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1 ; \ Pa Az . . j crurale du même côté. On lui a fait à cette époque sur le genou droit des raies de feu dont les cicatrices sont encore visibles.
Les premiers symptômes de tabès sont apparus il y a 7 ans. C’étaient des pertes séminales suivies bientôt d'impuissance.
Ilya3ans apparition de douleurs fulgurantes dans les deux
jambes, douleurs qui depuis cette époque sont restées à peu
près toujours aussi fortes. I1 y a un an le malade a commencé
à éprouver des troubles dans la marche marqués surtout dans l'obscurité et quand il s'agissait de descendre les escaliers (1).
Puis quelques mois après il a commencé à lancer Les jambes en dehors : un mois avant d'entrer à l'hôpital, apparition d’incontinence d'urine : puis crise gastrique violente ayant duré huit jours qui le décida à entrer à l'hôpital.
Etat actuel. — Incoordination motrice très accusée qu'on.
démontre par les procédés habituels, station debout les yeux fermés ou bien en faisant tourner le malade sur lui-même.
Les réflexes rotuliens sont complètement abolis : il existe un retard très considérable de la perception des sensations (piqüres, pincements), la sensibilité au contact est conservée, la sensibilité à la température est au contraire très troublée, le malade commet des erreurs sur la position de ses jambes (perte du sens musculaire).
Les douleurs fulgurantes sont actuellement très violentes, le malade a toujours de l’incontinence d’urine. Il existe un léger degré de myosis, les pupilles ne changent pas sous l'influence des variations lumineuses, et obéissent bien au contraire à l’'accommodation.
Quatre ou cinq mois avant d'entrer à l’hôpital le malade à éprouvé au niveau de la partie inférieure gauche du ventre et à la face interne de la cuisse gauche des démangeaisons très vives, puis dans ces endroits la peau est devenue plus dure, plus épaisse de façon à former des plaques indurées qui ont aug-
(1) Le malade a eu il y a 18 mois un mal perforant au pied droit, au niveau du gros orteil. .
! an per Ve
menté peu à peu. Les démangeaisons ont disparu depuis que
le malade est à l'hôpital.
Description des plaques de sclérose cutanée. — Ala partie inférieure de l'abdomen, au niveau de la fosse iliaque gauche, existe une plaque saillante aux contours assez irréguliers au milieu
de laquelle on voit des parties déprimées formant comme des
îlots sains au milieu des parties malades. On trouve tout autour de la grande plaque deux petits îlots analogues et également saillants complètement séparés d'elle ou bien s'y rattachant par de petits prolongements étroits. Ces plaques fontune saillie d'à peu près un millimètre et présentent une coloration jaunâtre, le bord étant légèrement rosé sur certains points. Ces plaques sont dures et résistantes au toucher, elles ne se laissent
. pas déprimer par les doigts. La peau saine autour des plaques
est un peu plissée.
A la partie inférieure de la face interne de la cuisse gauche se trouvent des lésions analogues, mais beaucoup plus étendues.
Il existe une grande plaque allongée suivant à peu près le trajet de l'artère fémorale, commençant à deux centimètres audessus du creux du jarret pour se terminer vers le quart supérieur de la cuisse. Cette bande aune largeur maxima répondant à l’union du tiers inférieur avec le tiers moyen de la cuisse; ellese termine en bas par de petits prolongements irréguliers. Cette plaque présente la même coloration que la précédente, la même consistance, elle fait la même saillie sur les téguments environnants. Ses bords présentent une légère coloration rosée rappelant le lilac ring des Anglais.
On trouve au milieu de la plaque à la partie supérieure deux espaces de peau saine, grands chacun comme une pièce de cinquante centimes, tranchant sur les parties environnantes par leur coloration blanchâtre, par leur dépression et leur consis-
tance molle. Tout autour la plaque de sclérodermie a ses!
caractères habituels. Une zone semblable se retrouve à la partie inférieure de la plaque. Au-dessus de cette plaque on en trouve une petite isolée, de la grandeur d’un pois, faisant très peu
d LT mais offrant, comme les autres, un aspect lisse luisant,
rappelant le tissu de cicatrice et présentant un peu d’induration. Il existe une hyperesthésie marquée au niveau des plaques. L'état de ces plaques de sclérodermie a ee varié pendant le séjour du malade à l'hôpital.
Dans le cours de mai, un matin, après avoir ressenti des douleurs violentes pendant la nuit dans le deuxième orteil gauche, le malade a trouvé ce doigt froid et noirâtre. On a craint un instant qu’il ne se fit là du sphacèle ; il s ’agissait d’une simple ecchymose qui disparut ensuite peu à peu.
Une ecchymose analogue apparut dans les mêmes circonstances à la suite de douleurs violentes, au niveau du genou gauche.
Enfin, au mois d'août il se fit une collection sanguine souscutanée au niveau de la racine du 5° orteil droit sur la face interne. On dut l'ouvrir et la cicatrisation se fit mal, il se fit là une espèce d’ulcération chronique comme dans les maux perforants.
Les artères du PAU sont un peu athéromateuses, il existe un peu de retentissement du deuxième bruit du cœur à la base.
Ce malade à eu un nouveau mal perforant à la plante du
pied au niveau du cinquième orteil droit.
La marche du malade s’est améliorée depuis son séjour à l'hôpital. Actuellement en janvier 1889 les plaques de sclérodermie n’ont pas changé d'aspect.
Ce qui fait l'intérêt de cette observation, c'est tout d’abord l'existence de la sclérodermie au cours du tabès. M. le professeur Fournier nousa dit en connaître un seul autre cas, observé en ville. Puis nous insistons sur la coexistence des plaques de sclérose avec des troubles vasculaires (ecchymoses sous-cutanées) sur le même membre. Nous avons déjà dit que l’ataxie par sa longue durée paraissait rentrer dans le groupe des affections
nn Elle réalise en space pris si ‘#20 Levaschef. oi 4 | 2 | alt A côté de ces exemples où la cause nerveuse re KL RS
F 24 PR 9 Sdeuie palpable, souvent cette influence nerveuse ne se RE # it | traduit par aucune lésion appréciable ; c'est alors qu on RTE le | est obligé de faire intervenir la trophonévrose. LE DLL PET en FR < : Nous sommes donc en présence d’un deuxième groupe n de scléroses cutanées, sous la dépendance de lésions du De. 0 NE système nerveux trophique. Enfin, il existe des scléroses =. | cutanées sous la dépendance d’artérites traumatiques N ‘ . (cas de Wülfler) et on peut constater des lésions analogues ER an | dans l’artério-sclérose généralisée. | 3 mA * (l