G. PHALANGIsTA. PL. I, fig. 4, mandib
d' SOLPUGA PHALANGISTA. Sav. Égypt. pl. VIT, fig. 10.
& Dufour, Annales de la Société entomologique, 3° série, t. V, p. 64, pl. IV, fig. 11.
« Setæ binæ antennæformes ;
«Tarsi omnes biarticulati:;
«Cirrhus duplex brevis;
« Ungues glabri.
«Rufescens, capite, mandibulis, palporum amborum articulis « duobus ultimis abdomineque nigris; capite semicirculari; pe- « dibus brevibus; lamellis coxalibus brevi petiolatis. Long. 10 lin.
« Habit. im Algiriæ Boghar et in Ægypto. »
Pour ce qui tient à la description de cette espèce, je renvoie à celle que j'ai insérée dans le recueil précité. Je me bornerai aux observations suivantes :
Le melanus et le phalangista forment dans le groupe galéode une section particulière remarquable par un corps trapu, des pattes courtes et fortement armées, des mandibules robustes, avec une grosse dent unique au mors inférieur, et surtout par un cirrhe double et court. Ces galéodes, quoique de petite ou de moyenne taille, ont une vigoureuse constitution et des armes qui les rendent redoutables pour l'attaque et pour la défense. Is doivent étreindre avec force leur proie, si résistante et dure qu'elle soit, et la lacérer cruellement avec leurs tenailles.
Le phalangista, du moins la femelle que J'ai sous les yeux, a le premier article des tarses antérieurs et intermédiaires garni extérieurement d'un terrible râteau, de six piquants mobiles sur leur base.
J'ai jugé à propos de donner ici une nouvelle figure des deux mors mandibulaires et de leurs dents, que J'ai mieux étudiées. Pour bien mettre en évidence ces dernières, il faut gratter avec ménagement la brosse de la villosité compacte et serrée qui les cache; c’est alors seulement qu'on peut bien les apprécier.
Le mors supérieur est armé de neuf dents, et non de onze, comme dans la figure de Savigny, qui pourtant n’a représenté que la mandibule d'un mâle, sexe où d'ordinaire les dents sont moins nombreuses et moins prononcées. Ces dents, dans notre femelle, sont ainsi disposées : deux incisives, une canine, quatre incisives subégales dont les deux postérieures, en m’étayant plus de l’analogie que de la forme, doivent faire l'office de molaires; enfin deux molaires placées en dehors de la série précédente, sur une peute ligne parallele. Le mors inférieur se fait remarquer par une seule et énorme canine qui fait la pince avec celle du mors supérieur, Outre cela, 1l existe avant l'énorme canine une incisive d’une extrême petitesse, qui aura échappé à Savigny, à moins que le mâle n’en soit dépourvu.