t Cent mil florins d’or. » (Commynes, I
4. Voy. ci-dessus, p. 380, note 3. Voici une lettre que Louis XI écrivait au seigneur de Bourré, au sujet de cette arrestation. « Monsieur Duplessiz, envoyez, incontinent ces lettres veues, homme propre avecques argent à Montbason, devers François de Doms, pour faire les dépens du cardinal
CRONICQUES D’ENGLETERRE. [1 469]
dun1 et aulcuns autres, jusques à septgrans hommes, et fist saisir tous les biens meubles dudit cardinal , exstimez à la valleur de deux cens mille escus; la cause pourquoy je ne sceus pas lors véritablement2.
En ce tempz aussi, environ Pasques, fut envoie en Engleterre, de partie duc de Bourguoigne, le seigneur de Crequy3, et aulcuns autres, lesquelz portèrent au roy Richard (Edouard) l’ordre de la Thoison d’or4 que le
depuis ledit lieu jusques à Onzain, et gardez, comment que ce soit, qu’il n’y ait fautte. Donné à Amboise, le XXVIe jour de janvier (1469, v. s.).
Loys ; Le Clere. »
[Bill, imp ., Mss., fonds Gaignières , n° 303, fol. 77 recto.)
Le cardinal ne tarda pas à être enfermé dans une cage de fer, ainsi que le prouve la pièce suivante : a A Guion de Broc, escuier, seigneur de Vas, maistre d’ostel du roy nostre seigneur, la somme de LX liv. t. que ledit seigneur par sa cedulle signee de sa main, donnée à Amboise, le IIe jour de février mil IIII LXIX, lui a ordonnée et fait bailler comptant, ledit jour, pour icelle être par lui emploiee à faire faire une cage de fer au chasteau d’Ouzain, laquelle ledit seigneur a ordonné y estre faicte pour la seureté et garde de la personne du cardinal d’Angers. [Bibl. imp., Mss., Suppl, français, n° 1499, fol. 80, verso.)
1 . Guillaume de Haraucourt, élu évêque de Verdun le 14 octobre 1456, fut aussi renfermé dans une cage de fer, dont l’invention lui est attribuée par Commynes, liv. VI, cliap. XI. Il y fut détenu quinze ans. Mort le 20 février 1500. ( Gallia Christiana, XIII, 1235-1237.) Voir la description de cette cage dans Sauvai, tome III.
2. «: C’est, dit Commynes (I, 207), pour ce que ledict cardinal escripvoit .à monseigneur de Guyenne, l’enhortant de ne prendre nul aultre partaige que celluy que ledict duc de Bourgongne luy avoit procuré par la paix faicte à Peronne..., et luy faisoit remontrances touchant ce cas, qui luy sembloient necessaires : lesquellez estoient contre le vouloir et intention du roy. » Voyez aussi la Chronique scandaleuse (Lenglet, II, 81), et la déposition d’un serviteur de l’évêque de Verdun (Salazard, IV, Preuves, CCLIX).