a The Twesday, the vu. day of May
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vers la cité d'Orcestre1 ; mais gueres n'eut chevaulchié, quant certaines nouvelles lui vindrent que la royne Margueritte estoit trouvée, non pas loingz de là, en une povre religion, où elle s'estoit muehié pour la sceureté de sa personne, de laquele il fut saisi à sa voullenté.
Quant le Roy fut arrivé à la cité d'Orcestre, il eut aussi certaines nouvelles que ses rebelles des parties du Norlli recomraencoient commotions de peuple à son contraire, en la querelle de Henry, soy disant Roy. Pour quov il se délibéra, pour ad ce obvier, tyrer ;i Conventry, comme il lis! : où il. et sa compagnie, arrivez le xie jour dudit mois demay, se rafreschirenl trois jours entiers", durant lesquelz le Roy envoia ses lettres par toute la contrée d'environ, à ceulz en qui plus se iloit , leur commandant que ilz le venissenl servira restraindre la maulvaise voullenté de ses rebelles, qui, es parties du North, s'esmouvoient. Mais bien est vray que, pendant le tempz que le Roy reparoit son armée, il oy certaines nouvelles que les dis du North, adeertenez de ses victorieuses emprinses, se desistoient de toute rébellion : pour quoy le conseil du Roy porta qu'il ne lui estoit jà besoing soy traveillier de tyrer celle part son armée. Et, à eeste heure, sourvint a Conventry ung messagier aportant lettres au Roy de par le Maisre de Londres, conlenans comment le bastard de Faucquenbergue3, lequel avoit paravant esté commis sur mer par le conte de Warewic, comme j'ai dit
1. « Worccster. r — Est situé sur les bords de la Severn, à 114 milles de Londres.
•2. a And thethar was browght unto hyuo Qwene Margaret. 3. Vov. ci dessus, p. 3*2. note 2.
cy dessus, où il desreuba divers marchans Portugallois, en rompant l'alyance qui de long temps s'estoit tenue entre les roiaulmes d'Engleterre et de Portugal, avoit assamblé grant quantité d'escumeurs de mer par tous les portz d'Engleterre, et estoient descendus au port de Sanduich, où, de jour en jour, accroissoient leur puissance parrny la conté de Kent, entendant faire aulcun meschief. Et tant fist ledit bastard auz aulcuns par manaces, et auz autres de beau parler, qu'il assambla bien de xvi à xvmm hommes, puis prinst son chemin vers la cité de Londres, où il arriva es faubours d'ycelle le xvie jour de may , prenant la querelle du roy Henry, lequel il pretendoit, à celle empainte, tyrer hors de la tour de Londres. Pour laquele cause il fist parler auz Maisre et Eschevins de la ville, disant, pourveu qu'ilz luy rendissent le roy Henry, que son intencion estoit passer parmy Londres paisiblement, sans faire grief à personne, et aller tout droit combattre le roy Edouard où plus tost le pourroit trouver : à laquele chose ceulz de Londres ne vouldrent entendre, ains francement lui refusèrent l'entrée de la ville et à force luy deffendirent.
Journelement venoient nouvelles au Roy, de par les Londriens, de ceste chose, lesqueles forment l'incitèrent aprochier en toute haste la dite cité, pour la deffence d'ycelle , et aussy de la roy ne sa femme qui, pour lors, estoit en la tour de Londres, avec elle monseigneur le prince de Galles, son filz, et les seigneurs et dames qui les servoient.
Quant le bastard de Faucquenbergue vey que, par priieres, belles parolles ne manaches, il ne impetreroit des Londriens sa requeste, il fist samblant de
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passer la Tharaise atout sa compaignie, par le pont de Kingston, à dix mille prez de la cité, laissant ses nefz emprez Sainte Katherine, non gueres loingz de la tour de Londres, prétendant retourner parmy le pallaix de Westmoustre pour ycellui destruire avec les faubours de Londres, adfin de prendre vengance du deneenient1 de son entrée2.
1325. Comment le roy Edouard, atout son armée, poursievy le bastard de Faucquenbergue : comment il prinst tout son navire au port de Sandvich ; et comment ledit bastard fut recheu en la grâce du roy. XXXII.
Le roy Edounrd, doncques, adverti de ces choses, envoia une partye de son ost pour aidier et conforter ceulz de Londres; aprezlescpielzseullement deux jours, se parti3 de Conventry pour venir à Londres : niais ses annemis, sachans sa venue, rapassereilt la rivière de Thamise. Si s'en allèrent assaillir la cité, tyrans de flesches dedens ycelle, avec canons et serpentines, et mesmes boutterent les feuz en aulcunes maisons sur le pont de Londres, et à deux portes tout à une fois ; mais les contes d'Excestre et de Rivières, avec aulcuns autres serviteurs et amis du Roy , par l'ayde des cytoiens les reboutterent et tournèrent en fuite';