ANATOMIE COMPARÉE
à celle qui est la conséquence de la putréfaction cadavérique *.
L'existence d'un espace post-lenticulaire produit par le décollement antérieur du corps vitré n'a pas encore été constaté àTexamen anatomique. Imre^ a observé à l'examen clinique la présence d'un espace post-lenticulaire dû au décollement antérieur du corps vitré dans deux cas d'extraction de cataracte. L'hyaloïde décollée était bien reconnaissable au reflet soyeux qu'elle produit.
REUARQUES SUR l' ANATOMIE COMPARÉE DU LIGAMENT SUSPENSEUR DU
Il m'a semblé intéressant de contrôler par l'anatomie comparée les résultats que j'ai obtenus par l'examen en celloïdine de l'appareil suspenseur du cristallin; il résulta^ comme je l'avais décrit, que chez la poule les fibres zonulaires passent aussi dans la cristalloïde antérieure, aussi bien que dans la postérieure, il en est de même chez le crapaud, où elles se terminent aussi à l'équateurdu cristallin. Chez la poule, on ne peut pas parler d'un ligament prismatique ou d'un canal d'HANNovER, parce que les procès ciliaires touchent le bord du cristallin.
Quoique le passage des fibres de l'appareil suspenseur dans la cristalloïde me parût incontestable chez quelques poissons, les examens faits plus tard m'ont montré, au contraire, que le € ligament circulaire » des poissons décrit par Guvier et Va- LENciENNEs uo correspoud nullement au ligament hyaloïdéocapsulaire.
Ce qui confirnrait mon erreur et me faisait considérer comme identiques les ligaments supenseur et circulaire, c'est que les fibres de l'appareil suspenseur des poissons provien-
* Les commuDications ouvertes entre l'espace post-leoliculaire et la partie post-zonulaire de la chambre postérieure admises par quelques auteurs récents ne nous semblent pas encore suffisamment établies.
s fMRB, Rlinische Monatsblœtter fur Augenheilkunde, XIV.
nent, comme les fibres zonuiaires de Thomme en arrière de Tora serrata, des faisceaux radiaires de fibrilles plus fines. Par conséquent^ je me trouve forcé de modifier mon opinion sur ce sujet, exprimée dans le n Morphologisches lahrbuch », t. VIII, pp. 106-107.
Il n'est guère d'objet plus difficile à examiner que l'appareil suspenseur du cristallin. Pour montrer quelles erreurs sont possibles dansPcxamen de la zone de Zinn, je dirai qu'un observateur de la valeur de Bruegke Ta considérée comme une membrane homogène et a cru que ses plis produisaient, dans la cristalloïde postérieure, des fibres zonuiaires qui n'existaient pas en réalité. De même F.-Ë. Sghultze admettait que les fibres zonuiaires passent seulement sur la cristalloïde antérieure.
Les noms de Dëscartes et de Brisseau ^, qui sont en vérité les fondateurs de la théorie de l'accommodation développée ensuite par Helhholtz, et le nom de Petit, auquel nous devons les premières connaissances sur l'existence des espaces lymphoïdes voisins du cristallin, resteront toujours immortels dans l'histoire de l'anatomie de l'œil.
GONaUSIONS RÉSULTANT DE NOS RECHERCHES SUR LA GHAUBRE POSTÉ- RIEURE DE l'oeil et le UGAMENT SUSPENSEUR DU GRISTALUN
Je résume, comme il suit, les résultats les plus importants do mes recherches sur la chambre postérieure et le ligament suspenseur du cristallin.
1* La chambre postérieure de l'œil est divisée en trois parties : une partie exempte de fibres zonuiaires (pré-zonulaire), une partie (zonulaire) traversée par ces fibres, et une partie située en arrière des fibres zonuiaires (post-zonulaire) ;
2** La partie pré-zonulaire est dans sa portion périphérique plus profonde de 0, 2 à 0, 4 millimètres aux vais ciliaires
1 Brisseau, dans son Traité de la cataracte et du glaucome, 1705.