‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 3)Chapitre 103 sur 129 · Schlau · texte numérisé non relu

Schlau

208 CRONICQUES D'ENGLETERRE. [1420]

soubittement, sans gueres prouffiter, et aussi , la nuit avant le partement, vindrent en l'ost nouvelles de par t Empereur ^ lequel mandoit auz princes que ce n estait pas bien son plaisir quilz estaient là ainsj venus, et que plus avant ne procédassent ou allassent avant en cest exploit , et luy semblait bien quilz avaient grant tort, veu que assez scavoient comment le rojaulme d' Angle ou Behaigne estait sien, Pourquoy Hz furent tant plus prests de partir^ et telemeiit que, à les veoir partir de leur siège, sembloit qu'ilz feussent chassies de leurs annemis. En celle armée estoit le cardinal d'Escestre \ qui estoit d'Engleterre, quy disoit par grant desplaisir, voiant ce desroy, que s'il eust eu, ce jour, x"' arcliiers d'Engleterre, il euist , tout aise, rué jus toutes les compaignies qui là estoient : et vray disoit , car l'un n'atendoit l'autre. Si fut bien merveille que mal n'en advint, comme il eust fait se les annemis eussent esté gens demprinse. Ainsi, comme vous oez , se departi ceste grosse armée , sans gueres prouffiter : desqueles choses me passe , atant , pour rentrer en ma matere. »

924. Comment les roys de France et d'Engleterre , et le duc de Bom-goigne, assegerent la bonne ville de Me-

lun. m.

Cf. Moust., t. IV, ch. ccxxxvi.

925. Cy après fait mencion de pluiseurs places qui se rendirent, durant le siège de Melun., auz roys de France et d'Engleterre, et de la venue du roy d'Escoce. IV.

Cf. Moust., t. IV, ch. ccxxxvii-ccxxxvni.

1. Ifenri Beaiifort, évtque , puis cardinal de Jf'inchestcr^ frère de Henri IV (Rapin Tlioyras, IV, 188, 240, 523).

[1420] CINQUIÈME PARTIE, LWRE II, iv. 209

Wavrin commence son chapitre par le récit d'un fait omis par Monstrelet. Le voici :

En ce mesmes tempz, le (roi) estant devant Melan , le roy d'Escocbe* fut amené d'Engleterre en France devers le roy Henry, où il fut honnourablement recheu des deux roys de France et d'Engleterre , et du duc de Bourgoigne. Icellui roy d'Escoche, dont à présent faisons mencion, estoit prisonnier du roy Henry; et la manière de sa prinse, je le vous diray comme j'ay esté depuis informé par deux chevalliers notables , natifz du royaulme d'Engleterre, lesquelz me racontèrent que le roy David d'Escoche avoit un filz , nommé James, lequel grandement desiroit de faire le saint voyage de Jherusalem ; si fut conseillié , pour seurement adcomplir son desirier, qu'il avoit besoing d'avoir ung sauf conduit du roy Henry, lequel il obtint pour luy, \x^ de genlilz hommes , puis fist ses aprestes et prinst congié du roy son père. Si s'en vint en Engleterre, où il fut honnourablement festoie et grandement recheu du duc de Clocestre, frère du roy,

1 . Jacques I, Cls de Robert III , fut envoyé en France par son père , afin de lui éviter le sort de son frère aîné qui venait d'être la victime de l'ambition de son oncle, le duc d'Albanie. Ce prince, voulant s'emparer de la couronne d'Ecosse , commençait, pour aplanir les difficultés, par se défaire de ses neveux. Le roi d'Ecosse , trop faible pour oser venger la mort de son fils, mais voulant préserver Jacques du même sort , envoya ce jeune prince en France. Le vaisseau ayant relâché sur les côtes d'Angleterre, Jacques y fut retenu prisonnier par Henri IV (1406) et enfermé à la tour de Londres où il resta dix-sept ans (Rapin ïhoyras, IV, 53 ). Il ne passa en France qu'après s'être engagé envers Henri V de demeurer avec lui jusqu'à la fin de la guerre, le but du roi d'Angleterre étant de faire intervenir l'autorité de Jacques (alors roi d'Ecosse), pour obliger les Écossais, qui servaient le dauphin contre Henri V, à retourner dans leurs pays. C( tte convention porte la date du 31 mai 1421 (Rymer, IV, partie IV, p. 107).

1 il*

210 CRONICQUES D'ENGLETERRE. [142n]

et des autres grans seigneurs , dames et damoiselles. Or advint que, luy ancores illec séjournant, il fut adverty d'une griefve malladie prinse au roy son père, de laquele il morut, dont il fut grandement doullent, quant il en sceut la vérité par les princes et grans seigneurs du royaulme d'Escocbe quy luy nuncherent, comme au seul filz et héritier de la couronne , en luy signifiant qu'il venist prendre la possession de ses terres et seignouries. Le duc de Clocestre , adverty de la mort du roy d'Escoche , le fist diiligamment scavoir au roy Henry, son frère ; lequel luy manda qu'on detenist ledit James, en prenant sa foy, et luy amenast on devant la ville de Melun où il se tenoit : disant qu'il n'avoit point donné saulfconduit au loy d'Escocbe , mais au filz du roy d'Escoche, lequel estoit des lors tenu pour roy d'Escoche, par la mort du roy David son père. Finablement , il demoura prisonnier et fut mené en France devers le roy Henry au siège devant Melun.

926. Comment la ville et chastel de Melun furent rendus en l'obéissance des roys de France et d'Engleterre, et d'avitres matières. V .

Cf. Monst., t. IV, ch. ccxxxix.

927. Gomment les roys et roynes de France et d'Engleterre, avec eulz le duc de Bourgoigne , entrèrent dedens Paris à grant sollempnité. VI.

Cf. Monst., t. IV, cil. ccxL.

928. Des liaulz et somptueux estas que tiaidrent les deux roys par ung jour de Noël, chascun en leurs hotelz à Paris, especialement le roy d'Engleterre. VH.

Cf. Monst., t. IV, ch, ccxLi-ccxLii.

[1421] CINQUIÈME PARTIE, LIVRE II, v-xvi. 2H

929. Comment le roy Henry, la royiie sa femme et le roy d'Escoche passèrent en Engleterre, où ilz furent recheus en très grant honneur et revei^ence. YlII.

Cf. Monst., t. IV, ch. ccxLni-ccxLiv.

930. Comment le Dauphin fut bauny de France, et comment le seigneur de Lilladam fut emprisonné en la Bastille Saint Anthoine à Paris. IX.

Cf. Monst,, t. IV, ch. ccxLvir.

931. De la battaille de Baugy, en Angiers, ou les Anglois furent desconfis, et le duc de Clarence mort : et comment le conte de Salisbery y sourvint, qui reboutta les Dauphinois. X.

Cf. Monst., t. IV, ch. ccxLvni.

932. Comment les Daulphinois assegerent Alenchon : et du conte de Salisbery quy le cuida lever. XI.

Cf. Monst,, t. IV, ch. ccxiix.

933. Comment le roy d'Engleterre passa la mer à grant puissance de gens d'armes et de trait : et comment le Daulphin assega la ville de Chartres. XII.

Cf. Monst., t. IV, ch. ccLi.

934. Comment le roy d'Engleterre se party de Gallaix pour aller lever le siège de devant la cité de Chartres. XIII.

Cf. Monst., t. IV, ch. ccLii.

935. Cy fait mention comment le duc de Bourgoigne mist le siège devant Saint Riquier. XIV.

Cf. Monst., t. IV, ch. ccLUi-ccLV.

936. Comment le duc de Bourgoigne victoria et desconfy les Daulphinois. XV.

Cf. Monst., t. IV, ch. ccLvi.

937. Cy fait mencion de ceulz quy demeurèrent, ce jour, avec le duc de Bourgoigne : et de ceulz quy le laissèrent et s'enfuyrent. XVI.

Cf. Monst., t. IV, ch. ccL\n,

212 CROMCQUES D'ENGLETERRE. [1421-22]

938. Comment le roy d'Engleterre prinst la ville de Dreues : comment, atoute sa puissance, il pou^sie^7 le Daulphm pour le combattre; et comment il mist le siège devant la ville et marchié de Meaulx. XVII.

Cf. Monst., t. IV, ch. cclix-cclx.

939. Cy fait mencion d'un rencontre où les Anglois eurent la victore alencontre de messire Jaques de Harcourt.

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