‹ Anatomie et physiologie du poumon considéré comme organe de sécrétionChapitre 2 sur 37 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Travaux anciens sur le poumon. — Dg tOUt temps, IgS

matomistes ont dit que le poumon ressemble à une [glande en grappe ; mais si Ton jette les yeux sur les luteurs qui ont fait de cet organe une étude approfondie, on trouve que dans tous cette idée n’existe, si I lous pouvons nous exprimer ainsi, qu’à l’état de germe. lUicun , dirigeant ses investigations de ce côté , n’a fait une étude complète de cette analogie, de cette ideni.ilé de structure et de fonctions qui existe entre l’apuareil respiratoire et un appareil de sécrétion. Nous l’avons pas la prétention de présenter ici un travail uouveau , une découverte, mais simplement l’exposé de nos réflexions sur le sujet, et, chemin faisant, quelques idées nouvelles d’ordre physiologique et pa- I liologique que ces réflexions nous ont suggérées.

Avant la découveute des lobules pulmonaires par Malpighi , vers le milieu du xvii® siècle ‘ , les anatomistes considéraient le poumon comme une masse charnue dans laquelle l’air et le sang se mélangeaient.

Vers la même époque, Bartholin confirme la découverte de Malpighi. Quelques années après les travaux de Malpighi (1675), Willis ® se livre à l’étude du poumon, et dans la description qu’il en donne, il compare l’ensemble des divisions bronchiques et desj lobules pulmonaires qui les terminent à une grappe de raisin.

En 1718, Helvetius® étudie attentivement le poumon, et montre, d’accord en cela avec Haller, l’indépendance des lobules , méconnue par Malpighi et ses con-| temporains, qui paraissaient croire que tous les lobules communiquaient entre eux. Helvétius se borne à reproduire l’idée de Willis, que les lobules du poumon sonlj suspendus aux dernières ramifications bronchiques] comme les grains de raisin à leurs pédoncules.

Dans les travaux de Sœmmeringet de Reisseissen suij la structure des poumons, on ne peut saisir aucui passage dans lequel les auteurs aient comparé le pou-| mon à une glande.

1. Malpighi, Depulmone, epist. ad Bordlium (1661). [Opéra omnia^ pages 320 el 327.)

2. Willis , De respirationis organis et usu [Opéra omnia , T. II).

3. Helvétius , Observations sur le poumon de riiommc (Mémoire l’académie des sciences, 1718).

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