La description de Burbigue. XI
Inédit.
271. Comment le comte Thomas de Lenclastre fut décollé en son chastel de Pontfret , et chincq haulz barons trainés et pendus. XII.
Inédit.
272 . Comment le roy Edouard ala en Escoche tout eschauffé, atout cent mille hommes armés, où il n'exploita riens . XIII .
Inédit.
273. Comment sire Andrieux de Harcla, nouvel comte de Cardoel, fut prins et mys à mort. XIV.
Inédit,
274. Des miracles que nostre Seigneur demonstra pour le bon comte Thomas de Lanclastre. Et comment le roy fist clore le huys de l'Eglise du prioré de Pontfret, affin que nuUuy n'y feist offrande. XV.
Inédit.
4. Voy, ci-après, p. G2 , noie 1 , un assez long passage extrait de ce chapitre.
44 CROINICQUES D'ENGLETERRE. [1325]
275. Comment la roine Isabel et sire Edouard, son filz, passèrent la mer et s'en alerent à refuge devers le roy de France, frère à la ditte roine Ysabel. XVI.
Cf. ce chapitre avec les Chroniques de Froissart, Uvre I, part. I, ch. VI.
276. Gomment la roine Isabel d'Engleterre conta au roy Charles de France, son frère, la cause de sa venue. XVII.
Cf. Froissart, livre I, part. I, ch. vii.
277. Comment le roy Charles de France resconforta saseur en lui promettant ayde. Et comment elle acquist l'amistié de pluiseurs seigneurs qui lui promirent ayde et confort. XVIII.
Cf. Fr., livre I , part. I, ch. vin.
Après avoir dit, comme Froissart, que le roi de France reçut avec amitié la reine d'Angleterre , sa sœur, et lui fist délivrer par la Chambre aux deniers tout ce qu'il lui failloit pour elle et son estât entretenir, Wavrin ajoute :
Depuis ne demoura giieres de temps que , sur cest estât , le roy Charles ' envoya ses messages devers le roy Edouard ', mandant qu'il venist reprendre de lui la ducié de Guienne , comme aultreffois les roys d'Engleterre ses predicesseurs avoient fait , ou aultrement il la metteroit en sa main. Surquoy ledit roy ne voult venir ne comparoir, n'en rendre responce : par quoy le roy de France en adherita et fist duc son nepveu Edouard ^ Sy fut nommé duc de Guienne, et lui dist : « Beau nepveu , en lieu de ce que nostre beau frère , vostre père , ne nous est venu faire hommage , nous
1. Charles IV, sacré roi de France le 21 février 1321. Mort le 2 de février 1327. (Anselme, I, 95.)
2. Edouard II, monté sur le trône en 1302. ( H. Nicolas, 378.)
3. Edouard III succéda à son père le 25 janvier 1327. Mort le 21 juin 1377. (H. Nicolas, 347-3i8.)
[132.%] PREMIÈRE PARTIE, IJVRE VI, xvi-xix. 45
VOUS faisons duc de Guienne. )) Duquel don la rovne ' sa seur, et son nepveu le jeune Edouard, moult de foy l'en reraercverent.
278. Comment le roy Edouard banny la roine Yzabel , sa femme, et sire Edouard son filz, du royaulme d'Engleterre. XIX.
Quant le roy Edouard oy dire que le roy de France avoit donné la ducié de Guienne sans son consentement , et que son fdz l'avoit saisy en sa main , il s'en couroucha moult fort. Sy manda par lettres*, à la roine sa femme et à son fdz, que tost et hastivement retournassent en Engleterre et venissent vers lui sans faire séjour.
La royne Yzabel et sire Edouard , son fdz , ayant recheu les lettres du roy, se doublèrent moult des eautelles et mabces des Despensiers' et du desloyal cbanceliier*; sy n'ozerent venir au mandement du roy;
1. Isabelle, fille de Philippe IV, roi de France, mariée en 1308 à Edouard II, roi d'Angleterre : morte le 21 novembre 1357. (Anselme, 1,91.) Elle était passée en France afin de négocier la paix entre les deux royaumes. Les faits sont inexactement rapportés par Wavrin. Des actes authentiques prouvent que le roi de France ne put adresser à son beaufrère le message dont il vient d'être pai'lé , puisqu'il était convenu entre les deux puissances qu'on s'assemblerait à Beauvais , où le roi d'Angleterre devait rendre hommage à Charles de Valois pour le duché de Guyenne. Edouard s'étant dispensé de faire ce voyage, transmit à son fils Edouard, du consentement du roi Charles, tous ses droits au comté de Ponthieu et duché de Guyenne, et l'envoya vers le roi de France pour lui prêter foi et hommage. (Rymer, II, partie II, p. 137, 141-143.)
2. Les deux premières lettres du roi sont datées des 1" et 2 décembre 1325. (Rymer, II, partie II, U8.)
3. Hugh Despt-nser ou Spenscr, senior, créé comte de Winchester le 10 mars 1322. Décapité, en présence de son fils, en octobre 1325. Hugh Despenser junior, décapité en mai 1326. (Dugdale, I , 390-39-i. )
i. Robert de Baldock , mort le 28 mai 1326. (Th. Carte, II, 378)
kO CRONICQUES D'ENGLETERRE. [1325]
(lonl il fut moult courouchié quant il vey que, pour ses lettres, sa femme et son filz ne retournoient. Pourquoy il fist crier parmi Londres que, se la roine Isabel et sire Edouard son filz ne retournoyent briefment en Engleterre , qu'il les tenoit pour ennemys de la couronne ; mais , nonobstant ce , ne furent ilz mye conseilliés de y retourner , pour la doubtence (|ue ilz avoient du roy et de ceulx de son conseil ; pour laquelle désobéissance le roy les fist bannyr ' et exillier de son royaulme, dont la roine Ysaljel, quant elle sceut les nouvelles , se doubta fourment et eult grant paour que les traîtres Despensieis n'eussent, par leur malice, controuvé [sur elle] aulcune charge.
Quant ceulx qui avoyent esté de la querelle du bon comte Thomas de Lanclastre* sceurent que la roine Isabel et sire Edouard, son filz, estoient bannys hors du royaulme d' Engleterre , ilz s'en \indrent vers eidx en France : cest ascavoir, sire Rogier de Mortemer, seigneur de Wiguemorant', sire W illarae Trussel *, qui fut avecq le bon comte de Lanclastre, sire Thomas Kochelin% sire Jehan de Cruelle", et, avecques euix,
1. Le roi d'Angleterre écrivit au pape ( 15 avril 13:26) pour démentir le bruit qui courait de ce bannissement , et l'assurait qu'il n'en avait jamais eu la pensée. (Rymer, II, part. II, 153.)
2. Thomas de Lancaster, petit-lils de Henri 111, décapité en mars 1323. (Dugdale, I, 779-78-2.)
3. Roger de Mortiiner, seigneur de Wigmorc. Décapité le 29 novembre 1330. (Dugdale, I, 144-146.)
4. William Trussel, procureur du parlement. Le 24 août 1337, le roi lui ordonne de prélever des subsides, dans les comtés de Warvick et de Leicester, pour la guerre qui se prépare avec la France. (Rymer, II, part, m, 187.)