MUSCLES
4. CONSTRICTEUR SUPÉRIEUR. (Figures 6,7, 8, 9, 10,11,12.) Membraneux, irrégulièrement quadrilatère, coudé sur lui-même, situé à la partie supérieure du pharynx. — Insertions. Il procède, par son bord externe et supérieur, d’une suite d’attaches fixes et
MYOLOGIE. — APONÉVROLOGIE. 15
mobiles; i° du faisceau pharyngien du pharyngo-staphylin (figure 8); 2° de la moitié inférieure du bord de l’aile interne de l’apophyse ptérygoïde ; 3° de l’aponévrose ptérygo-myloïdienne ( figure 9 ) ; 4° de la ligne mvloïdienne du maxillaire inférieur et de la base de la langue; 5° du stylo-pharyngien (figures 8, 9 ). En arrière, les fibres rayonnées se rendent sur le raphé médian ( voyez figure 8, où il est représenté à découvert dans toute sa hauteur ).
5. CONSTRICTEUR MOYEN. (Figures 8, 9, 10, 6, 7, i5.) Membraneux, triangulaire, rayonné, le plus haut et le moins large des trois.— Insertions: en avant, 1" à la grande corne de l’os hyoïde; 2° à la petite corne et au bord supérieur de l’os; 3° à l’aponévrose cératolinguale et au faisceau inférieur du génio-glosse (figure i5 ). En arrière, les fibres épanouies en éventail s’implantent, par un sommet aigu , au corps sphéno-basilaire , et successivement au-dessous, sur le raphé médian. ( Voyez figure 8, où il est montré en entier.)
6. CONSTRICTEUR INFÉRIEUR. ( Figures 6, 7, 12.) Plus épais que les deux autres, de forme rhomboïdale. — Insertions. Procède de haut en bas par une ligne sinueuse non interrompue : i° du tiers postérieur du bord supérieur du cartilage thyroïde; 2° de toute la hauteur de la ligne oblique du meme cartilage, en unissant ses fibres à celles du thyro-hyoïdien ; 3° de la petite corne thyroïdienne; 4° du cartilage cricoïde et du premier anneau de la trachée (figure 7). En arrière, les fibres se rendent sur le raphé médian. Elles forment en haut un sommet en ogive au milieu du pharynx, et s’écartent de même en bas (figure 7 ), où elles sont continuées par le constricteur de l'œsophage (7, figures 7, 8, 9).
8 . STYLO-PHARYNGIEN, ou mieux, Stylo-laryngien. (Figures i4, i5, 8,6, 10, 9.) Long, mince, en forme de triangle alongé, funiculaire en haut, membraneux en bas, situé presque verticalement sur les côtés du pharynx qu’il parcourt en diagonale de haut en bas, et d’arrière en avant. — Insertions : en haut, à la partie interne de l’apophyse styloïde, par un tendon qui l’accompagne ( figure 15 ) ; descend entre les deux premiers constricteurs, envoie un faisceau au premier ( voyez figure 9, oit la partie supérieure manque), contourne en vis le thyro-staphylin (figure 10 ), et s’insère en bas sur le bord postérieur, la grande corne et la moitié postérieure du bord supérieur du cartilage thyroïde (figure i5), et
à l’intérieur, par des pinceaux de fibres, sur les cartilages cricoïde et arythénoïde, et sur l’épiglotte (figure io).
9. SPHÉNO-SALPINGO-PHARINGIEN. (Figures io, 7. )Petit cordon musculaire, situé sur l’angle externe de l’aponévrose céphalo-pharyngienne. — Insertions : en haut, à la hase de l’aile interne de l’apophyse ptérygoïde, et souvent à la trompe d’Eustache; en bas se mêle dans le constricteur supérieur.
Action des muscles du pharynx.
Le pharynx s’élève et se resserre, s’abaisse et s’élargit. Les deux premiers mouvements sont essentiels et actifs; les autres sont passifs.
L'élévation, premier temps de la déglutition, est produite d’abord par les élévateurs de l’os hyoïde, et aussi par ceux de la langue et du voile du palais. Au pharynx elle est causée i° latéralement parle stylo-pharyngien, tirant sur le larynx, et par le sphéno-salpingo-pharynien; 2 0 en arrière, par l’attache basilaire des deux premiers constricteurs, aidée par les élévateurs du voile du palais ; 3° en avant par les attaches linguale et myloïdienne du constricteur supérieur, et par la base de la langue. L’élévation, vu l’écartement dés attaches latérales, produit la dilatation infundibuliforme propre à recevoir le bol alimentaire à l’isthme du gosier.
La cm striction qui s’opère successivement de haut en bas, pour faire descendre le bol alimentaire dans la gouttière antérieure linguale et laryngée, est déterminée par les constricteurs qui se succèdent dans ce mouvement; elle est aidée par les bandelettes élévatrices du voile du palais qui resserrent d’arrière en avant.