‹ Anatomie pathologique de la moelle épinièreChapitre 6 sur 86 · INTRODUCTION. XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XI

planches quelques imperfeclions, plutôt que d'altérer le caractère d'absolue sincérité qui constitue, en somme, leur principale valeur scientifique.

Les planches sont en effet la reproduction, à l'aide de la photogravure, des photographies de nos préparations histologiques. Pour obtenir les clichés photographiques, nous nous sommes arrêtés, après de nombreux essais, à deux dispositifs différents, l'un pour obtenir les faibles grossissements et l'autre les forts.

Pour les faibles grossissements, nous nous sommes servis du microscope à projection de J. Duboscq, qui nous permettait d'éclairer fortement la préparation et d'interposer avec facilité des liquides colorés. L'image, reçue par un 00 de Vérick, était projetée sur la surface sensible placée dans une chambre photographique horizontale. L'objectif a été disposé pour recevoir divers diaphragmes plus ou moins réduits suivant les cas.

Pour les forts grossissements, nous avons supprimé le porte-objet, le porte-objectif de l'appareil de Duboscq, ne gardant, par conséquent, que le condensateur. En avant de celui-ci nous avons placé, dans la position horizontale, un microscope de Beck, dont la platine tournante et à double mouvement- nous permettait d'explorer avec facilité la préparation (1). Les objectifs employés ont été le 4, le 7 et le 8 de Vérick suivant les cas. L'image était reçue dans la même chambre photographique qui était réunie au tube du microscope au moyen d'une enveloppe souple imperméable à la lumière. En aucun cas nous n'avons employé l'oculaire. La source de lumière qui a servi a été la lumière oxhydrique traversant, suivant les hypothèses, une solution bleue ou jaune. Nous nous sommes servis avec avantage, en général, des plaques au gélatino-bromure (marque as de trèfle), et pour certaines préparations dans lesquelles le jaune ou le rouge dominaient, des plaques isochromatiques (Monckhoven) plus sensibles à ces rayons. Les temps de pose ont été très variables depuis une fraction de seconde jusqu'à vingt minutes et plus quelquefois. Tous les développements ont été effectués à l'acide pyrogallique par la méthode imaginée par l'un de nous.

Nous tenons, en terminant, à adresser nos sincères remerciements à M. G. Masson pour le soin qu'il a mis à parfaire cette édition, et à témoigner notre vive gratitude à MM. Lumière et fils, de Lyon, qui ont exécuté nos photogravures avec autant d'empressement que de talent.

Paul Blocq. Albert Londe.

(1) Le microscope de Beck qui nous a servi pour l'exécution de ce travail nous a été obligeamment prêté par M. le baron Boucheporn et nous lui adressons à cette occasion nos plus sincères remerciements.

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