PARTIE ZONULAIRE DE LA CHAMBRE POSTÉRIEURE i
les parties postérieures du corps ciliaire se terminent, au contraire, dans la cristalloïde antérieure. II en résulte que ces deux sortes de fibres s'entrecroisent ; dans le sillon formé par rentrecroisement des fibres dont nous venons do parler, la portion pré-zonulaire est la plus profonde. A chaque val ciliaire, l'entrecroisement des fibres et par suite le sillon subit une déviation et se dirige en arrière et en dehors. Un diaphragme, comme Ta décrit Brailey*, n'isole pas la partie pré-zonulaire de la chambre postérieure.
Au niveau des montagnes ciliaires, j'ai trouvé le diamètre sagittal de la partie pré-zonulaire égal à mm. 1 * ; au niveau des vais ciliaires, ce diamètre est de 0mm. 2 àO mm. 4.
Donc toujours la partie prézonulaire est plus profonde aux vais qu'aux montagnes. (Voir fig. 27.) Cette différence est néanmoins soumise à de grandes variations ; ainsi, dans la portion nasale de l'œil, où les procès ciliaires sont le moins développés, cette différence de profondeur de la partie prézonulaire des vais et des montagnes est moins prononcée qu'ailleurs, et peut même devenir extrêmement faible.
b). — PARTIE ZONULAIRE DE LA CHAMBRE POSTÉRIEURE
Étendue. — Sa limite antérieure vient d'être décrite. La limite postérieure, examinée sur des yeux n'ayant subi aucune dXiévdXxoiï post mortem^ correspond presque à celle du corps vitré. Dans Tespace compris entre les procès ciliaires et le cristallin, la limite postérieure de la partie zonulaire a la même étendue aux crêtes qu'aux vais ciliaires, abstraction
« Bbailbt, Guy's Hospital Rep. III. Sér. XXIV. p. 243.
* Pour mesurer les diamètres de la partie pré-zonulaire, il faudrait employer des préparations congelées. Les chiffres que je cite montrent la petite différence de profondeur de la partie pré-zonulaire entre la montagne et le val ciliaire. Le durcissement étant fait avec soin, la limite postérieure de la partie pré-zonulaire ne peut pas être changée.
faite de quelques exceptions que nous avons constatées en nous servant de la méthode décrite ci-dessus.
Examinons maintenant la partie zonuiaire, voisine de la portion moyenne de la couronne ciliairo. Dans les crêtes ciliairos naissent un nombre très faible de fibres zooulaires, dont la plupart se trouvent dans les vais ciliaires. La limite postérieure de la chambre postérieure de l'œil est donc constitutive par les montagnes (voir^ym, fig. l,pl. I); ellesccon-
Fig. 27.
Schéma du silus des fibreg zonulaires formant la limite poslérieure de la partie prù-zonulaire de la chambre postérieure de I'œiI ; — ip, libres zoDulaires prenant naissance au\ procâs ciliaires : — zv, Tibres zonuiaires çrecant naissance au 1 vallées ciliaires ; — C, crislailin ; — ce, corps eillaire; — cv, corps vitré ; — J, iris ; — se, sclèrotiiîue.
fond presque avec le contour des crêtes elle8-mêmes;auxvals cilaires, au contraire, cette limite est unpou éloignée du corps ciliaire. Dans la partie postérieure du corps ciliaire, ta limite de la partie zonuiaire est constituée aussi bien par les montagnes que par les vais ciliaires.
De là, résulte qu'il existe, entre le corps ciliaire et la surface an téro-ex terne du corps vitré, de petits espaces 'en forme de tuyaux qui sont traversés et limités en arrière par des fibres zonulaires ; les fibres zonu lai res placées à la surface du corps vitré ne constituent pas une véritable membrane, mais sont
■ Quelquefois il existe aussi de petits espaces remplis d'humeur aqueuse en arriére de la montagne ciliaire. Il semble que ces espaces communiquent également avec la partie pré-zonulaire de la chambre postérieure ,
dÀNAL D*âANNOVER 189
séparées par de petits espaces fenêtres, de telle sorte que ToD obtient une espèce de grille»
Dans une communication * antérieure, j'ai déjà décrit ces prolongements de la chambre postérieure que je propose d'appeler : prolongements intravallaires {procès intravallaires) de la chambre postérieure de rœil *.
Ligament prismatique du cristallin et canal (T Hannover . — Nous venons de décrire l'entrecroisement des fibres zonulaires, qui prennent naissance dans la partie antérieure des procès ciliaires pour aboutir à la cristalloïde postérieure, et des fibres zonulaires qui se terminent dans la cristalloïde antérieure.
En outre, un peu en arrière de l'équateur du cristallin, d'autres fibres zonulaires viennent s'attacher à la cristalloïde par des extrémités un peu élargies.
L'espace limité par les fibres zonulaires aboutissant dans la cristalloïde antérieure et par celles qui se terminent dans la cristalloïde postérieure se trouve quelquefois décrit comme canal (canal d'Hannover, par erreur nommé « canal de Petit ^ » ; par Claeys nommé canal d'Ivs^ANOPp) ; certains auteurs nient sa nature de canal et le considèrent comme un recessus de la chambre postérieure traversé par des fibres zonulaires; Gerlacu le désigne sous le nom d'c espace de Petit » ; ajou-
* Berger, v. Grœfes Archiv. XXXVHI, 2, p. 44.
* Je lis dans une communication faite « dans l'intérêt de la clarté littéraire » (im Interesse litterarischer Kherung) par IIans Vircuow, après qu'il eut vu les préparations de Rdhnt (Ber. der opthalm. Gesellschaft in Heidelberg 1885) que les « recessus » de la chambre postérieure décrits par Rubnt ne représentenrque les parties des vais ciliaires exemptes de fibres zonulaires; par conséquent les M recessus » de Kdhnt n'ont rien de commun avec les prolongements intervallaircs de la chambre antérieure de l'œil que je viens de décrire. D'ailleurs aucun des auteurs, qui ont examiné la zone do Zinn ù l'aide de la celloîdine, n'a constaté de prolongements intervallaircs de la partie prézonulaire de la chambre postérieure,[prolongement8 qui d'après Kchnt auraient une étendue de 1mm. 5.
* Cette erreur vient de ce qu'un certain nombre d'auteurs, sur des coupes méridiennes de l'œil, n'ont trouvé que ce seul canal situé dans le ligament suspenseur du cristallin ; et sans avoir essayé de pratiquer des injections, ils ont émis l'opinion que ce canal était identique à celui qui avait été injecté par Petit (canal godronné) qu'on peut injecter avec du mercure ou de l'eau.
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tons enfin qu'il a été considéré comme un ligament prismatique solide et appelé ligament prismatique du cristallin (Mkr-