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ORGANISATION DU SYSTÈME FIBRO-CARTILAGINEUX

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§ Ier. Tissu propre à V organisation du Système fibro cartilagineux .

Le tissu propre à l’organisation du système fibrocartilagineux est composé , comme son nom l’indique, d’une substance fibreuse, plus, d’un véritable cartilage.

La substance fibreuse est comme la base de l’organe. On distingue cette base d’une manière trèsmanifeste dans les fibro-cartilages des coulisses tendineuses et des articulations, dans ceux surtout du corps des vertèbres : elle est bien moins apparente dans les fibro-cartilages membraneux. Elle se trouve tantôt entrelacée , tantôt parallèlement disposée. En général , sa nature est absolument la meme que dans le système fibreux , dure , résistante, dense et serrée : de là la force très-grande qu’ont en partage les différens organes de ce système ; de là, i° la solidité avec laquelle les vertèbres sont maintenues entre elles ; 20 la difficulté de rompre , de déchirer les fibro-cartilages du genou, de la mâchoire, de la clavicule , etc. ; 3° la résistance qu’oppose celui du cubitus aux luxations nférieures de cet os, luxations qui, dans les pronations forcées, ont beaucoup de tendance à se faire, et qui ne sauraient avoir lieu sans la rupture de

ce fibro-cartilage. J’ai vu un exemple d’un déplacement semblable non réduit : le fibro- cartilage avait entièrement disparu. 4°- En ployant les véritables cartilages , ils se cassent à peu près comme une rave; ces organes , au contraire, se ploient en tout sens, résistent aux agens qui les distendent. 5°. On voit des hommes imprudens soulever des enfans par les pavillons des oreilles, dont les fibrocartilages supportent avec facilité le poids de tout le corps : je suis persuadé que ceux du nez pourraient remplir les mêmes fonctions. 6°. On sait que, dans les anévrysmes de l’aorte pectorale ou ventrale , les corps mêmes des vertèbres sont beaucoup plus tôt usés, résistent moins par conséquent que les substances qui les unissent.

La portion cartilagineuse paraît être comme interposée dans les fibres, dont elle remplit les intervalles. Elle est très-manifeste surtout dans les fibro-cartilages articulaires et dans ceux des coulisses : c’est d’elle qu’ils empruntent la couleur blanchâtre qui les caractérise, l’apparence inorganique que leur section offre en plusieurs endroits , l’élasticité qu’ils ont spécialement en partage. Soumis à F ébullition , les fibro-cartilages articulaires, comme ceux des coulisses tendineuses, deviennent jaunâtres, transparens , se fondent en gélatine, quoiqu’avec plus de peine que les vrais cartilages.

Quant aux fibro-cartilages membraneux de l’oreille , du nez , de la trachée-artère , de l’épiglotte, des paupières, leur composition paraît être très-différente. L’action de l’eau bouillante ne les réduit point à l’état gélatineux , au moins d’une

FIBRO-C ÂRTILA GINEUX.

manière sensible ; ils restent blanchâtres , se ramollissent peu , présentent un aspect tout différent de celui d’un organe fibreux ou des autres organes fibro-cartilagineux bouillis , qui se liquéfient après être devenus jaunâtres et demi-transparens. L’inspection des oreilles des animaux qu’on sert sur nos tables le prouve manifestement : je l’ai fréquemment constaté dans mes expériences. Je connais peu de tissus, dans l’économie, qui ressemblent à celui-là. Quand il a bouilli un peu longtemps , l’espèce de périoste qui l’entoure s’en détache ; lui-même se rompt , éclate en plusieurs endroits : les anneaux de la trachée-artère nous offrent surtout un exemple de ce dernier phénomène.

Exposé quelques jours à la macération, ce tissu , de blanc qu’il était, devient d’un rouge très-apparent. Cette couleur est plus foncée que celle qu’acqüièrent dan s l’eau les cartilages d’ossification : tientelle aux mêmes causes? Je l’ignore.

Lorsqu’on fait macérer les fibro-cartiiages intervertébraux, leurs lames fibreuses prennent aussi cette teinte rougeâtre, que je n’ai point vue se manifester dans les autres fibro-cartiiages articulaires, notamment dans ceux du genou.

La dessiccation rend durs et cassans les fibrocartiiages membraneux; ils ne prennent point non plus alors la couleur jaunâtre des tendons et des aponévroses desséchés : ils ont un aspect particulier.

Soumises à cette expérience, les substances intervertébrales prennent une transparence ranaïqua-

ÀNAT. GÉN. T. III. 19

a 90 SYSTEME

ble , différente aussi de celle du système fibreux , sans teinte jaunâtre. Dans les premiers jours de leur macération , ces substances , lorsqu’elles ont été détachées entièrement des vertèbres, sê gonflent, s’élèvent en formant une espèce de cône creux dont le sommet est représenté par le milieu, qui se boursoufle surtout, et la base par la circonférence, qui reste à peu près dans l’état naturel.

La plupart des fibro-cartilages manquent en générai de périchondre : cela est manifeste dans ceux des coulisses tendineuses, où l’os d’un côté, la membrane synoviale de l’autre, revêtent l’organe, dans ceux des articulations que cette membrane entoure des deux côtés, dans ceux des vertèbres, auxquels correspondent seulement les ligamens vertébraux antérieurs et postérieurs. Quant aux fibro-cartilages membraneux, il y a sur eux un tissu fibreux extrêmement distinct; il est épais, intimement adhérent au tissu propre de l’organe , facile à être bien vu par la macération, qui le blanchit d’une manière très-sensible , et qui par là le différencie totalement du tissu fibro-cartilagineux qui est au milieu. En fendant un fibro-cartiîage de l’oreille , du nez, celui de l’épiglotte, etc., après qu’ils ont séjourné dans l’eau , ce fait devient très-évident , surtout pendant l’époque où ils ont la rougeur que j’ai indiquée.

Le système fibro cartilagineux paraît avoir à peu près les mêmes rapports avec les sucs digestifs que les systèmes fibreux et cartilagineux , de la nature desquels il participe ; il est difficilement ^altéré par ces sucs dans l’état de crudité, La

FIBR0-CART1LAGINEUX. âgt

coction, en le ramollissant, donne plus de prise à leur action : il devient alors plus digestible. En général, il donne un aliment moins propre à la nutrition que celui fourni par beaucoup d’autres systèmes.

§ II. Parties communes à V organisation du Système fibro-cartilagineux.

Les organes communs des fibro-cartiîages sont assez peu prononcés ; le tissu cellulaire y est en petite proportion, et s’y trouve tellement serré qu’à peine peut-on le distinguer : la macération le rend cependant apparent.

Peu de sang pénètre leur système vasculaire dans l’état ordinaire : je m’en suis assuré en disséquant un animai tué exprès par l’asphyxie , maladie où le sang , s’accumulant dans les capillaires intermédiaires aux artères et aux veines , vers la tète surtout , rend ces capillaires extrêmement apparens ; mais dans l’inflammation , qui du reste est rare dans les flbro-cartilages , iis sont extrêmement injectés. On n’y suit point de nerfs.

ARTICLE III

propriétés du système fibro-cartilagineux,

§ Ier. Propriétés physiques .

L’élasticité appartient essentiellement à ce système. Cette propriété est très-manifeste, i° dans les

fibro-cartilages des oreilles , lorsqu’on les ploie sur eux-mëmes; 2° dans ceux du nez , lorsqu’on les tord en divers sens; 3° dans ceux de la trachée-artère, lorsqu’on vient à les comprimer, ou qu’après les avoir coupés longitudinalement, on écarte les bords de la division , comme on le pratique dans la trachéotomie, dont le but est l’extraction d’un corps étranger. Elle remplit un usage important dans l’espèce de vibration qui se fait dans les premiers lors de la perception des sons, dans les seconds lors de la production de la voix. 4°- C’est en vertu de leur élasticité que les fibro-cartilages articulaires servent comme d’espèces de coussins qui favorisent, en se comprimant et en revenant ensuite sur eux-mëmes, le mouvement des surfaces osseuses auxquelles ils correspondent ; 5° que ceux des vertèbres en particulier, affaissés pendant le jour , réagissent durant le repos, et rendent ainsi la stature du matin supérieure de quelques degrés à celle du soir. 6°. Enfin , dans le glissement des tendons sur leurs fibro-cartilages , l’élasticité de ces derniers favorise le mouvement d’une manière manifeste.

Cette élasticité des fibro-cartilages est réunie en eux à une souplesse remarquable ; ils se ploient dans tous les sens sans se rompre. Par la première propriété, ils tiennent surtout au système cartilagineux; par celle-ci ils se rapprochent du système fibreux. Il n’est pas étonnant qu’étant intermédiaires à ces deux systèmes par leur texture, ils le soient aussi par leurs propriétés.

F JBRO 'CÀB.TIL A.GINEU X ,

§ IL Propriétés de tissu ,

L’extensibilité est assez souvent mise en jeu dans le système fibro-cartiîagineux. J’ai vu un polype qui avait tellement dilaté les ouvertures antérieures, et par conséquent les fibro-cartilages des narines, que leur diamètre était au moins triple en étendue. L’extrémité externe et cartilagineuse du cojiduit auditif présente souvent , par la même cause , une distension analogue. Dans les torsions diverses de la colonne vertébrale , la portion des fibrocartilages correspondant à la convexité des courbures s’allonge bien manifestement; tandis que la portion opposée se déprime, etc. Cette extensibilité est soumise, au reste, dans beaucoup de cas, à la même loi que dans le système fibreux ,^c’est-à-dire qu’elle ne peut être mise en activité que d’une manière lente et insensible.

La contractilité de tissu s’observe lorsque , dans les cas dont je viens de parler, la cause de distension disparaît. Ainsi, après l’extraction du polype cité, la narine reprit peu à peu son diamètre naturel. J’ai enlevé, sur un chien, un tendon de sa coulisse, en le coupant à une extrémité, et en le tirant par l’autre, de manière à laisser intacte et vide la gaine qui le contenait : cette gaine et le fibro-cartilage sont peu à peu revenus sur eux-mêmes, et la cavité a disparu. Dans le carcinome de l’oeil , où l’ori n’enlève pas les paupières, les tarses , qui s’étaient très-allongés avec ces voiles mobiles, reviennent

peu à peu sur eux-mêmes, et reprennent leurs dimensions , après l’extirpation de la tumeur qui les distendait. Au reste, il faut bien distinguer ces phénomènes de ceux qui sont le produit de l’élasticité : ces derniers sont prompts , subits : fortement distendu, le fibro-cartilage de f oreille cède un peu, et revient tout à coup sur lui-même; les autres, au contraire, sont caractérisés le plus souvent par une lenteur remarquable.

§ III. Propriétés vitales .

Toutes les propriétés vitales sont très-peu caractérisées dans les fibro-cartilages ; point de sensibilité ni de contractilité animales dans l’état naturel : la première se développe cependant par Finflammation. La sensibilité organique et la contractilité insensible ne s’y trouvent qu’au degré nécessaire à la nutrition. Jamais il n’y a de contractilité organique sensible.

Cette obscurité dans les propriétés vitales imprime une lenteur remarquable à tous les phénomènes de la vie des organes qui nous occupent. J’ai observé qu’en faisant aux oreilles d’un chien une section longitudinale, et en réunissant ensuite les bords de la plaie par un ou deux points de suture , la peau , au bout de peu de jours , est exactement recollée; mais ce n’est qu’au bout d’un temps bien plus long que la réunion du cartilage s’opère au-dessous , comme* on peut le voir en examinant les parties après la réunion des tégumens.

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Je présume que la même chose arrivait dans l’opération autrefois usitée de la trachéotomie, où les parties molles, formant d’abord laciqatrice, maintenaient en contact les demi-anneaux cartilagineux , qui finissaient enfin pas s’agglutiner entre eux.

C’est encore à cette obscurité des propriétés vitales des fibro-cartiîages , à leur peu d’énergie, qu’il faut rapporter sans doute aussi la rareté des maladies de ces organes. Je connais peu de systèmes organiques dans l’économie animale qui. soient plus rarement affectés que celui des fibro-cartiîages du nez, des oreilles, de la trachée-artère, etc. La gangrène les attaque difficilement ; ils ne sont presque pas altérés par elle, tandis que les parties molles qui les entourent sont déjà toutes noires. On connaît peu l’espèce de -fluide qu’ils rendent dans leur suppuration. La formation du pus paraît même y être très-rare , vu leur peu d’activité vitale.

Comme ces organes ne sont presque jamais malades , on ne peut que difficilement connaître leurs sympathies : je n’en puis citer aucun exemple.

ARTICLE IV

DÉVELOPPEMENT DU SYSTÈME EIBRO-CAPTILA GINEUX.

§ Ier. État de ce Système dans le premier âge .

Dans les premiers temps de l’existence, les fibrocartilages articulaires sont assez développés, ce qui paraît être l’effet de la largeur des articulations à cette époque. En effet , comme les extrémités des os sont plus grosses à proportion , pendant qu’elles sont cartilagineuses, que lorsque l’état osseux lésa envahies, les articulations sont aussi proportionnellement plus larges , et les organes qu’elles renferment plus marqués.

Les fibro-cartilages des coulisses , qui se trouvent presque tous , comme on sait , situés aux extrémités des os longs , ne sont point , dans le premier âge , distincts des cartilages d’ossification qui forment alors ces extrémités. Confondus avec eux , ils n’offent aucune ligne de démarcation lorsqu’on coupe l’os à leur niveau. Cet état subsiste jusqu’à l’entière ossification: alors les fibro-cartilages des coulisses restent isolés comme les cartilages des extrémités osseuses.

Chez l’enfant, la portion gélatineuse interposée paraît prédominer sur la portion fibreuse, dans les fibro-cartilages articulaires et dans ceux des coulisses. Cela est remarquable dans les substances inter-vertébrales, où celte espèce de mucilage qui

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occupe le centre est en raison inverse de l’âge pour la quantité , et où les fibres se prononcent aussi toujours davantage. Au pubis , tout est presque homogène chez le fœtus ; les fibres transversales ne deviennent bien apparentes que dans un âge plus avancé. Les articulations du genou , de la mâchoire, etc., nous présentent, dans leurs fibro-cartilages, la même disposition. L’ébullition en extrait alors une quantité beaucoup plus grande de gélatine ; ils ont plus l’aspect lisse des cartilages.

Les fibro-cartilages membraneux se développent en général de bonne heure , ceux de l’oreille , des yeux et du nez spécialement. On les voit très-prononcés dans 1 & fœtus. J’ai observé , sur deux acéphales, que ', comme toutes les autres parties de la face , ils avaient un volume extrêmement remarquable, et bien supérieur à celui de l’état ordinaire. Au reste, tout le système fibro-cartilagineux est, dans le fœtus , extrêmement mou , souple , et peu résistant.

§ II. État du Système fibro - cartilagineux - dans les âges suivans.

Ce système se fortifie à mesure qu’on avance en âge: dans le vieillard , il devient dur, difficile à céder , par la nature particulière que prennent ses substances nutritives. C’est à cette circonstance qu’il faut attribuer i° la raideur et l’inflexibilité de la colonne vertébrale , dont les fibro-cartilages maintiennent toutes les pièces dans une espèce d’immobilité; 20 une partie des difficultés que le vieillard

âgB SYSTÈME

éprouve à entendre les sons , la conque ne pouvant plus vibrer et les réfléchir aussi bien; 3° la moindre susceptibilité de ses narines pour se dilater, leurs fibro-cartilages cédant moins à l’effort musculaire , qui , du reste , est aussi moindre ; 4° les difficultés du glissement des tendons, leurs coulisses étant beaucoup moins souples, etc.

Les fibro-cartilages ont, en général, beaucoup moins de tendance à s’ossifier chez le vieillard que les cartilages proprement dits. Les membraneux ne* m’ont jamais offert ce phénomène ; peut-être cela tient-il chez eux à cette texture particulière , et même à la différence des principes qui entrent dans leur composition , à la petite quantité de gélatine qu’on y trouve. Parmi les articulaires , il n’y a guère que ceux des vertèbres qui quelquefois se pénètrent de phosphate calcaire ; ce qui est rare cependant. Ceux des coulisses sont comme les cartilages des articulations mobiles , ils gardent constamment leur nature : seulement, dans l’extrême vieillesse, leur épaisseur paraît un peu diminuer, par l’ossification de leurs lames qui correspondent à i’os ; ce qui , du reste , est très-peu sensible (i).

(i) ANATOMIE PATHOLOGIQUE DU SYSTEME FI BR O— CARTILAGINEUX.

§ Ier. Altérations dans les formes extérieures.

On trouve quelquefois , dans les maladies , les substances inter-vertébrales singulièrement gonflées , ramollies , gorgées de fluides ; ce qui produit une plus grande mobilité et peu de so-

FIEÏIO-CARTILAGINEUX.

lidité dans la colonne vertébrale. La symphyse du pubis éprouve plus manifestement encore cette altération dans la grossesse.

§ IL Altérations dans T organisation.

Les affections organiques des fibro-cartilages sont peu connues. Cependant on y a vu des ulcérations ; Palletta et M. Brodie ont décrit une variété du mal vertébral qui commence par l’érosion des fibro-cartilages inter-vertébraux (ï).

On n’a pas observé la manière dont se réparent ces organes lorsqu’ils sont divisés. C’est ce qu’il serait facile de voir , par exemple , après l’opération de la symphyse.

Quant à l’ossification des fibro-cartilages, on peut établir ici , comme dans le système cartilagineux , une distinction fondée sur l’époque à laquelle cette ossification a lieu. Il y a en effet des fibro-cartilages temporaires qui servent de moules à des os , comme il y a des cartilages de ce nom : ceux-là s’ossifient régulièrement, et cette transformation n’est pour eux qu’une suite de leur développement naturel. Ces fibro-cartilages d’ossification se rencontrent là où des os se développent dans des tissus fibreux, comme on l’a vu , à l’article du système osseux , pour les os ‘sésamoïdes : les points osseux des ligamens stylo -hyoïdiens et thyro-hyoïdiens se forment encore de cette manière. Au contraire , les fibro-cartilages permanens passent rarement à l’état osseux. Cela arrive quelquefois pour ceux des vertèbres , comme il a été dit (page 298 ) : encore souvent, dans ce cas, les couches extérieures sont-elles seules envahies. Au pubis , ce phénomène est extrêmement rare ; il l’est un peu moins dans la symphyse sacro-iliaque , dans les articulations sacrées. Les organes fibro-cartilagineux semblent intermédiaires, sous ce rapport, aux tissus cartilagineux et fibreux , comme ils le sont sous beaucoup d’autres ; ils s’ossifient moins souvent que les premiers , mais plus fréquemment que les seconds.

(1) Avant la publication du travail de Brodie, M. Marjolin, dans ses cqurs , avait signalé celte variété du mal de Poit , qui commence par l'inflammation et le ramollissement des substances inter-vertébrales. ( F. Blabdin. )

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SYSTÈME FIBAO-CARTILAGIRBUX.

§ III. Altérations dans le développement.

Il se fait des fibro-cartiîages accidentels , i° dans le mode de guérison de certaines fractures mal maintenues ; 2° dans les fausses articulations , à la suite desquelles le périoste prend souvent cette forme ; 3° dans les ankylosés fausses , qui sont quelquefois produites par des brides de la même nature ; 4° enfin , daus des kystes , dans des tumeurs composées de l’utérus , de la glande thyroïde , etc. , et dans lesquelles on trouve souvent des parties fibreuses , d’autres fibro-cartilagineuses y etc. (Béclard. )

SYSTÈME MUSCULAIRE DE LA VIE ANIMALE. 3ol

Le système musculaire général est bien manifestement divisé en deux grandes sections , différentes essentiellement Tune de l’autre par les forces vitales qui les animent, par leurs formes extérieures, par leur mode d’organisation , et surtout par les usages qu’ils remplissent, les uns dans la vie animale, les autres dans la vie organique. Nous ne les considérerons donc point ensemble. Commençons par l’examen des muscles de la vie animale.

Les muscles de la vie animale sont répandus en très-grand nombre dans le corpsTiumain. Aucun système ne forme , par son ensemble , un volume plus considérable; aucun n’occupe plus de place dans l’économie. Outre les régions nombreuses que remplissent les muscles, ils forment un plan généralement répandu sous la peau , qui partage , pour ainsi dire , les fonctions de cet organe , protège comme lui les parties subjacentes , essuie impunément comme lui l’action des corps extérieurs , peut meme être divisé dans une étendue plus ou moins considérable, sans que les fonctions générales de la vie en souffrent sensiblement; ce qui le rend très-

3o2 système musculaire

propre à défendre les organes plus profonds , dont

la lésion serait funeste.

ARTICLE PREMIER

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