‹ Anatomie et physiologie du poumon considéré comme organe de sécrétionChapitre 8 sur 37 · ARTICLE PREMIER · texte numérisé non relu

ARTICLE PREMIER

IDÉES GÉNÉRALES SUR LES GLANDES

§ !«*■. — Assimilation. Désassimilation.

Lorsque notre pensée s’arrête aux phénomènes intimes de la nutrition , que voyons-nous f Tous nos organes, tous nos tissus arrosés par une quantité infinie de petits canaux chargés de distribuer à ces organes, à ces tissus, le suc nourricier, la partie liquide du sang, celle qui sert à leurgénèse, à leur accroissement, à leur rénovation.

Dans les rapports intimes du fluide nourricier et des éléments constituants de nos tissus, il se passe des réactions chimiques qui développent du calorique, source de la chaleur animale, qu’autrefois on regardait comme produite dans le poumon, alors qu’on s’imaginait que la respiration était une combustion. Au contact du fluide nourricier et des tissus, il ne se produit pas seulement de la chaleur, mais aussi un échange de matériaux, les uns pris au sang par les organes, les autres rejetés dans le sang par ces mêmes organes. Telles sont l’assimilation et la désassimilation.

§ II. — Glandes. Organes de désassimilation.

Le sang, en retour vers le cœur, est chargé, de môme que les vaisseaux lymphatiques, des produits de désassimilation dont l’organisme tend à se débarrasser. Parmi ces produits, les uns sont fixes, les autres volatils. De nombreux organes, les glandes , sont annexés à l’appareil de la circulation ; ils sont chargés de l’élimination des matériaux qui ne peuvent plus servir à la nutrition de l’individu. Certaines glandes éliminent du sang les produits fixes; d’autres éliminent les produits gazeux, volatils. La glande pulmonaire (poumon), et les petits

poumons de la peau* (glandes sudoripares) , sont les voies d’élimination des produits volatils, tandis que les autres produits passent par toutes les autres glandes.

Nous avons déjà dit que la disposition anatomique de l’appareil de la respiration et la structure du poumon sont les mêmes que celles des appareils de sécrétions et des glandes.

Nous prendrons pour point de départ l’examen anatomique des appareils sécréteurs; nous envisagerons la structure des glandes, heureux si nous pouvons arriver ainsi à la démonstration de la proposition qui fait le titre de cet article.

1 . Nous préparons un travail sur les glandes sudoripares considérées comme des organes de respiration, et nous ferons voir l’analogie d’excrétion et de respiration qui existe entre elles et le poumon.

lüKES GÉNÉRALES SUR LES GLANDES.

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