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PAUPIÈRES

Sur une coupe transversale, la partie superficielle, c'est-àdire la peau, ne présente rien de bien particulier; les papilles du derme sont très peu développées, et augmentent vers le bord libre des paupières. La couche épidermique est composée des cellules contenant un pigment noirâtre et des cellules dont le protoplasma est granuleux (Plasmazellen). Les poils, extrêmement minces, sont munis, au niveau de leur follicule, de petites glandes sébacées.

Tout près de la lèvre antérieure du bord libre se trouvent les cils disposés sur deux rangs. D'après Donders, leur nombre est plus grand à la paupière supérieure, où il atteint le chiffre de 100 à 150, qu'à la paupière inférieure, où l'on en compte seulement de 50 à 70; leur longueur à la paupière supérieure est de 8 à 12 mm., tandis qu'elle n'est que de 6 à 8 mm. à l'inférieure. Les cils présentent une légère courbure, dont la convexité est dirigée vers la fente palpébrale.

Los cils se renouvellent rapidement ; d'après Donders tous les 100 ou 150 jours. Dans la gaine des cils se déversent les produits de petites glandes sébacées, et de glandes sudoripares modifiées désignées sous le nom de glandes de Moll. Les glandes do Moll sont caractérisées par des conduits vecteurs très étroits et des canaux sécréteurs très larges, fortement contournés en spirale et offrant une certaine ressemblance avec les glandes ccrumineuses. Onles observe disposées sur deux

* Hache, Rcc. d'OpUthalmoIogie, 1889, août.

CILS. COUCRES DES PAUMËRES 329

OU quatre rangs, un peu en arrière des cils; d'après Sattleh, elles sont situées exactement à une distance do mm. 2 de la lèvre antérieure de la paupière. Les éléments sécréteurs do CCS glandes sont des cellules cyllndriiiues, entourées d'une couche externe do libres lisses fusiformesi les conduits

Fig. 30.

CoiipeaagittaleilelH paupière supérieure : — i , peau ;

— 2, porUon palpûbrale du muscle orbiculaire des paupières ; — 2, partie <lu membre ilii muacte décrite sous io DO m de muscle ciliairc de Riolan ; — 3, cils ; — 4, glande di' Moll ;

— 5, glande de Meibo-

f lande do Meibomius ; — , bot^ adhérent (supérieur) du cartilage lai'ae ;

— 7, liaau conjuaclir lâche situé entre le cartilagi'tarse et l'expansion aponévrotique ilu tendon dn ra. reli'veur de la paupière supérieure; — S, expansion aponévrotique du dernier muscle i — 9 , muscle palpébral supérieur de HOlIcr.

vecteurs sont recouverts do deux assises de cellules épitliélialos cylindriques. Au-dessous du derme, on trouve un tissu conjonctif très lâche, séparant la peau du muscle orbiculairedes

paupières; une portion de ce muscle entoure les conduits des glandes de Meibomius au voisinage de la lèvre postérieure du bord palpébral.

La portion centrale de la paupière est, d'après Schwalbe, formée de trois parties, qui sont ; — t" en avant, une couche

conjonctive laniineuse immédiatement au-dessus du muscle orbiculaire, et constituée par Taponévrose du releveur de Ja paupière supérieure ; — 2o uoc couche moyenne formée par les fibres lisses dos muscles palpébraux supérieur et inférieur ainsi que par les cartilages-larses ; — 3® une aponévrose, qui vase fixer dans la paupière supérieure sur un prolongenfienl du droit supérieur, et dans la paupière inférieure sur un prolongement du droit inférieur. Ces prolongements agissent synergiquement avec les muscles qui remuent l'œil dans le sens vertical, soit vers le haut, soit vers le bas.

Les cartilages- tarses sont constitués par du tissu conjonctif lamineux très serré, et contiennent les glandes de Meibomius; une glande de Meibomius est formée par plusieurs glandes sébacées agglomérées ; ce sont des glandes en grappe dont le conduit vecteur, représentant Taxe ou la tige, traverse toute la hauteur du cartilage-tarse. Chaque acinus a un diamètre de 0,08 à 0,15 mm. et est entouré d'une membrane propre assez mince et contenant des noyaux; la face interne de Tacinus est tapissée par un épithélium cubique stratifié ; ces éléments épithéliaux présentent, comme dans toute glande sébacée, les phénomènes de dégénéresencegraisseuse. Le conduit sécréteur qui a un diamètre de 0, 1 mm., est constitué par une membrane propre, revêtue de cellules épithéliales aplaties et stratifiées; ce conduit débouche à la lèvre posté* rieure du bord libre de la paupière.

La couche postérieure des paupières est représentée par la portion palpébrale de la conjonctive, dont nous donnerons dans le chapitre suivant la description microscopique.

Vaisseaux et nerfs. — Les paupières supérieure et inférieure sont nourries par les artères palpébrales médiane et temporale; les deux vaisseaux, en s'anastomosant, forment un arc situé en avant des cartilages-tarses (arcus palpebralis tarsei internus). Dans la paupière supérieure, cet arc est distant du bord libre de 1 à 2 mm., et dans la paupière inférieure de 2 à 3 mm. La paupière supérieure présente un se-

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