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DES GAINES FIBREUSES

Les gaines fibreuses sont , comme nous l’avons dit , partielles ou générales.

§ Ier. Gaines fibreuses partielles .

Les gaînes partielles , destinées à un seul tendon, sont de deux sortes : les unes parcourent un trajet assez long , telles sont celles des fléchisseurs di*pied et de la main , qui correspondent à toute la surface concave des phalanges ; les autres ne forment que des espèces d’anneaux où se réfléchit un tendon , comme on en voit un exemple au grand oblique de l’œil.

Toutes , en général , parcourent un demi-cercle, et font un demi-canal que l’os complète d’autre part; en sorte que le tendon glisse dans un canal moitié osseux, moitié fibreux. Ce canal est tapissé d’une membrane synoviale, dont l’adhérence avec la gaine fibreuse est égale à celle de la synoviale articulaire avec sa capsule. Par leur surface externe , les gaines fibreuses correspondent aux organes voisins, auxquels les unit un tissu cellulaire lâche.

a6o SYSTÈME

Toutes ces gaînes sont d’un tissu très-dense , trèsserré : elles sont plus fortes , proportionnellement à l’effort que les tendons peuvent exercer sur elles , que les capsules fibreuses ne le sont par rapport aux impulsions diverses que les os peuvent leur communiquer, et qui tendent à rompre ces capsules. Elles se confondent avec le périoste par leurs deux bords. Celles des fléchisseurs s’unissent aussi par leurs extrémité avec l’épanouissement des tendons : de là l’entrecroisement fibreux très-considérable qui se remarque à l’extrémité des dernières phalanges.

Aux membres , il n’y a de ces sortes de gaînes que pour les fléchisseurs : les tendons extenseurs en sont dépourvus. Cela tient d’abord à ce qu’il y a deux tendons de la première espèce à chaque doigt , tandis qu’on n’en voit qu’un seul de la second^ , que conséquemment plus de force est nécessaire pour les retenir dans le premier sens. En second lieu, chaque tendon extenseur reçoit sur ses côtés l’insertion des petits tendons des interosseux et des lombricaux , qui, le tirant en sens opposé dans les grands mouvemens , le retiennent à sa place, et suppléent ainsi aux gaînes fibreuses qui manquent. Enfin les efforts des extenseurs sont bien moindres que ceux des fléchisseurs , dont ils ne sont, pour ainsi dire, que des espèces de modérateurs.

FIBREUX

2ÔX

§ IL Gaines fibreuses générales.

Les gaines générales se voient surtout au poignet et au coude-pied , où elles portent le nom de ligamens annulaires . Elles sont destinées à brider plusieurs tendons réunis. Comme, dans ces deux endroits , tous ceux de la main ou du pied passent en un espace assez étroit , il fallait qu’ils fussent fortement maintenus. D’ailleurs, ces sortes de gaines servent aussi quelquefois à changer, leur direction , comme on le voit dans ceux qui vont se rendre au pouce , soit à sa face palmaire , soit à sa face dorsale , et qui font manifestement un angle à l’endroit de leur passage sous la gaine. Les tendons du petit doigt offrent aussi une disposition analogue.

Ces sortes de gaines présentent deux grandes modifications : dans les unes , comme à la partie antérieure du poignet, tous les tendons se trouvent contigus , séparés seulement par une espèce de membrane lâche qui se trouve placée entre eux ; dans les autres, comme à la partie postérieure du poignet, sous la gaine générale, se trouvent de petites cloisons fibreuses qui isolent les tendons les uns des autres. En général, la résistance de ces gaines est extrêmement considérable.

ARTICLE VIII

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