‹ Anatomie, physiologie et histoire naturelle des galéodesChapitre 26 sur 61 · G. nicripazpis. Dufour, pl. IT, fig · texte numérisé non relu

G. nicripazpis. Dufour, pl. IT, fig

« Setæ binæ antennæformes;

«Aliæque plurimæ.

« Pallidus nec non partim rufescens, rufo villosus; capite semi- «circulari; prothoracis nervo duplici; palporum anteriorum arti-

DES GALÉODES. 55

<culis duobus ultimis nigris; cirrho setiformi glabro fusco, man- « dibulæ longitudine, laminæ mandibulari elevatæ subrhomboidal: «adnato. Long. 12-15 lin.

«Hab. in Algiria australi, Boghar.

Parmi les grandes espèces du désert bogharien, celle-ci est d’une taille moyenne; sa tournure est svelte, ses pattes grêles, et longues, en sorte qu'il est permis de croire que ce galéode est agile à la course et peut-être peu courageux. Les traits spécifiques, tant extérieurs qu'intérieurs, surabondent dans ce type, et pour peu qu’on eût de la velléité à la création d'un genre nouveau, il ne serait pas difficile de la justifier. Toutefois, malgré la conformité de huit articles aux tarses postérieurs avec les deux espèces précédentes, 1l ne leur ressemble point par sa structure et son facies.

Tête en écusson demi-circulaire légèrement échancré en avant. Son contour postérieur, parfaitement arrondi, a une fine bordure canaliculée, et de celle-ci part une nervure cornée oblique qui se prolonge et adhère au prothorax. C’est là une structure que je n'ai vue dans aucune autre espèce, dans aucun auteur, et dont la raison d'existence, car il y en a une, me demeure encore inconnue. Cette solution est réservée à l'étude des actes extérieurs de cette arachnide.

L'éminence oculifère n'est point noire comme dans d’autres espèces, mais de la couleur päle du tégument. Les yeux sont plus grands et plus isolés que de coutume. Indépendamment des deux soies antenniformes à base bulbeuse et articulée, il existe d’autres poils roides et divergents qui se combinent avec ces deux soies fondamentales. C’est là un caractère de transition intéressant à saisir et à méditer.

Mandibules à fond pâle hérissées de longs poils roussâtres. Dans quelques individus récemment adultes il y existe trois raies linéaires longitudinales plus foncées, analogues à celles que Jai déjà mentionnées dans le lucasit. Mors supérieur armé de neuf dents : une incisive, une canine, une incisive, une canine, une

incisive, quatre molaires sur deux rangées parallèles, Mors inférieur à deux canines, séparées par une incisive. Plaque glabre de la face interne de la mandibule ayant, comme les deux précédentes espèces, six ou sept traits parallèles, stries ou cannelures.

Cirrhe d’une longueur supérieure à celle des autres espèces, dépassant par sa pointe la base de la mandibule ; marron vif, corné, droit, glabre, canaliculé à sa base, déjeté en arrière. Il est implanté et abrité près d’une apophyse mandibulaire en lame verticale subrhomboïdale.

Palpes antérieurs, tant du mâle que de la femelle, avec les deux articles terminaux constamment noirs.

Pattes blanches, avec les tibias et les cuisses des postérieures le plus souvent d’un roux obscur, excepté à leur base; ongles blancs et glabres, avec leur onglet rembruni. Pelote sous-ongulaire bilobée, glabre, flanquée par deux longues soies roides.

J'ai déjà dit implicitement que Koch, dans sa Monographie des galéodes, n'avait signalé aucune espèce qui eüt huit articles aux tarses postérieurs.

Les raquettes sont plus longuement pétiolées que celles du barbarus et ressemblent à celles du Dastuguei et du Lucasü.

Le g. nigripalpis parait commun dans le Sahara de Boghar, à en juger par le grand nombre que j'en ai reçu.

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