MÉTHODE D'EXAMEN
Dans ce but j'ai inclus très soigneusement des yeux humains, après avoir déterminé par une marque (par exemple un fil plongé dans la celloïdine) la position des muscles droits externe et interne. Après le durcissement, dans la liqueur de Muller, ^^9- 26. l'œil est coupé horizontalement, la Cor- Appareil de E. Berger née est soigneusement écartée jusqu'à ^^bîe foîmrd^objète'mn l'iris et après avoir enlevé la partie ^^'^^^^m^^^^ postérieure, l'œil est inclus dans la celloïdine de la façon suivante.
La figure ci-jointe représente sur une échelle diminuée un appareil que j'ai construit moi-même et décrit à la société de biologie en 1888 *. Il consiste en une plaque do laiton repliée deux fois à angle droit. La partie supérieure est occupée par un petit cadre de laiton. Sur le fond de la plaque de laiton et aussi sur le cadre sont des trous percés à 1 milli* mètre de distance. On passe dans ces trous des fils ou mieux des cheveux, et on lie les extrémités de façon à obtenir une série de fils verticaux.
Le morceau découpé de Tœil inclus, étaot d'abord introduit durant quelques minutes dans l'alcool , puis dans l'éther, est disposé sur le fond de l'appareil, de telle façon que le plan de l'iris soit aussi près que possible des fils verticaux. Puis on met l'appareil dans un petit récipient et on y verse soigneusement une solution concentrée do celloïdine. Après le durcissement de la celloïdine, on enlève en coupant l'appareil de laiton avec son contenu et on les met dans l'alcool étendu dont la densité est 0,84 pour produire un durcissement suffisant. A l'aide du microtome, on débite le morceau de l'œil avec les fils voisins; on les dissèque perpendiculairement à la direction des fils en série de coupes méridiennes.
* Bergeb, Compte rendu de la Société de Biologie. 1888, 9 mars.
On dessine ensuite au moyen de la chambre claire les contours du corps ciliaire, du cristallin, les limites des parties zonulaire et prézonulaire de la chambre postérieure et la limite du corps vitré; on s'arrange de façon que les images des coupes transversales des fils se superposent.
Dans le cas qui nous occupe, j'ai examiné sur les coupes frontales l'espace compris entre 2 procès ciliaires variant dans la partie antérieure de l'œil, entre mm. 4 et mm. 7. L'épaisseur d'une coupe était de 0mm. ,05; par conséquent, il faudrait noter dans une série de 14 coupes tous les changements de forme, qui existent entre le val et la montagne ci* liaires.
Mais cela n'est suffisant que pour la partie antérieure du corps ciliaire, car les procès ciliaires s'écartent l'un de l'autre en arrière. Étant donné ce fait et considérant en outre que beaucoup de procès ciliaires (c. fig. 4) sont obliques sur la surface du corps ciliaire, il est facile de comprendre pourquoi les coupes méridiennes, sauf quelques exceptions, n'intéressent jamais à la fois le val et la montagne ciliaires, mais coupent plus ou moins l'un ou l'autre.
On dessine eCisuite les contours de la montagne et du val ciliaires en joignant les contours des séries découpes situés le plus en dehors et le plus en dedans. Chaque coupe et son contour étant numérotés, j'ai pu déterminer sur les dessins les détails correspondant à chaque partie de la figure qui en résultait. Quand le dessin est fini, on peut l'agrandir dans une proportion voulue et inscrire les détails observés sur les préparations micrographîques, à la nouvelle échelle de grossissement.
Le grossissement est égal à la distance de deux fils dans l'image de leur distance réelle, soit 1 millimètre, produite par la chambre claire. Il est facile de calculer, à l'aide d'une échelle construite pour cette méthode d'examen, la grandeur véritable des objets dessinés à la chambre claire. La figure 1 (planche I) représente les procès ciliaires de la partie tempo-