‹ [Anatomie élémentaire en 20 planches... avec un texte explicatif à part... formant un manuel complet d'anatomie physiologique... - Texte]Chapitre 81 sur 232 · MUSCLES MASTICATEURS · texte numérisé non relu

MUSCLES MASTICATEURS

35. MASSETER. (Fig. 1 et 6). Muscle rectangulaire, épais, très fort, situé presque verticalement en bas et en arrière de la partie latérale de la face, appliqué sur le plan externe de la branche de l’os maxillaire inférieur. — Insertions. Composé de deux plans, et, pour ainsi dire, de deux muscles superposés, dont le plus profond n’a que la moitié de la longueur de l’autre. 1° Masseter superficiel (figure l). Il naît par une aponévrose de forme quadrilatère, large et très épaisse, des deux tiers antérieurs du bord inférieur de l’arcade zygomatique. Cette aponévrose déchiquetée inférieurement en dentelures, d’où naissent les faisceaux charnus, envoie en outre en profondeur, des lamelles fibreuses d’insertion qui doublent la force des faisceaux. En bas, les fibres s’implantent sur les rugosités de l’angle et du bord postérieur de la mâchoire, et plus haut, parles lamelles de renforcement, sur la moitié inférieure de la face externe de la branche de l’os maxillaire. 2° Masseter profond (fig. 6). Composé de deux faisceaux: le postérieur (i), épais, conoïde, s’étend de la racine antérieure et de la face interne de l’apophyse zygomatique à la partie moyenne de la branche de la mâchoire où il se fixe par un tendon plat. Le faisceau antérieur (k ), plus faible, naît également en haut de la face interne de la même apophyse, et s’attache en bas sur le tendon du temporal et sur la face externe de l’apophyse coronoïde. — Usage. Elévateur de bas en haut et d’arrière en avant de la mâchoire inférieure dont il applique avec beaucoup de force le bord alvéolaire, contre celui de la mâchoire supérieure. L’énergie de sa contraction en fait l’agent essentiel de la mastication.

36. TEMPORAL. (Fig. 6 et pl. 4). Vaste muscle rayonné, mi-partie fibreux et aponévrotique, qui remplit la.fosse temporale, où il est renfermé verticalement dans une gainé ostéo-fibreuse formée en dedans par la surface des os du crâne, et en dehors par une aponévrose. — Insertion. t Q Aponévrose temporale superficielle. (Fig. 1) (1). Ovalaire transversalement, elle limite , par ses attaches, la circonférence du muscle. Née du bord supérieur de l’arcade zygomatique, elle s’implante successivement au pourtour de la fosse temporale sur l’os malaire, le frontal, le pariétal et le temporal. Mince et violacée en haut, épaisse et resplendissante en bas, elle est composée de deux feuillets. 2° Muscle. Il procède : 1° de l’aponévrose d’enveloppe ; 2° de toute l’étendue de la fosse temporale ; 3° de la

crête intermédiaire aux deux fosses temporale et zygomatique; 4° des cloisons aponévrotiques intermusculaires. Les faisceaux convergent vers une aponévrose centrale , leur sommet commun, laquelle se termine en un tendon très épais, qui passe derrière Farcade zygomatique et se fixe à l’apophyse coronoïde (m) dont il embrasse la face interne , le bord postérieur, le sommet, le bord antérieur et la lèvre externe, où il reçoit les fibres antérieurs du masseter profond. — Usage. Elévateur de la mâchoire comme le masseter dont il est synergique, mais avec moins d’efficacité, vu le désavantage de son insertion trop rapprochée du point d’appui.

37. PTÉRYGOIDIEN INTERNE (Fig. 7). Epais, rectangulaire, mi-partie fibreux et musculaire, appliqué obliquement sur la face interne de la branche maxillaire où il représente un masseter interne (Winslow). — Insertions. L’attache fixe, supérieure, interne et antérieure, a lieu par une aponévrose tendineuse : 1° au fond de la fosse ptérygoïdienne et à la face interne de l’aile externe de l’apophyse ptérygoïdé (n) ; 2° au crochet apophysaire, à la pyramide de l’os palatin et, par un petit faisceau isolé, à la tubérosité maxillaire. L’attache mobile, inférieure, externe et postérieure , opposée à celle du masseter, se fait sur les rugosités de là face interne de l’angle de la mâchoire inférieure, (o) — Usages. Élévateur de la mâchoire inférieure par sa direction principale de haut en bas, il est’, en outre, prépulseur par son inclinaison en avant, et diducteur, vu son obliquité en dedans. Auxiliaire du masseter et du temporal, pour le premier mouvement, il l’est aussi du ptérygoïdien externe pour les deux autres.

38. PTÉRYGOÏDIEN EXTERNE. (Fig. 7). Muscle court, épais, conoïde, étendu horizontalement entre l’apophyse ptérygoïdé et le col de la mâchoire. — Insertions. L’attache fixe, antérieure, interne et un peu inférieure, a lieu par une aponévrose tendineuse : 1° à toute la hauteur de la face externe de l’aile externe de l’apophyse ptérygoïdé et à la pyramide de l’os'palatin ; 2° à la partie postérieure delà crête tèmporo-zygomatique du sphénoïde. De là, les fibres forment deux faisceaux convergens pour se fixer à un tendon épais et court, qui s’implante dans la fossette antérieure et interne du col de la mâchoire, et, par un appendice, sur le contour antérieur du fibro-cartilage intèr-articulaire. — Usages. Ce muscle, entraînant d’arrière en avant et de dehors en dedans, le col de la mâchoire avec le fibro-cartilage de son condyle articulaire, produit à volonté un double mouvement : 1° la prépulsion où il est aidé par le ptérygoïdien interne ; la rétropulsion étant opérée par le temporal et les abaisseurs de la mâchoire ; 2° la diduction latérale, qui s’exerce d’un côté à l’autre entre les pté ( rygoïdiens externes, également aidés par les ptérygoïdiens internes.

MYOLOGIE. - APONÉVROLOGIE.

MEMBRES

MEMBRE THORACIQUE

BRAS

39. DELTOÏDE. (Fig. 1 et pl. 3 et S). Muscle épais, rayonné, triangulaire, incurvé sur lui-méme, suivant ses deux diamètres, de haut en bas et d’avant en arrière, de manière à enceindre l’articulation scapulo-humérale; situé à l’extrémité supérieure du membre thoracique, ou il forme le moignon de l’épaule. — Insertions. Ses fibres naissent, comme point fixe, suivant une ligne contournée en fer à cheval : 1° de toute la longueur du bord inférieur de l’épine de l’omoplate (pl. 5); 2° du contour externe de l’acromion (a), et en partie des attaches de la capsule fibreuse scapulohumérale ; 3° du tiers externe du bord antérieur de la clavicule. De ces diverses origines procèdent trois sortes de faisceaux, postérieurs, antérieurs et médians,- ceux-ci directs, les autres obliques en sens inverse. Ces faisceaux, au nombre de plus de vingt, convergent tous, séparés par des cloisons aponévrotiques de renforcement, vers un tendon inférieur en forme de Y, qui est reçu dans la bifurcation de l’attache supérieure du brachial antérieur, et s’implante sur l’éminence rugueuse, dite l’empreinte dcltoïdienne, située à la partie externe et aux deux cinquièmes supérieurs de l’humérus (b). — Usages. L’insertion fixe étant à la ceinture scapulaire, le deltoïde est l’élévateur essentiel du bras, et légèrement adducteur par l’inclinaison de son tendon en avant. Dans le mouvement où l’on s’élève avec les bras, l’insertion fixe étant à l’humérus, il entraine le tronc en haut.

40. BICEPS BRACHIAL. (Des deux côtés). ( c) Double ventre charnu. ( d) Tendon radial. (Voy. pl. 4.)

41. CORACO-BRACHIAL. {Côté droit). Son extrémité humérale, vue entre le biceps et le triceps. (Voy. pl. 4).

42. BRACHIAL ANTÉRIEUR. {Côtégauche). Sa portion externe,,avec l’attache supérieure externe derrière le tendon du deltoïde ( e). — (Côté droit). Son faisceau inférieur interne (f). Auprès se voit l’extrémité delà cloison aponévrotique interne (g). (Voy. pl. 4).

43. TRICEPS BRACHLAL. (Côté gauche). Faisceau externe ( h). — Côté droit). Faisceau postérieur (i). — Faisceau interne (k). — Insertion du tendon olécranien (I). (Voy.pl. 6).

AYANT-BRAS

CÔTÉ DROIT

44. ROND PRONATEUR. (m) Insertion humérale. — L’incurvation du muscle autour de la saillie du long fléchisseur superficiel, empêche de voir l’attache radiale (Voy. pl. 3).

43. RADIAL ANTÉRIEUR, (n) Insertion à l’épitrochlée. (o) Tendon qui se fixe au deuxième os métacarpien. (Yoy. pl. 3).

46. PALMAIRE GRELE, (p) Tendon huméral, (q) Tendon palmaire. (Yoy. pl. 3).

47. CUBITAL ANTÉRIEUR, (r) Tendon huméral, commun à ce muscle et aux deux précédens. (s) Tendon carpien qui s’insère à l’os pisiforme. (Yoy. pl. 4).

48. LONG FLÉCHISSEUR SUPERFICIEL DES DOIGTS. Ses faisceaux tendineux, vus à la partie inférieure de l’avant-bras, dans l’écartement des tendons des muscles superficiels. (Voy. pl. 4).- < •.

49. [Des deux côtés). LONG SUPINATEUR, (t) Insertion supérieure à la crête externe humérale, (u) Tendon inférieur radial. (Yoy. pl. 3).

CÔTÉ GAUCHE

50. PREMIER RADIAL EXTERNE, (v) Insertion supérieure à la crête externe humérale, (x) Tendon inférieur d’attache au deuxième os métacarpien. (Yoy. pl. 4).

51. SECOND RADIAL EXTERNE, (y) Son tendon d’insertion au troisième os métacarpien. Il est recouvert par celui du premier radial. (Y. pl. 6).

52. EXTENSEUR COMMUN DES DOIGTS, (z) Tendon inférieur quadrifide qui envoie un cordon tendineux à chacun des quatre derniers doigts. (Yoy. pl. 5).

53. EXTENSEUR PROPRE DU PETIT DOIGT, (a}Son tendon digital. (Yoy. pl. 5).

54. CUBITAL POSTÉRIEUR, (b) Tendon supérieur d’insertion à l’épicondyle, commun à ce muscle et aux deux extenseurs qui précèdent, (c) Tendon inférieur d’implantation au cinquième os métacarpien. (V. pl. 5).

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