‹ [Anatomie élémentaire en 20 planches... avec un texte explicatif à part... formant un manuel complet d'anatomie physiologique... - Texte]Chapitre 26 sur 232 · MUSCLES DE LA COUCHE SUPERFICIELLE · texte numérisé non relu

MUSCLES DE LA COUCHE SUPERFICIELLE

MUSCLES DU TRONC

1. GRAND PECTORAL. Très large, aplati, de forme irrégulièrement pentaèdre, composé de deux portions sternale et claviculaire. — Insertions. i° En dedans, par un grand faisceau propre, à la clavicule (a), et par six à neuf faisceaux radiés, dans toute la hauteur du sternum (h, b), sur les cinq premiers cartilages des côtes, l’extrémité osseuse de la sixième (c) et l’aponévrose du grand oblique abdominal (d). 2° En dehors, sur toute la lèvre antérieure de la coulisse bicipitale de l’humérus, par un fort tendon à double feuillet sur lequel les faisceaux viennent s’implanter en s’entre-croisant, les inférieurs en haut du tendon, les supérieurs en bas. (Yoy. planche 4-)— Usages. i° Sur le bras, dans sa totalité : adducteur et rotateur en dedans; élévateur par son faisceau claviculaire, ahaisseur par les faisceaux du sternum et des côtes. 2° Sur le thorax : élévateur du sternum et des côtes, et par conséquent inspirateur.

On a laissé le mamelon sur le muscle.

2. GRAND OBLIQUE. Large, très vaste, membraneux, trapézoïdal , mi-partie charnu et aponévrotique, formant la première couche de l’enceinte de l’abdomen. Portion charnue : composée de huit languettes parallèles; elle s’insère i° sur la moitié anté-

rieure de la lèvre externe de la crête de l’os coxal (e, et pl. 4); 2° sur l’aponévrose, dans ses trois quarts supérieurs, en remontant jusqu’au cartilage de la cinquième côte (f, f). Par leur extrémité supérieure, les languettes se fixent isolément sur la face externe des huit dernières côtes, en formant des digitations avec celles du grand dentelé et du grand dorsal (g, g et pi. 4)- — Portion APONÉVROTIQTJE {feuillet superficiel de l'aponévrose abdominale antérieure) : large, rectangulaire de haut en bas, procède, en haut, du grand pectoral, en dehors, du grand obliqué, et au-dessous, de l’épine iliaque antérieure et supérieure, où elle forme, dans l’aine, un repli, le ligament de Poupart (h, h), contourné en gouttière, pour se continuer, sur la face opposée, avec le fascia transversalis. Ce ligament s’attache au pubis, en arrière , par une expansion triangulaire, le ligament de Gimbernat (pl. 4)> et en avant, par deux tendons ou piliers, externe (i) et interne (k), entre lesquels est Yanneau inguinal (1), orifice extérieur du canal du même nom. En dedans, l’aponévrose s’unit à celle du côté opposé, où elle concourt à former la ligne blanche (m, m, m), suture médiane des quatre feuillets de l’aponévrose abdominale antérieure. Cette suture est percée par Vanneau ombilical ( n ). — Usages, i" Le point fixe étant à la crête iliaque : tire sur les côtes qu’il abaisse, et par conséquent fléchit latéralement le thorax sur l’abdomen, agrandit le thorax de haut en bas, et concourt à Y inspiration. 2° Le point fixe aux côtes : fléchit le bassin sur la poitrine. Enfin, dans tous les cas, quel que soit le point fixe, contient et soulève en arrière les viscères abdominaux.

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