‹ [Anatomie élémentaire en 20 planches... avec un texte explicatif à part... formant un manuel complet d'anatomie physiologique... - Texte]Chapitre 90 sur 232 · DIAPHRAGME · texte numérisé non relu

DIAPHRAGME

PRÉPARATION et indication des accessoires de chaque figure.

Figure 2 . Plan antérieur. Le diaphragme, sous cét aspect, n’est vu que par la portion antérieure de la surface thoracique. En arrière sont aperçus les tendons de ses piliers. Latéralement, il est renfermé dans la cage des dernières côtes (de a, en a, ) coupée verticalement, avec les parties molles, sur le plan transverse; l’appendice xiphoïde (b) et les cartilages des côtes (c,c,) sont renversés en bas pour mieux faire voir les attaches. En haut se voit une portion de l’œsophage (d), et de l’aorte (e), avant leur passage au travers du muscle. (Voyez, pour la surface abdominale de la paroi postérieure du diaphragme, figure i.)

Figure 3. Plan inférieur ou abdominal. Le tronc est représenté dans toute sa largeur. La section des chairs en reproduit l’épaisseur réelle. = (f, f, ) Section de la peau et des trois muscles abdominaux, grand et petit obliques et transverse, (g, g,) Section des stërno-pubiens. (h, h,) Cartilages des côtés; ! (i) Psoas, (k) Carré des lombes. (1,1,) Aponévrose du transverse.

Figure 4. Plan supérieur , ou thoracique. Les parois du thorax sont coupées horizontalement. On n’a conservé que le squelette. = (ni) Dixième vertèbre dorsale, (n) Dixième côte, (o) Neuvième côte, (p) Plèvre costale, (q) Appendice xiphoïde. (r) Cartilage de la septième côte, (s) Apophyse cartilagineuse, (t) Huitième cartilage costal.

Figure 5. Attaches latérales chondro-costales. De l’appendice xiphoïde (u) à la douxième côte (v).

Description et indication des chiffres communes aux cinq figures.

Le diaphragme est un vaste muscle impair, mais asymétrique,

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membraneux, arrondi en coupole, renfermé, par le squelette, dans l’intérieur de la grande cavité du tronc qu’il traverse obliquement, d’avant en arrière, êt divise, comme une cloison courbe, de son tiers supérieur à son tiers inférieur, en séparant la cavité thoracique dont il forme le plancher convexe, de la cavité abdominale dont il constitue la voûte. Sa circonférence inférieure, la même que celle du thorax, s’étend de l’appendice xiphoïde, en suivant de chaque côté le rebord des côtes, jusqu’aux vertèbres lombaires où il se termine par un sommet à double tendon.

Divisé en deux moitiés , l’une droite ou hépatique ; l’autre gauche ou gastro-splénique; chacune d’elles forme une voussure dont la droite est la plus élevée. Charnu dans tout son contour, il est aponévrotique à son centre.

Insertions fixes. (Figures i, 3, 5,2.) Situées en arrière, une moyenne et deux latérales. i° Portion moyenne. {Petitdiaphragmé.) Masse pyramidale, saillante en avant, verticale, qui enveloppé les vertèbres, l’œsophage et l’aorte, composée de deux faisceaux, dits les piliers, droit et gauche, formés de faisceaux rayonnés qui procèdent chacun d’un fort tendon. Le droit (f), le plus long et le plus fort, fixé sur les troisième et seconde vertèbres lombaires , et sur le disque intermédiaire. Le gauche ( 2 ), inséré sur la seconde. Au-dessus existent deux ou trois autres attaches, sur le milieu de la seconde vertèbre lombaire ( 3 ), sur la pre : mière et le disque situé au-dessous, et enfin parfois sur la douzième dorsale. Les tendons servent d’insertion à une double série de faisceaux divergens qui remontent pour se fixer en arrière de l’aponévrose centrale (4). Les piliers renferment entre eux deux larges ouvertures ellipsoïdes : en bas, entre les tendons qui l’inscrivent dans une arcade fibreuse, Couverture aortique (5), terminaison d’un canal ostéo-musculaire, étendu de la dixième vertèbre dorsale à la première lombaire, et qui donne passage à l’aorte, à la veine azygos et au canal thoracique; en haut est l’ouverture œsophagienne ( 6), à bords musculaires, et qui donne passage à l’œsophage et aux nerfs pneumo-gastriques. Entre ces deux ouvertures les faisceaux internes des deux piliers s’entre-croisent pour s’insérer chacun sur le tendon opposé, le gauche passant au-de-

vant du droit. En dehors des tendons, existe, de chaque côté, un petit pilier surnuméraire (7 ), terminaison de l’arcade des psoas, fixé sur les vertèbres par un tendon filiforme (8), et qui intercepte la petite arcade de passage du nerf splanchnique correspondant. 2 0 Portions latérales fixes (figure 3). Symétriques des deux côtés, chacune d’elles, à partir du petit pilier surnuméraire, décrit i° une arcade interne (g), sous laquelle passe le sommet effilé des psoas, et qui s’attache, en dehors, au bord supérieur des apophyses transverses des seconde et troisième vertèbres lombaires, par une forte lamelle constituant un troisième pilier. 2 0 De cette lamelle procède une arcade externe ( 10), sous laquelle passe le carré des lombes, et qui se fixe en dehors sur l’aponévrose du transverse (5, figure 1). Au-delà, la dernière attache fixe est formée par le ligament cintré (6, figure 1), forte bandelette fibreuse, étendue de la dernière vertèbre dorsale et de l’apophyse transverse de la première lombaire, au sommet de la douzième côte et au muscle transverse, et qui n’est que l’extrémite supérieure du feuillet moyen de l’aponévrose de ce muscle.

Des deux arcades et du ligament cintré procèdent les faisceaux musculaires postérieurs ( t i ), qui,remontent s’insérer sur la courbe postérieure des folioles latéraux de l’aponévrose centrale, et forment, avec les piliers, les points d’appui communs du diaphragme.

Insertions mobiles. (Figures 5, 2, 4 - ) Elles se composent des attaches latérales chondro-costales et de l’attache médiane xiphoïdierine. 1° Attaches chondro-costales. Elles se font par une série de bandelettes, d’abord sur l’extrémité antérieure des côtes et la portion correspondante des cartilages, de la onzième à la neuvième, puis sur les huitième et septième cartilages (12,12) : entre les onzième et douzième côtes, une aponévrose sert d’implantation commune au diaphragme et au transverse abdominal ( 13 )J Les faisceaux latéraux se rendent de ces attaches sur les côtés de l’aponévrose centrale. A gauche, ils forment deux poches distinctes : la postérieure lisse, en regard de la rate; l’antérieure, côtelée, correspondant à la grosse tubérosité de l’estomac (figures 5, 4). 2° Attache xipho'idienne. ( 1 4 . Figures 2, 5.) Terminaison d’un faisceau triangulaire, large et court, qui se rend au foliole médian de l’aponévrose centrale. ( 15 ) Des fentes cellulo-vascu-

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laires séparent ce faisceau de ceux des septièmes cartilages costaux.

Aponévrose centrale. (Trèfle aponévrotique, centre phrénique.) (Figures 4 , 3 ’.) Environnée de tous côtés parles fibres charnues qui, des diverses implantations fixes ou mobiles, se rendent à sa circonférence; découpée en trois folioles continus, un médian (i 6), et deux latéraux (17, 18), elle forme , entre les deux voussures , un plan déprimé, oblique de haut en bas et d’arrière en avant, de l’ouverture œsophagienne vers l’appendice xiphoïde. Dans sa structure, assez complexe, entrent plusieurs élémens fibreux. i° Bandelette demi-circulaire postérieure (1 g), née , sur la face abdominale, de l’extrémité postérieure du foliole droit ( 20, figure 3 ); elle inscrit une courbe en fer à cheval au-devant du rachis et des orifices des grands canaux, veine cave inférieure (21), œsophage (6) et aorte ( 5 ), et retourne en arrière jusqu’à l’extrémité postérieure du foliole gauche (22). Elle unit les deux folioles latéraux, et par eux, les deux moitiés du diaphragme, protège les orifices de passage et donne attache aux faisceaux musculaires postérieurs. 2° Bandelette oblique antéro-postérieure, également née du foliole droit, mais sur sa face thoracique ( 23 , figure 4)> elle glisse entre les orifices œsophagien et veineux (6, 21 ), et s’épanouit en triangle dans le foliole antérieur (24) pour donner insertion aux faisceaux des septièmes cartilages costaux. Elle circonscrit par deux bandelettes falciformes (25 , 26, figures 3 ,4) l’ouverture de la veine cave, qui se trouve ainsi comprise entre elle et la bandelette demi-circulaire. Son usage est d’unir la voussure hépatique avec l’extrémité antérieure des deux côtés. 3 ° Une bande du foliole gauche (27) qui unit les faisèeaux musculaires latéraux avec la bandelette demi-circulaire. 4 ° Une bandelette complémentaire droite qui remplit l’espace des replis falciformes et s’attache à la bandelette demi-circulaire ( 28). 5 ° Deux bandes latérales du foliole médian qui rattachent les faisceaux musculaires des septièmes cartilages avec les bandelettes oblique (29)'et demi-circulaire ( 3 o).

Usages du diaphragme. Ce muscle, agent essentiel de la respiration, participe en outre à un grand nombre de fonctions. 1 0 Usages spéciaux. La contraction a pour obj et principal l'inspiration. Le point fixe étant pris sur les piliers et les arcades fibreuses pos-

térieures, l’aponévrose centrale, par sa tension, devenue à son tour point d’appui, permet la contraction des faisceaux chondro-costaux des voussures latérales, agissant comme deux pochés contractiles. Le raccourcissement des fibres a pour effet l’aplatissement progressif de la voûte du diaphragme ou son abaissement. L’ampliation de la poitrine, qui en résulte, produit un vide que remplit à mesure l’introduction de l’air dans les poumons. Tel est le mécanisme de l’inspiration. Dans l'expiration, au contraire, le muscle dans l’état de relâchement, et véritablement passif, est remonté dans sa position première par la pression de bas en haut des muscles abdominaux. Comme agent de la respiration, le diaphragme concourt aux divers phénomènes qui en dépendent, le soupir , le bâillement, l’effort, l’anhélation, le rire, le sanglot, Céternument, le hoquet, le vomissement. Agissant en coïncidence avec les muscles de l’abdomen et du périnée qui lui résistent, il contribue à l’expulsion, par les ouvertures normales , des corps étrangers , les fèces , l’urine, et le fœtus dans l’accouchement. En outre, sa disposition côtelée en regard de la grosse tubérosité de l’estomac induirait à penser qu’il exerce une action mécanique sur l’acte de la chymification. 2° Usages secondaires. Enfin, par sa position, il sert d’appui au cœur et aux poumons, supporte en partie le foie et la rate, comprime l’estomac, refoule plus ou moins les viscères de l’une et l’autre cavité splanchnique, resserre l’aorte et l’œsophage, sans agir sur la veine cave, et par conséquent exerce une influence considérable sur la digestion et la circulation ; en sorte que son histoire se lie à toute celle de la physiologie et de la pathologie.

FIGURES 6 à 16.

Muscles de l’appareil hyo-glosso-pharyngien.

L’os hyoïde est le centre ou le noyau solide d’un appareil complexe et très mobile, dont les muscles nombreux, confondus de proche en proche à leurs attaches par quelques pinceaux de fibres, se trouvent ainsi liés en un système synergique propre à des usages très variés, mais ne pouvant exécuter qu’une seule fonction à-lafois. Cet appareil se décompose en quatre groupes : r° muscles propres de l’hyoïde ; ce groupe qui commande les mouvements des

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autres, se rattache, pour le point d’appui commun, au système de la mâchoire inférieure ( voyez planche 7 ) 52 ° muscles du pharynx ; 3° muscles du voile du palais ; 4° muscles de la langue.

PRÉPARATION et indication des parties accessoires de chaque

Figure 6. Ensemble des muscles du pharynx. Plan postérieur.

La tête est sciée horizontalement, suivant le diamètre antéro-postérieur, au-dessus des orbites , et verticalement, en travers, d’après trois plans, deux latéraux obliques, longeant les rochers (a a)* et un moyen, rentrant, formé par le corps sphéno-basilaire (b )... :<

(c) Stemo-cléido-mastoidien ( planche 3 ). — (d) Scapulo-hyoïdien ( planche 4 )• — ( e ) Stemo-thyroiidien (planche 4)- — (f) Peaucie> (planche 3 ). — (g) Ptérygoïdien interne (planche 7 ).

Figure 7 . Ensemble des muscles du pharynx. Plan latéral.

Pour montrer les Connexions générales, on a conservé, dans la moitié postérieure, tous les muscles rachidiens.

Os. (a) Maxillaire inférieur, scié verticalement à l’origine de sa branche, pour laisser voir les muscles. — (b ) Maxillaire supérieur. — (c) Portion mastoïdienne du temporal. — (d) Clavicule. — (e) Extrémité supérieure del 'omoplate. =Muscles accessoires. (f)— Orbiculaire des lèvres (planche 3). — (g) Milo-hyoïdien (planche 7 ). — (b) Thyro-hyoïdien (planche 7 ).— (i) Crico-thyroïdien (planche 7 ).— (k) Splénius (planché 6 ). ■—(1) Angulaire (planche 6 ). —■ (m) Scalène

postérieur (planche 4j- —-(n) Scalène antérieur (planche 4)-(o) Grand

droit antérieur de la tête et long du cou ( planche 4)- — (p) Dentelé supérieur ( planche 6 ). — (q) Rhomboïde ( planche 6 ).' — (r) Sus-épineux (planche 6).

Nous décrivons ici, comme étant très bien vu sur cette figure, le muscle suivant.

(s)BUCCINATEURmembraneux, mais assez épais, de forme quadrilatère, situé à la partie moyenne et latérale de la face; étendu de l’un à l’autre des os maxillaires, en formant la couche musculaire de la joue. — Insertions : en arrière à l’aponévrose ptérygo-myloïdienne; en haut, sur la surface externe du maxillaire supérieur,

de la tubérosité maxillaire à la première dent grosse molaire (t); en bas, sur la lèvre externe du bord alvéolaire du maxillaire inférieur en regard des dents grosses molaires (u). Les fibres convergent pour s’insinuer dans la commissure de l’orbiculaire des lèvres (v). — Usages. Diducteur de la commissure des lèvres. En s’appliquant contre les dents, reporte l’aliment sous les arcades alvéolaires. Concourt à la succion , au soufflement, au sifflement et à l’expuition des corps étrangers.

Figure 8. Plan -postérieur du pharynx, moins le constricteur inférieur. Le crâne est scié, comme pour la figure 7, mais pour la coupe verticale en travers, plus en avant, dans l’épaisseur des rochers. (a) Masscter (planche 7).—(b) Ptérygoïdien interne (planche 7).

Figure 9. Pharynx vu par le milieu de sa face latérale, (c) Coupe du corps sphéno-basilaire. — (d) Coupe de l’os malaire. — (ej Coupe du corps de l’os maxillaire inférieur, dont la branche est enlevée. — (f) Os hyoïde.

Muscles accessoires, (g) Buccinateur, recouvert de son aponévrose de contention et de suspension (h), fixée par trois attaches dans la fosse zygomatique. — (i) Mylo-hyoïdien. — (k) Thyro-hyoïdien.

Figure 10. Surface intérieure du pharynx, vue parla face postérieure. — On a fait la section sur le plan moyen, et on a renversé chacune des moitiés en dehors. ( La coupe des os est la même que pour les figures 7 et 8.)—(l) Épiglotte au-dessus de laquelle se voit la base de la langue.-—(m) Cartilages arythénoïdes. —(n) Cartilage cricoïde couvert par les muscles crico-arythénoïdiens postérieurs (o).

Figure i i . Muscles du voile du palais et de la cloison postérieure du pharynx , vus par le plan antérieur. — Le crâne, réduit au tronçon médian du sphénoïde (a), et des temporaux (b, b), a été scié verticalement en travers, en passant au-devant des sinus sphénoïdaux (c), à travers les cornets de l’ethmoïde (d), la cloison nasale (e), la voûte palatine (f), et au-devant des dernières dents molaires des deux bords alvéolaires (g, h).—Une portion du maxillaire supérieur est enlevée à gauche, pour laisser voir les muscles du voile du palais. — La langue, réduite à deux tronçons latéraux (i),. l’os hyoïde (k), et le cartilage thyroïde (1), sont coupés aussi verticalement, et laissent entre leurs deux moitiés un intervalle qui permet d’apercevoir la cloison postérieure du pharynx.

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Figure 12. Muscles de l’appareil Ivyo-glosso-pharyngien, vus sur une section de la tête et du cou sur le plan médian.—(De m en m) Base du crâne. —(n) Colonne vertébrale. — (o) Surface externe de la fosse nasale droite. — (p)Voûte palatine. — (q) Os hyoïde. — (r) Larynx. — (s) Trachée-artère. — (t) Première pièce du sternum.

Cette figure montre sur le plan de section les ouvertures, dans le pharynx, des cavités nasales, buccale et laryngienne. —(u) Voile du palais qui sépare les ouvertures nasale et buccale. —(v) Épiglotte qui ferme l’orifice de la glotte (x). ;

Figure i 3. Muscles du voile du palais, vus par le plan postérieur. — (a) Corps sphéno-basilaire. — (b) Voûte palatine. — (c) Branches de la mâchoire. — (d) Muscle ptérygoïdien externe.

Figures 14, i5, 16. Muscles de la langue. —(e) Apophyse styloïde du temporal. — (f) Maxillaire inférieur. — (g) Os hyoïde.— (h) Cartilage thyroïde.— Dans la figure 16, la langue est représentée par sa face inférieure; une airigne soutientl’un des muscles génio-glosses.

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