APONÉVROSES DES MEMBRES
Elles forment l’enveloppe sous-cutanée des membres, contiennent les muscles dans leur ensemble et, par leur face interne, donnent implantation aux cloisons fibreuses qui, profondément, s’implantent sur les os, en circonscrivant les loges spéciales de chaque muscle.
MEMBRE THORACIQUE
5. Feuillet fibro-celluleux du deltoïde. Formé de fibres très apparentes, perpendiculaires à celles du muscle, il naît, en haut, de la ceinture-scapulaire, et se continue, en dedans, avec le feuillet du grand pectoral, et en bas avec Paponévrose brachiale dont il est le tenseur par la bandelette deltoïdienne (a), dégagée de son tendon. En haut, dans le sillon triangulaire qui le sépare du grand pectoral , se voit l’orifice de passage de la veine céphalique (b).
6. APONÉVROSE BRACHIALE. Formée, en avant, de fibres obliques descendant du bord externe ou de la cloison du triceps pour rejoindre, en bas, les fibres ascendantes, nées du faisceau de l’épitrochlée. Elle revêt les muscles du bras, procède, en haut, des feuillets du deltoïde et du grand pectoral, et se continue inférieurement avec l’aponévrose antibrachiale.
7. Faisceau divergent de l'épitrochlée, qui se distribue en éventail, et sert de lien entre les aponévroses brachiale et antibrachiale.
8. Tendon du biceps. Apparent sous l’aponévrose, au pli du bras, il est tenseur de l’apônévrosé antibrachiale, par la forte bandelette bicipitale (c). Cette bandelette se dégage de son bord interne, et vient se mêler à la toile fibreuse de l’avant-bras quelle traverse obliquement, en formant une bride qui contient les muscles pronateurs et fléchisseurs.
9. Orifice de passage des branches de communication des veines profondes avec la veine médiane commune au pli du bras.
10. APONÉVROSE ANTIBRACHIALE. Plus épaisse que la précédente, elle se compose, dans son contour, d’autant d’élémens qu’il y a de groupes de muscles. Elle est formée, sur les fléchisseurs et les supinateurs,de fibres courbes transversales, à concavité supérieure (d,d), et, sur les extenseurs du pouce, de fibres obliques (e), de manière à reprendre la direction perpendiculaire à celle des muscles.
11. LIGAMENT ANNULAIRE DU CARPE. (Voy. côtédroit.) Formant, aux dépens de l’aponévrose, une bandelette circulaire plus épaisse, qui enveloppe et maintient les tendons. De sa face interne se dégagent les cloisons qui séparent les unes des autres les coulisses fibreuses de glissement de ces organes.
12. APONÉVROSE DORSALE DE LA MAIN. Elle enveloppe et contient les tendons extenseurs et les muscles interosseux dorsaux. Elle unit les tendons par leurs bords, se continue, en haut, avec l’aponévrose antibrachiale, en bas, avec les gaines fibreuses des doigts, et se perd de chaque côté sur les deux os métacarpiens extrêmes. Ses fibres sont transversales.
13. APONÉVROSE PALMAIRE (figure 3). Naît, par son angle supérieur ( f ), du tendon du petit palmaire : de forme triangulaire, elle s’épanouit en éventail dans la paume de la main, divisée en bander lettes digitales (g, g, g, g, g], unies par d’autres transversales (h, h, h), et vient se fixer sur les articulations métacarpo-phalangiennes (i, i), en formant sur celle du médius un entre-croisement en x (k). Elle est fortifiée, à sa terminaison, par un ligament transverse sous-cutané (1, 1), qui s’attache sur les gaînps:des premières phalanges(m, m), et, de chaque côté; se perd dans le corps de la
MYOLOGIE. — APONÉVROLO GIE. 13
peau; son usage est de brider et contenir les tendons fléchisseurs dans la paume de la main. Au-dessous se voient les gaines digitales (n, n, n, n) qui enveloppent les tendons fléchisseurs et-forment des entre-croisemens en x sur le milieu des phalanges.
MEMBRE ABDOMINAL
14. APONÉVROSE FÉMORALE ANTÉRIEURE. Vaste enveloppe très épaisse qui entoure la cuisse, étendue depuis le contour osseux du bassin, où elle s’unit aux aponévroses du tronc, jusqu’à l’articulation fémoro-tibiale, où elle se fixe aux os et se continue avec l’aponévrose de la jambe. Elle est fortifiée par des bandes insérées sur les éminences des os, et tendue par deux muscles, le fascia-lata et le grand fessier. Elle offre les détails suivans: —-(a). Attache du tendon de l’aponévrose fémorale antérieure à üépine iliaque. Ce tendon est le sommet de convergence de plusieurs vastes bandelettes qui renforcent l’aponévrose fémorale, et se rendent, en irradiant, sur les enveloppes propres des muscles de la cuisse. — (b) Bandelette médiane, épanouie sur le muscle droit antérieur et sur le bord externe de l’aponévrose fascia-lata. — (c) Bandelette externe, qui rejoint celle du muscle fascia-lata.— (d, d) Bandelettes internes, qui s’entre-croisent avec les lames aponévrotiques du couturier et des adducteurs.— (e) Foramen de l’aponévrose, qui donne passage à la veine saphène interne, et constitue, dans les hernies, l’orifice inférieur du canal crural accidentel. — (f) Feuillet superficiel, qui s’implante au pubis ; adhérant aux vaisseaux, il forme, dans les hernies, la paroi antérieure du canal crural. —- (g, h) Enveloppe des adducteurs, à fibres transversales. —(i) Fibres curvilignes, verticales, qui lient les aponévroses de la cuisse et de la jambe, et s’insèrent, en bas, sur le tendon du couturier.—(lt) Fibres curvilignes, transversales, à concavité supérieure, qui forment l’enveloppe du muscle vaste interne.
15. APONÉVROSE FASCIA-LATA. Vaste bande externe, verti cale, qui renforce en dehors l’aponévrose fémorale. Elle contient le muscle vaste externe, et s’étend de l’aponévrose du petit fessier (1) et de la saillie du grand trochanter (m) au genou, fémur et tibia, où elle s’implante par un tendon (n) qui fait office de ligament latéral externe et antérieur de l’articulation.
16. APONÉVROSE SUPERFICIELLE DU GENOU, formée par l’union des fibres des deux côtés, qui s’entre-croisent au-dessous et au-devant de la rotule, qu’elles soutiennent, eu formant des anses à concavité supérieure.
17. APONÉVROSE JAMBIÈRE. Elle forme également une enveloppe très épaisse, qui s’étend du genou à l’articulation du pied, fortifiée, dans son trajet, par des attaches longitudinales sur le tibia et le péroné. Elle se compose de plusieurs élémens :—( o) Expansion du tendon dû couturier. — (p) Bandelette verticale, née de la tubérosité externe du tibia, et qui adhère à l’aponévrose du jambier antérieur. — (q) Lames obliques, qui, des aponévroses de séparation des muscles externes, viennent se rendre sur le tibia. —(r) Bandelette verticale, superficielle, dégagée du tendon du jumeau interne. — (s) Lames obliques, qui, du tibia, s’étendent au raphé médian postérieur.—(t ) Faisceau ascendant, de liaison, né de la malléole externe.
18. LIGAMENT ANNULAIRE DU TARSE. (Voy. côté droit.) Formant, aux dépens de l’aponévrose, une bandelette circulaire plus épaisse, qui enveloppe et maintient les tendons. De sa face interne se.dégagent les cloisons qui séparent, les unes des autres, les coulisses de glissement des tendons extenseurs.
19. APONÉVROSE DORSALE DU PIED. Formée de fibres transversales à concavité antérieure, elle revêt et contient les tendons extenseurs et les muscles interosseux dorsaux.
IMPRIMERIE DE JULES DIDOT L’AÎNÉ, boulevart d’Enfer, n° 4.
BOURGERY ET JACOB.
MYOLOGIE. — APONÉVROLOGIE.
COTÉ DROIT