‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 2)Chapitre 47 sur 143 · Leving the Castell of Pomfrete on his lefte liand · texte numérisé non relu

Leving the Castell of Pomfrete on his lefte liand

108 CRONICQUES D'ENGLETERRE. [4 471]

gier à voullenté; mais je croy assez qu'il ne povoit pas avoir assamblé puissante compaignie pour lui résister en la querelle de Henry, soy disant roy. À quoy y avoit une cause euiinente, entre autres ; car grant partie du peuple amoient la personne du roy Edouard, pour quoy ilz ne povoient estre legierement inclinez à lui faire turbation : et ancores une autre coulleur y avoit, car la pluspart des nobles hommes et communes des dites parties se tenoient de la bende du conte de INorthumbelland, ne avec nul autre esmouvoir ne se voulloient, se ce ne feust par son commandement; et, pour tant que le dit conte se tenoit coy pour l'une partie et pour l'autre, le peuple aussi, à son exemple, se tint paisible : en tele manière que le dit marquis soy voullant mettre en paine les assambler en quelconcque querelle , ne pour son amour, ne pour son commandement, n'eussent pas entendu à le assister. Par quoy il appert que le dit conte, en ceste partye, fist au roy Edouard très bon et notable service, et, comme aulcuns l'entendent, il ne lui eust peu faire meilleur, jà se feust il plainement declarié tenir sa querelle , et pour ceste cause avoit assamblé tout le peuple qu'il povoit; mais, combien qu'il amast le roy Edouard parfaitement, comme de ce eut certaine congnoissance, et voulloit de tout son povoir le servir, ancores fut il supposé, comme samblable estoit estre vray, que plusieurs gentilz hommes et autres, lesquelz estoient mis en armes par luy, n'eussent point voullu si fraucement ne si extrêmement se estre eulz mesmes déterminez au droit du roy, ne en sa querelle, comme le dit conte luy mesme eust voullu faire, aiant en leurs fresches ramembranches comment le roy, à sa pre-

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miere entrée, et recouvrance de son droit du royaulme et couronne d'Engleterre , avoit eu et guaignié en ces partves une grant bataille1, où leurs pères et pareils avoient esté occis, et leurs voisins; pour quoy, et non sans cause, estoit pensé qu'ilz ne po voient porter bonne voullenté de faire nul service au roy en sa présente querelle. Si est bon à jugier que le coy tenir du dit conte causa au roi grant bien , et que ce , principalement, le (ist souffrir passer parmy la cité d'Yorck et tout le pays d'environ paisiblement. Non obstant, il povoit dire comme fïst Julie César, pour les contrarietez de sa querelle : « Cellui qui est contre moy, est avecques moy. » Mais, neantmoins, le roy passa sans destourbier, touteffois contre son espoir, parmy la seigneurie de YValquefelde dessus dite; et de là environ lui vindrent aulcuns gentilz hommes en ayde2, de quoy, du moins, son nombre acreut.

De là, passa avant jusques à Dancastre 3 et ainsi exploitant ses journées tant que il vint à Northinghem 4, en laquele ville luy vindrent deux nobles chevalliers; c'est à scavoir, mesire Guillame Payer5 et messire Jacques Harington 6, avec eulz deux bonnes bendes des gens d'armes bien en point jusques au nombre de vi". Et le roy, séjournant à Northinghem, envoia ses espies entour la contrée voisine, pour aprendre se aulcune assamblee se faisoit contre

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