‹ [Anatomie élémentaire en 20 planches... avec un texte explicatif à part... formant un manuel complet d'anatomie physiologique... - Texte]Chapitre 79 sur 232 · SCALÈNE POSTÉRIEUR. (Voy. pl · texte numérisé non relu

SCALÈNE POSTÉRIEUR. (Voy. pl

15. ANGULAIRE. Son extrémité cervicale. L’extrémité scapulaire est cachée par le trapèze. (Voy. pl. 6).

16. SPLËNIUS. Son extrémité occipitale écharicrée pour laisser voir profondément l’attache du ventre mastoïdien du digastrique. (Voy. pl. 6).

17. DIGASTRIQUE. (Fig. 1 et 4). Muscle long et grêle, situé à la partie supérieure du cou, au-dessouS de la mâchoire inférieure; composé de deux faisceaux de longueur inégale, disposés à angle droit par l’interposition d’un tendon mitoyen réfléchi par une poulie de renvoi. — Insertions. Le faisceau postérieur ou mastoïdien, le plus long, fixé en arrière dans la rainure dite digastrique du temporal (a), et sur le bord antérieur de l’apophyse mastoïde, descend obliquement, et donne naissance au tendon mitoyen. Ce tendon traverse l’extrémité inférieure du muscle stylohyoïdien, puis s’engage et se réfléchit dans une anse ou poulie fibreuse, horizontale, fixée en bas sur l’os hyoïde,- au-delà, au tendon succède le faiscèau antérieur 'ou maxillaire qui s’implante dans la fossette de la mâchoire inférieure; située au-dessous del’âpophÿse géni (b). — Usages. 1° Insertion fixe au temporal, Abaisseur direct de la mâchoire inférieure, plutôt par le faisceau mastoïdien, ou élévateur latéral de l’os hyoïde; les deux actions pouvant se produire isolément ou simultanément. 2° Insertion fixe à l’os maxillaire contribue légèrement dans ce cas à l’extension de la tète.

18. STYLO HYOÏDIEN. Muscle grêle, funiculaire, né de la partie moyenne de l’apophyse slyloïde, entre le stylo-glosse et le stylo-pharyngien ; se dirige obliquement en bas en avant et en dedans, s’écarte en une ouverture ellypsoïde qui donne passage au tendon mitoyen du digastrique, ou passe au-devant de lui, et s’implante en dessous, sur la face antérieure du corps de l’os hyoïde. — Usage. Elévateur latéral de l’os hyoïde, conjointement avec les autres muscles slyliens.

19. MYLO-HYOÏDIEN (fig. 5). Situé au-dessus du ventre maxillaire du digastrique, membraneux, à cinq côtés inégaux, uni avec son congénère sur le plan moyen. Tous deux forment, par leur réunion, un plancher musculaire, à double plan, incliné en bas et en dedans, tendu entre l’os hyoïde et la concavité de la mâchoire. — Insertions. Ên haut et en dedans, à la ligne oblique interne ou myloïdienne du maxillaire inférieur, de la dernière dent molaire à la symphyse du menton (c) ; en dedans et en bas, par des fibres obliques qui augmentent graduellement de longueur, sur le raphé médian et au bas de la face antérieure de l’os hyoïde ( d). —

MYOLOGÏE. — APONËVROLOGIE. 5

Usages. Suivant qu’il prend son point d’appui sur l’un des os, l’autre étant fixé , il est également abaisseur direct de l’os maxillaire inférieur, ou élér vateur direct de l’os hyoïde.

20. GËNIO-HYOIDIEN. (Fig. 5). Situé au-dessus du précédent, accolé à son congénère de chaque côté du plan moyen et formant avec lui un triangle isocèle. — Insertions. En haut par un court tendon formant sommet, à chacun des tubercules inférieurs de l’apophyse géni (e); inférieurement, par sa base, en avant du bord supérieur de l’os hyoïde, dans ses deux tiers internes, au-dessus de l’attache du mylo-hyoïdien (f). —Usages. De même que le précédent, abaisseur de la mâchoire ou élévateur de l’os hyoïde.

21. THYRO-HYOIDIEN. (Fig. 1 et 4). Membraneux, irrégulièrement quadrilatère, ce muscle semble n’étre que la partie supérieure du sternothyroïdien (pl. 4), isolée pour permettre les mouvemens partiels de parties sur lesquelles il est fixé. — Insertions. En bas, à la ligne oblique du .cartilage thyroïde (g); en haut, à la face postérieur du corps de l’os hyoïde, dans sa moitié externe ( h ).— Usages. Suivant qu’il change son point fixe, abaisseur de l’os hyoïde ou élévateur du cartilage thyroïde. Cette dernière action, la plus importante, est peut-être la cause de son isolement du sterno-thyroïdien, l’élévation du cartilage thyroïde .entraînant celle de toute la cage du larynx et le thyro-hyoïdien, sous ce rapport, devant contribuer pour une part essentielle à la formation des sons aigus.

22. CRICO-THYROIDIEN. (Fig. 4). Petit muscle rayonné, situé au-devant de la membrane crico-thyroïdienne, et qui s’insère du cartilage cricoïde au cartilage thyroïde. Il rapproche l’un de l’autre ces deux cartilages, et concourt ainsi à diminuer la hauteur delà cage du larynx (Yov. les muscles du larynx (pl. 15).

23. HYO-THYR.OIDIEN (Fig. 4). Découvert et nommé par Duverney. C’est un petit faisceau funiculaire, vertical et médian, qui naît par un tendon grêle du milieu de l’os hyoïde, descend sur l’angle antérieur du cartilage thyroïde et s’implante, en se bifurquant, sur le milieu de la commissure du corps thyroïde, ou d’un seul côté, sur l’un de ses lobes. — Usage. Probablement accessoire du thyro-hyoïdien, pour élever-le larynx. — Ce muscle manque fréquemment.

MUSCLES DE LA TÊTE

Préparation. Les muscles de la seconde couche, peu nombreux, étant convenablement représentés sur la planche 4, on a préféré reproduire ici

les peauciers ou les muscles superficiels, dont la vue de profil, complète les rapports.

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