‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 5)Chapitre 25 sur 146 · Tbasted, dans le comté d'Essex · texte numérisé non relu

Tbasted, dans le comté d'Essex

10 CRONIGQUES D'ENGLETERRIL [1470]

gneur de Comuaille^ portant lettres escriptes le vi* jour de mars, adreschans audit seigneur de Comnaille^ par lesquek son seneschal rinformoit de la meutacion d'ycelles communaultez, et de la fin et intencion d'iceui. Faisant mention que se ilz venoient jusques à Stafibrt*, que là ilz trou^eroient les communes de la ducié d'Yorc et autres contrées, jusques à cent mille hoomies qui les compaigneroient, comme par lesdites lettres povoit plus clerement apparoir. Lequel jour, le roy arriva à Reiston, auquel lieu vint devers luy uug serviteur de son frère de Clarence, qui luy présenta lettres de par le duc; combien que au département de eulz deux , en la ville de Londres^ ledit duc eust prins congié du roy son frère pour aller es partyes occidentalles du royaulme. Touteffois pour faire service au roy son souverain seigneur, il se disposoit de venir vers Sa Haultesse, et avec luy le conte de Warewic pour se apointier, et contenter le roy sur les &ulz' rapors dont il povoit avoir esté infourmé. Et le roy aiant leu ces lettres de par son frère le duc de Qarence, fut moult joyeulz, et pour luy faire responce, adfin qu'il congneust que ses lettres luy estoient très agréables , lui rescripvi de sa propre main, le mercyant cordyalemeut ; cuidant que les dis et fais de son dit frère s*acordassent à tout bien, ce que non ; ains estoient causez de faulse dissimuUacion, comme il apparut par les prosecutions d'yceulz. Et ainsi donna

1 . Hamphrey Bonrchier, lord CronmeU , taé à U bataille de Bamet CD 1471. (DuGDAUi, II, 130, 133). Il fat appelé an parlement en 1461 comme lord Cromwell, du droit de ta femme. (Funr, II, 65, note 4.)

2. Stamford, dans le Linoolntlijre , sur les limites da Northamptoushire.

[1470] SIXIÈME PABTIE, UVRE VI, nr. 11

le roy commission* anz dis duc et coole souffisam- [ ment de lever, en diverses contrées de son royaulme, ses peuples pour \enir en leur compaignie le visiter et servir alencontre de ses rebelles. Et, ce fait, se party le roy lendemain de ce lieu ; si s'en alla à Huntingdon% auquel lieu le roy arrivé manda devant luy le seignetir de Vellus, messire Thomas Diminels et autres ; lesquels il fist examiner a part séparément, et ilz confessèrent que les consaulz de la conspiration furent tenus en l'hostel dudit messire de VeUus, le* quel avec ledit sire Thomas avoient esté les premiers sacfaans lesdites conspirations : ce qu'ilz eussent bien destoumez s'il leur eust pieu ; mais , au contraire, avoient esté les vrais causeurs et provoqueurs de ce mallefice, pour laquele confession et plusieurs autres circonspections, le roy commanda d'envoier parde» vera le filz dudit seigneur de Vellus , et estroitement le admonester qu'il laissast la compaignie des com-> raunes, et se venist mettre avec eulz, en la bonne grâce du roy : ou autrement , pour leurs démentes et faulses trahisons, seroient pugnis selon leurs dessertes. Non obstant laquele diose venoient joumelement nouvelles au roy, que ledit seigneur de Vellus et les I communes estoient jà passez lincoUe et venoient en grant nombre vers Grawnten'.

Le dimence ensievant, xi* jour de marcz, le roy L alla à FUndringay ^, où il fut adverty que les dis re* [ belles venoient vers lui ; mais les aulcuns changeoient

I I. Cette oommiinon ett datée de Talibaje de Watham, le 7 mars

I 1469 (t. :). (Rtmbb, V, partie U, 1 73.)

2. Dana le Himtiiigdonihire, à cinquante^ieof millet de Londres.

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