoïdienne en arrière, et fixée en avant avec une inclinaison de 25 à 30 degrés ; peu épaisse dans son ensemble , mais sinueuse et contournée en divers sens, de manière à former des replis; des reliefs et des enfoncemens disposés en cornet autour d’une cavité principale.
Face externe et antérieure. Au milieu et en avant de celte cavité est la conqkie (&), orifice évasé dd conduit auditif externe. Elle est limitée en avant par une petite saillie triangulaire, le tragus, rudimentaire dans ’homme, en regard de laquelle est une autre saillie, encore moins prononcée, Yanlitragus, séparée de la première par une échancrure. En arrière et en haut règne un repli en S, Vanthélix (B), qui se bifurque en interceptant un petit enfoncement, la fosse naviculaire. Au contour, le pavillon est circonscrit en avant, en haut et en arrière, par un grand replis , Y hélix (D ), rabattu en dehors, formant en dessous le sillon de t hélix, et terminé en avant par une saillie, Y apophyse de l'hélix, qui divise obliquement la cavité de la conque. Inférieurement à l’hélix, au tragus et à l’antitragus, est un appendice mou, épais et arrondi, le lobule (F), dont la texture diffère du reste du pavillon. — Face interne et postérieure. Bosselée ; ses inégalités ne font que traduire celles de l’autre face.
Structure du pavillon. Il est formé essentiellement par un cartilage revêtu de peau. Pour bien comprendre ce cartilage, il faut le considérer comme une Simple corne, contournée en divers sens, dont les replis, séparés par des incisures, dans les condures principales, le partagent en plusieurs pièces, fixées par des ligamens et mues par de petits muscles. — Incisures.
ORGANES DES SENS. 2S
La plus considérable entre l’antiiragus, d’une part, et de l’autre, l’extrémité de l’hélix et de i’anthélix, forme une Véritable articulation. Plusieurs autres existent dans les coudures principales de l’hélix et de l’anthélix, et ùhe aütragus. — Ligamens. Trois extrinsèques ■■ un postérieur, étendu de la conque à l’apophyse mastolde ; et deux antérieurs, fixés sur l’apophyse zygomatique ; l’un provenant de l’hélix, et l’autre du tragus. Quatre intrinsèques : 1° de l’apophyse de l’hélix à la conque ; 2° du tragus à l’hélix ; 3° de la conque à l’apophyse mastoïde; il est très fort et sa section permet de déplisser le cartilage,- 4° de l’anthélix à l’hélix et au tragus. — Muscles. Outre les trois grands muscles extrinsèques (fig. 16), Y antérieur (I), le supérieur et le postérieur (K), fixés d’une part sur les aponévroses temporale et mastoïdienne, et de l’autre, à la conque qu’ils font mouvoir, on trouve encore quatre muscles intrinsèques, seulement rudimentaires dans l’homme : les muscles de Y hélix, grandi, L) et petit (M), du tragus (N) et de Yantitragus (O). — Vaisseaux et nerfs (fig. 15, 17). Les artères sont de deux sortes : les auriculaires antérieures, nées du tronc temporû-maxillaire (c) où de la temporale (f), dont les uns se distribuent Sur la face extérieure, et les autres sur la face postérieure j les auriculaires postérieures (h), nées de l’artère du même nom. Plusieurs d’entre elles traversent le pavillon pour s’anastomoser sur les deux faces. Les veines, de même dénomination, se rendent dans les troncs correspondans (d). Les nerfs proviennent des rameaux de Y auriculaire (1, 2), et pénètrent dans le pavillon, en se ramifiant sur sa face postérieure.
Conduit auriculaire. Canal ostéo-carlilagineux, long de trois centimètres, qui fait suite à là conque et se trouve fermé au fond par la membrane du tympan. De forme conique,flexueux, dirigé de dehors en dedans, de bas en haut et d’arrière en avant, il s’enfonce dans le canal osseux du rocher de l’os temporal, au-dessus de l’articulation temporo-maxillaire, en avant de l’apophyse mastoïde. Son orifice externe, oblong verticalement, placé en bas et en avant du fond de la conque, est en partie masqué par le tragus et la queue de l’hélix, et environné en arrière par un rebord cartilagineux. Son orifice interne est formé par la membrane du tympan, qui forme un plan oblique en bas, en dedans et en avant;
Structure. Le canal osseux est formé par l’os temporal. — Le canal fihrocartilagirieux, en forme de cornet, fait suite au tragus j près duquel il offre deux ou trois divisions, dites les incisures de Santorini. La moitié externe en est cartilagineuse, mais avec interruption de substance en haut, où le cylindre est complété par un tissu fibreux. La moitié interne est fibreuse. La surface interne du conduit est recouverte par un prolongement de la peau très amincie, hérissée de poils chez le vieillard, et
renfermant les follicules qui sécrètent le cérumen , demi liquide, Onctueux, de couleur jaune, destinée à lubrifier le conduit auditif, et â invisquer les insectes et les corpuscules qui voltigent dans l’air.