‹ [Anatomie élémentaire en 20 planches... avec un texte explicatif à part... formant un manuel complet d'anatomie physiologique... - Texte]Chapitre 28 sur 232 · PEAUCIERS DE LA FACE · texte numérisé non relu

PEAUCIERS DE LA FACE

Disposition générale. Adhérens à la peau ; agglomérés en deux groupes, crânien et facial, autour de muscles orbiculaires, qui sont situés au-devant des cavités des yeux et de la bouche. — Usages généraux. Les orbiculaires sont des constricteurs ; ils ferment les cavités, grippent les traits vers le centre, expriment les pas-

sions tristes, le malaise et la douleur. Les autres muscles s’insèrent d’un os à l’un des orbiculaires, et sont des rétracteurs de ces derniers. Ils dilatent les orifices, épanouissent les traits, expriment, en général, le bien-être et les passions gaies.

11. ORBICULAIRE DES PAUPIÈRES. Sphincter de l’ouverture de l’œil, arrondi, membraneux, composé de deux portions: l’une centrale, mince et pâle, appartenant aux paupières, et divisée par leur fente transversale, le muscle ciliaire; l’autre épaisse et colorée, formée de deux demi-ellipses, inscrit la circonférence du muscle autour de l’orifice orbitaire. — Insertions. A l’angle interne de l’œil, sur un tendon propre, puis sur l’aponévrose du sac lacrymal et les apophyses orbitaire interne de l’os frontal et montante de l’os maxillaire.— Usages. Ferme les paupières et protège l’œil. En sens inverse des autres muscles, relâché pendant la veille et contracté pendant le sommeil. Exprime la ruse, la méfiance.

12. FRONTAL. Portion antérieure de l’occipito-frontal ; mince, quadrilatère, vertical. —Insertions. En haut, naît de l’aponévrose épicrânienne qui l’unit au muscle occipital; en bas, se confond avec l’orbiculaire des paupières, et se continue par le pyramidal du nez. — Usages. Élève le sourcil, tire le cuir chevelu en bas, ride le front ; exprime la méditation, l’étonnement, l’attention.

13. PYRAMIDAL DU NEZ. Appendice ou attache nasale du muscle frontal ; triangulaire, appliqué sur l’os nasal. — Insertions. En haut, fait suite au frontal; en bas, s’épanouit sur la racine du nez. — Usages. Sert de point d’appui au muscle frontal, fronce les deux sourcils l’un vers l’autre.

U. ORBICULAIRE DES LÈVRES. Sphincter de l’ouverture buccale, épais, ovalaire transversalement, composé de deux demiellipses correspondant aux lèvres, et séparées par la fente horizontale de la bouche. — Insertions et rapports. Suspendu au milieu des muscles de la face qu’il centralise et réunit comme n’étant que ses appendices, il en reçoit les fibres dans son épaisseur, par leur extrémité libre, et ne se fixe point aux os. — Usages. Ferme la bouche, et par conséquent est l’antagoniste de chacun des muscles de la face qui le rejoignent. Par le mouvement qu’il imprime aux lèvres, sert à Y articulation de la parole, au sifflement,

MYOLOGIE.— APONÉVROLOGIE. 5

au soufflement et à la succion; concourt à exprimer les passions les plus variées.

Entre l’Orbiculaire des Lèvres et le Nez :

NASO-LABIAL ( Albinus ). Petit faisceau né, en avant, du fibrocartilage de la sous-cloison du nez ; se confond avec l’orbiculaire dont il est Y élévateur médian.

15. ÉLÉVATEUR COMMUN DE L’AILE DU NEZ ET DE LA LÈVRE SUPÉRIEURE. Mince, en forme de triangle alongé. — Insertions. En haut, à l’apophyse orbitaire interne; en bas, envoie un petit faisceau au cartilage de l’aile du nez, se confond avec le triangulaire et l’élévateur propre, et se perd dans la peau et l’orbiculaire des lèvres. — Usages. Élève directement l’aile du nez et la lèvre supérieure, concourt à l’inspiration, exprime le dédain.

Dans le creux en dehors de l’Élévateur commun et convergeant avec lui :

ÉLÉVATEUR PROPRE DE LA LÈVRE SUPÉRIEURE. Mince , rectangulaire, oblique. — Insertions. En haut, au bord inférieur de la base de l’orbite; en bas, se perd dans la peau et dans l’orbiculaire des-lèvres. — Usage. Elévateur de la lèvre supérieure, oblique à 3o” du plan vertical.

16. GRAND ZYGOMATIQUE. Rubané, oblique; inséré, en haut, sur l’os malaire ; se perd, en bas, dans la peau et dans l’orbiculaire. — Usages. Elévateur de la lèvre supérieure, oblique à 45’. Exprime le rire, la moquerie.

Au-dessus du grand Zygomatique :

PETIT ZYGOMATIQUE. Né, en haut, de l’os malaire, et des fibres externes de l’orbiculaire des paupières; plus petit que le précédent auquel il est parallèle ; du reste, même forme et mêmes usages.

Derrière le petit Zygomatique se montre le. canin (voy. pl. 4)-

17. CARRÉ DE LA LÈVRE INFÉRIEURE. Membraneux, rhomboïdal, oblique.— Insertions. Né inférieurement de la moitié interne de la ligne oblique externe de l’os maxillaire inférieur et du peaucier du cou; se perd, en haut, dans la peau, le demi-orbicu-

laire inférieur et la houppe du menton. — Usages. Abaisseur oblique de la lèvre inférieure; exprime le chagrin, le dégoût.

En bas, clans le triangle, entre les deux muscles carrés, sont les houppes du menton. (Voyez pl. 4')

18 . TRIANGULAIRE DES LÈVRES. Vertical, naît par une large base du bord de l’os maxillaire inférieur, converge, en haut, vers l’angle des lèvres où il se confond, en partie, avec l’orbiculaire, le grand zygomatique, et se continue avec le canin.— Usage. Abaisseur direct de l’angle des lèvres.

Entre le grand Zygomatique, le Triangulaire des lèvres, et le Masseter, est vu le buccinateur (voy. pl. q) :

19 . TRIANGULAIRE DU NEZ. Membraneux, épanoui en travers, sur la partie moyenne et latérale du nez; converge, en dehors, en un sommet à trois couches; la superficielle se perd dans la peau, la moyenne dans les muscles, la plus profonde, aponévrotique, se fixe sur l’os maxillaire supérieur. (Voy. pl. 5.)— Usages. Suivant son point d’appui, constricteur de la narine, ou élévateur oblique en dedans de la lèvre supérieure.

Sur le contour externe de l’Aile du Nez se voit le petit muscle suivanl.

DILATATEUR DE L’AILE DU NEZ. Procède de la partie postérieure de la face externe du cartilage de l’aile du nez; se divise en trois petits faisceaux divergens, ascendant, horizontal et descendant, qui se perdent dans les muscles élévateurs. — Usages. Élargit fortement en travers l’aile du nez, et par conséquent est un organe essentiel de l 'inspiration par le nez ; exprime le désir.

20 . AURICULAIRE ANTÉRIEUR. Triangulaire, très mince, naît de la partie antérieure de l’hélix, et s’épanouit sur l’aponévrose du temporal. — Usage. Élève l’auricule en avant.

21 . AURICULAIRE SUPÉRIEUR. Continuation du précédent, dont il n’est séparé que par une ligne fibro-celluleuse. Inséré en haut du cartilage de la conque auditive, il s’épanouit sur l’aponévrose épicranienne. — Usage. Dilate la conque en haut.

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