‹ [Anatomie élémentaire en 20 planches... avec un texte explicatif à part... formant un manuel complet d'anatomie physiologique... - Texte]Chapitre 218 sur 232 · ORGANES URINAIRES · texte numérisé non relu

ORGANES URINAIRES

Substance corticale (a). Granuleuse, très vasculaire, molle et d’une couleur brun rougeâtre, elle forme une couche extérieure à la substance tubuleuse qui s’y trouve comme encastrée.

Substance tubuleuse (b). On nomme ainsi une série de douze à quinze et jusqu’à vingt petits organes conoïdes, environnés par leur base dans la substance corticale et disposés circulairement autour du bassinet, dans lequel se rend leur sommet ou mamelon en saillie dans un calice. A l’intérieur ces organes nommés aussi ■pyramides de Malpighi ou tubes de Bellini, présentent un aspect linéaire, rayonné, dù à la convergence vers le mamelon (c) des tubes urinifères, que l’on considère comme les conduits excréteurs des granulations de la substance corticale.

Bassinet. C’est une poche membraneuse oblongue, comme le rein et située à demi-épaisseur vers son bord interne. Elle est formée par deux membranes, une externe celluleuse et une interne lisse, dense et d’un blanc crémeux, qui tapisse les conduits excréteux de l’urine. A sa circonférence le bassinet se prolonge par des petites cavités, dites les calices (d) en nombre égal à celui des cônes urinifères qui s’y ouvrent par leur mamelon (c), sommet commun des tubes de Bellini. A l’extérieur le bassinet se prolonge obliquement en bas et en dedans par un infundibulum que continue l’uretère.

Vaisseaux et nerfs. L ’artère et la veine rénale (g, h), d’un volume énorme par rapport à celui de l’organe, sont dirigées à angle droit ; la première née de l’aorte et la seconde se jetant dans la veine cave inférieure, disposition qui, avec la situation du rein hors du péritoine, achève de séparer, sous le point de vue anatomique et physiologique, les organes urinaires des organes digestifs. Parvenus dans la scissure du rein au devant du bassinet, ces vaisseaux se distribuent en un grand nombre de rameaux qui se subdivisent dans la profondeur du rein. Les lymphatiques du rein sont peu connus dans leur distribution et accompagnent les vaisseaux sanguins. lien est de même des nerfs formant le plexus rénal qui luimême procède du plexus solaire.

URETÈRE. (Fig. 12, B.)

Conduit excréteur du rein, dirigé obliquement du bassinet au bas-fond de la vessie, l’uretère est le seul exemple d’un long canal qui parcourt isolément un long trajet entre des organes différens pour établir la communication entre une glande et son réservoir. Aplati, mince, du volume d’une plume, mais très extensible, au point de pouvoir acquérir par l’accumulation de l’urine le volume de l’intestin, il rampe sur le bord anté-

rieur du psoas recouvert par le péritoine, contourne les vaisseaux iliaques primitifs sur le rebord du grand bassin, descend dans la cavité pelvienne en suivant la courbe du sacrum, passe au devant du rectum en convergeant avec son congénère vers leplan moyen, gagne la partie latérale du bas-fond de la vessie, s’insinue entre la membrane musculaire et la membrane muqueuse (p) de cet organe, y rampe dans une longueur'de deux centimètres et vient s’ouvrir par un petit orifice dans la cavité delà vessie à l’un des angles postérieurs de l’espace nommé trigone vésical.

La structure de l’uretère est la même que celle du bassinet et des calices. Deux membranes dont l’une externe, celluleuse, épaisse, et une interne très mince qui se continue avec la muqueuse vésicale. Les petits vaisseaux de l’uretère ne méritent pas une description particulière.

VESSIE. (Fig. 12, C.)

Poche musculo-membraneuse, réservoir de l’urine, et qui est intermédiaire entre les deux longs canaux excréteurs, l’uretère et l’urèthre.

Configuration, connexions. Située dans l’excavation du bassin sur le plan moyen, derrière le pubis, dirigée verticalement avec une légère obliquité en avant, fixée dans sa position par le péritoine qui l’enveloppe incomplètement et par des adhérences fibreuses au pubis, la vessie rétractile et très dilatable, et d’une capacité moyenne d’un tiers de litre à l’état de réplétion, offre alors la forme d’un ovoïde, dont la grosse extrémité est en bas et la petite en hau t. Dans cet état on y considère : une région antérieure, une postérieure et deux latérales, une base ou bas-fond et un sommet. La région antérieure, en rapport avec l’arc des pubis, y est fixée par des trousseaux fibreux dits les ligamens antérieurs de la vessie. A l’état de plénitude la région antérieure surmonte le pubis et se trouve en rapport avec la paroi abdominale, disposition qui en facilite l’auscultation. La région postérieure et, en partie, les régions latérales sont recouvertes par le péritoine qui s’y réfléchit, pour la première, sur le rectum dans l’homme, et (orme, pour les autres, des culs-de-sac latéraux dans lesquels s’insinuent des circonvolutions de l’intestin grêle. Le bas-fonçt, répond pour le milieu au rectum dans l’homme et de chaque côté à la cloison périnéale. Le sommet, dirigé en haut et en avant, est marqué dans l’adulte par un prolongement ou cordon fibreux, Vouraque, qui se rend à l’anneau ombilical et n’est que le vestige du canal urinaire ombilical du fœtus.

Surface intérieure. La vessie en dedans est tapissée par une membrane muqueuse, blanchâtre et dense, entre-coupée à l’état de vacuité par des plis ou rides que fait disparaître la distension. Chez quelques sujets néan-

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