DIAPHRAGME. Le muscle, représenté tendu dans sa position
normale, est coupé sur le plan de section du tronc, sa portion antérieure étant enlevée; en sorte qu’il ne montre que sa portion postérieure et les sommets de sa double voussure aponévrotique. ( Voyez plus loin pour sa description en commun avec les figures 2, 3,4, 5.) ^
3° Cavité abdomino-pelvienne.
4. CARRÉ DES LOMBES. Muscle plat, épais, irrégulièrement rectangulaire , plus large en bas qu’en haut, vertical ; situé profondément de chaque côté, à la région lombaire du rachis, où il contribue à former la paroi postérieure de l’abdomen. — Insertions: en bas, dans l’étendue de deux pouces et demi, par de longues fibres aponévrotiques, à la partie postérieure de la crête iliaque et du ligament ilio-lombaire (a). De cette attache procède la masse externe et principale qui s’insinue en haut sous l’arcade externe du diaphragme et s’insère aux deux tiers internes du bord inférieur de la deuxième côte et au ligament cintré (b). Un deuxième ordre de faisceaux, nés du ligament, s’insèrent par des languettes aponévrotiques au-dessous des sommets dès quatre premières vertèbres lombaires. Un troisième ordre de faisceaux procèdent des mêmes sommets apophysaires des trois dernières vertèbres, et se confondent en haut avec la masse externe— Usages. Le point fixe le plus ordinaire, étant au bassin, il sert à fixer la douzième
MYOLOGIE. — APONÉVROLOGIE. B
côte et forme le point de départ des contractions de bas en haut des intercostaux : en outre, par ses faisceaux internes, il est fléchisseur latéral de la colonne lombaire.
5. Aponévrose postérieure du transverse. ( Côté droit.) La figure ne montre que le feuillet moyen.) Intermédiaire entre l’os coxal, la douzième côte, les vertèbres lombaires et les muscles abdominaux, dont elle forme l’attache postérieure, cette forte aponévrose, de forme quadrilatère, constitue, de chaque coté, une charpente flexible qui élargit et maintient la colonne lombaire, et présente le triple usage d’unir, comme un vaste ligament, la poitrine au bassin et au rachis , pour borner l’étendue des flexions latérales ; de servir de point fixe, en arrière, aux muscles abdominaux et au diaphragme ; et de former des gaines pour les muscles postérieurs du tronc.
Elle procède , en dehors , des fibres du transverse. D’abord unique et très épaisse, elle se divise au-delà en trois feuillets : i° un antérieur, très mince (voyez sa coupe (c)), passe au-devant du carré des lombes qu’il isole du grand psoas, et s’insère à la base des apophyses transverses des quatre premières vertèbres lombaires, ét, en haut, sur l’arcade externe du diaphragme. 2° Un postérieur, également mince, doublé par l’aponévrose postérieure du petit oblique, passe derrière la masse commune du sacro-spinal (planche 6), et s’attache aux apophyses épineuses lombo-sacrées. 3° L’aponévrose principale , non moins forte qu’à son origine, continuant, sous le nom de feuillet moyen, la direction première, sépare le carré des lombes de la masse du sacro-spinal et du transversaire épineux, et se fixe au sommet des quatre dernières apophyses transverses lombaires par des faisceaux de fibres en éventail. En haut elle s’attache au ligament cintré. (Voyez diaphragme.)
6, 7, 8. PSOAS ILIAQUE. Groupe musculaire situé à l’intérieur du tronc, sur la paroi postérieure et inférieure de la cavité abdomino-pelvienne , composé d’un long faisceau lombaire vertical bifuniculaire (grand et petit psoas), et d’un vaste faisceau iliaque, radié ; tous deux se confondant sur le rebord du bassin, franchissent l’arcade crurale, pour se fixer inférieurement, par un tendon commun, au petit trochanter.