‹ [Anatomie élémentaire en 20 planches... avec un texte explicatif à part... formant un manuel complet d'anatomie physiologique... - Texte]Chapitre 2 sur 232 · VERTÈBRES MOBILES · texte numérisé non relu

VERTÈBRES MOBILES

Toute vertèbre, excepté celles du coccyx, présente en avant un corps, base commune de sustentation (a, a, a), épais, ovoïde ou rectangulaire, à double plan articulaire, rétréci au milieu; en arrière un anneau osseux (Planche 2 ), qui loge le prolongement nerveux de l’encéphale, et supporte de petits leviers ou apophyses, qui servent aux mouvemens. A cet effet, l’anneau est formé de deux arcs ou masses latérales, entre lesquels est circonscrit le trou vertébral, qui fait partie du canal du même nom. Les arcs sont unis au corps par un prolongement osseux, le pédicule, échancré supérieurement et inférieurement, de manière à former, par la superposition de deux vertèbres , un intervalle, le trou de conjugaison, communiquant avec le canal rachidien , et qui donne passage aux nerfs qui en sortent. Pour les glissemens des vertèbres, les unes sur les autres, les arcs présentent quatre apophyses articulaires, deux de chaque côté, supérieure et inférieure; et pour les mouvemens d’ensemble du rachis, trois apophyses d’insertion musculaire, dont latéralement deux apophyses transverses (b, b, b), et postérieurement une apophyse épineuse (Pl. 2 ), sommet commun qui se lie, de chaque côté, avec la base des apophyses transverses et articulaires , par un prolongement aplati et quadrilatère, la lame vertébrale.

Les vertèbres présentent, à-la-fois, des caractères qui leur sont communs dans toute la succession du rachis, et des caractères différentiels, dont les uns distinguent nettement les vertèbres qui font partie d’une région déterminée, et dont les autres, avec une observation attentive, permettent d’assigner la place que chaque vertèbre occupe dans la région quelle concourt à former.

Les deux premières vertèbres cervicales ont une forme toute spéciale. La première, ou l’atlas (fig. 2 , 3 ; d, d) à cinq facettes articulaires, forme une sorte de coussinet, mobile en travers sur le rachis, qui supporte la tête, par les condyles de l’occipital, et roule sur un pivot, l’apophyse odontoïde, de la seconde vertèbre ou axis.

L’axis (e) est surtout remarquable par le prolongement de la même apophyse (f ), qui est reçue en avant du trou rachidien de l’atlas ; cette seconde vertèbre , par une large base, est unie au reste de la colonne vertébrale.

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