Lucas (Dufour); Algérie
Ainsi qu'on le voit par ce tableau, le nombre des iypes de galéodes connus jusqu'à ce jour est de quarante-six. Il n'était que de trois au temps de Fabricius, il y a soixante ans. Je ne serais point surpris qu'on en découvrit au moins une vingtaine de nouveaux en Afrique, soit en decà soit surtout au delà de l'Aïlas. Je crois que c'est la patrie privilégiée de ces arachnides.
Je n'ai point à porter un contrôle sérieux sur la validité, la légitimité de tous ces quarante-six types. Mon travail actuel, dont l'anatomie forme la partie essentielle, ne concerne, je le répète, que les galéodes algériens soumis à mon scalpel. Je dirai seulement que Koch a établi, sur la seule considération de la structure des tarses des galéodes, cinq genres dont je vais faire connaitre les noms et les signalements :
1 Solpuga. Tarses antérieurs et intermédiaires à quatre articles ; les postérieurs à sept.
9 Galeodes. Tarses antérieurs et intermédiaires à deux articles: les postérieurs à trois.
DES GALÉODES. ul
3° Ællopus. Tarses antérieurs et intermédiaires à deux articles; les postérieurs sans ongles.
4° Rhax. Tous les tarses sans ongles.
5° Gluvia. Tarses inarticulés, longs et grèles.
En ne portant un contrôle que sur les espèces algériennes, dont quelques-unes sont comprises dans la répartition générique de Koch, je ne saurais, dans l'intérêt de la science et de la vérité, passer sous silence les remarques suivantes :
1° Les melanus et phalangista du genre rhax de Koch ont, malgré l’assertion contraire de cet auteur, deux ongles bien prononcés à tous les tarses. Les figures de Savigny (. c. fig. 9 et 10) ne sauraient laisser le moindre doute à cet égard, et je l'ai moi-même confirmé dans le phalangista dont J'ai publié la figure dans les Annales de la Société entomologique, 1857, pl. IV.
2° Trois grandes espèces de l'Algérie, les brunnipes, quadrigerus et nigripalpis, ayant toutes les trois huit articles aux tarses postérieurs, ne sauraient trouver place dans les genres établis par
Koch.