‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 2)Chapitre 102 sur 143 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

D'une ordonnance faicte par le duc Charles, sur le faict des guerres ; et comment le roy d'Engleterre luy envoya son ordre de la Jaretiere.

Cf. 1d., ibid., chap. xliv, à la page 398. CHAPITRE XXIII.

Comment le roy Edouart vaincqui le conte de Willeby et l'occist. Et comment, de rechief, il vaincqui et chassa d'Engleterre le conte de Warvich.

Cf. Id., ibid., liv. VI, chap. x.

Le ms. fonds Dupuy donne ainsi la fin du chapitre, page 398 :

Entretant que les besongnes se portoient ainsy, comme

I. Marguerite de Baux, mariée à Pierre de Luxembourg, père du Connétable : morte en 1469, enterrée dans l'abbave de Cercamp. (Anselme, III, 726.).

dit est, en Erigleterre, le duc de Bourgongae fist une ordonnance pour eslever gens d'armes en ses pais. Et fut son ordonnance telle, que tous les fiefvez et arrierefiefvez, dont les fiefz vauldroient deux cens livres de rente pour an, monteroient ung homme d'arme à trois chevaulx, et les moindres fiefz à l'advenant : ordonna aussy et fist crier par tous ses pais que tous ceulx qui avoient acoustume eulx armer fussent pretz au premier joui' d'apvril, et que chascun homme d'arme eust varlet, page, et ung archier à cheval et six archiers à pied. Et pour passer les monstres de ses gens, il envoya ses députe/, avec ses cappitaines pour passer leurs monstres tout en ung heu. en tel lieu que ses gens peussenl venir de leurs lieux tout à ung jour, et retourner en leurs maisons tout en ung jour, affin de supporter le plat pais, qui lors estoit grandement foullé de gens d'armes qui se tenoient sur les champs. Ordonna aussy que. eulx retournez ainsy en leurs maisons, se tenissent tousjours pretz, et ordonna à chascun homme d'arme, pour homme et pour cheval . xv soi/,, monnoye d'Artois, à l' archier à cheval, xv -deniers, à V archier à pied, six deniers : mais tout incontinent qu ilz se mettraient aux champs, par son commandement, ilz auraient les gaiges anciens et ordinaires. On disoit lors, communément, que le duc avoit fait celle ordonnance pour avoir ses gens pretz, pour ce que le rov avoit les siens tousjours prestz, et qu'il avoit volenté de les mener ou envoyer contre le duc de Bretaigne , qui estoit frère d'armes au duc de Bourgongne, et d'une meisme ordonnance pour ayder l'un 1 aultre , se le rov volloit entreprendre quelque chose sur l'un d'eulx.

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