Dudley. Voy. tome II, p. 185, note
[1471] SIXIÈME PARTIE, LIVRE VI, xxxn. 145
vers luy, ad fin de estre remis en sa bonne grâce et avoir apoiotement devers lui, lequel ilz obtindrenl : et de fait restablirent en sa [puissance] la dite ville et tout leur navire le xxvip jour dudit mois. LU fut ce bastard de Faucquembergue, pour toute sceureté, mis en la main du duc de Clocestre, tierc frère du Roy, lequel il fist mener en une place nommée Merlan ' ; auquel lieu il se tind, allant et venant avec les autres serviteurs, sans estre lyé, ne lui faire grief: mais, comme homme mallingue- qu'il estoit, se cuida esconser3, ci recouvrer navire pour de rechief grever le rov Edouard. Mais son fait fut descouvert et sceu par ledit duc de Clocestre, quy luy fist la teste trenchier.
Ainsi, comme vous oez, recouvra son royaulme le roy Edouard, quart de ce nom, en moins de trois mois, par la faveur, port et ayde du duc Charles de Bourguoigne, son beau frère1; moyennant aussi sa vaillance et hardie entrepresure; voire, toutefois, par la grâce et bonté de Dieu, qui donne les victores à qui qu'il luy plaist. Laquele victore est bien tournée à la grant confusion de ses hayneux cl malvoeillans.
Toutes ces besongnes ainsi faites et achevées que oy avez cy dessus, le bon roy Edouard escripvit une
1 . C'est évidemment Molands des cartes de Blaeu , de Hondius e autres anciens géographes. Cet endroit n'existe plus aujourd'hui.
2. Nous ne trouvons mallingue dans aucun glossaire. Peut-être faut- il lire mallng, qu'on voit dans Joinville et Marot, où il a le sens (qui conviendrait fort ici de malin, rusé, subtil.