‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 5)Chapitre 43 sur 146 · Ghaolnef · texte numérisé non relu

Ghaolnef

3. Antoine d'Qîgnks, leignear de Bmay , qui figare tar on état de paycBMnt^oirr ie/ait de la guerre, dans le compte rendu par Goflbert de Rnpe, conaeiller et argentier du dac de Bourgogne, du 1^ janyier au 31 décembre 1468 (Bahahtb, édit. de M. Gachard, II, 706), ou bien Gilles d'Oignieiy teignenr de Bmay, qui est au nombre det seigneun, du c6té du roi, qui ratifièrent le traité d'Arras pané, le 23 décembre 1482, entre Louis XI et Maximilien, duc de Bourgogne. (Lsvolbt, IV, 126.)

4. Messire Mile de Bourbon, un des capitaines commb à la défense du Qucanoy4e-Comte, lorsque Louis XI s'empara de cette Tille en 1477 (Mounr, II, 31), étoit chambellan du duc Charies. Cest en cette qualité qn*il figare sur l'état de la maison de ce prince en 1472. {BiU. imp.^ BIsk, n« 3867, fol. 6, tctso.) Haynin (II, 267), qui dit aussi que ce pcr-

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les logis; et ordonna le duc [que nul ne] inssisi du champ sans son commandement, ouquel estoient, selon commune renommée, plus de cent mille testes armées, sans y comprendre quatre ou chincq mille compaignons que les Flamens lui enyoierent , ayant chascun sallade, jacque, espee et picque, ou des longues lanches à menu fust, à long fer et agu, tranchant de trois costés. Ceulz cy estoient de pié , et les nommoit on picquenaires, pour cequ'ilz scavoientTusage des picques plus que nulz autres. Si les avoient Flamens cueillies parmy les villages de leur pays, lesquels ilz avoient payez pour uog mois, et de chascune chastelenie , ung homme d'armes ou deux pour conduire ces deux picquenares, qui, sur les dix d'entr'eulz, avoient ung picquenaire disenier, auquel ilz obeîssoient. Ces picques sont bastons moult convenaUes pour mettre une picque entre deux archiers contre le fouldroieux effort des chevaulz quy vouldroient [enfondrer] dedens eulz ; car il n'est cheval, s'il est attaînt d'une picque en la poitrine, qu'il ne doie morir sans remède; et si scevent ces picquenaires desmarchier et attaindre chevaulz de costé, et yceulz perchier tout oultre, mesmement n'est si bon hamas de guerre qu'ilz ne perchassent, ou faulsassent, ainsi les soevent ilz bransler et empaindre [à leur voulentéj.

flODnage étoh au Qaesncyy-Ie-Coaite, le qualifie ttigneur de SoBkgnj, En jaii¥Îer 1473, t. t., il acoompagnoû les corps de Philippe le Boa et d'Isabelle de Portugal, que Charles le Téméraire faisoit conduire à

i. {ihid., sas.)

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1315. Gomment les François d'Amiens destroussoient tpns les Tiyres v^aans en Tost du duc de Bourguoigne, et de la prooTision' que le duc y nûst. Comment le oonnestable entra en Amiens i puissance, et comment le duc envoie vers luy le conte de Marie. XXII.

Lelundy, xi*jour de marc, issirent d'Amiens une grosse compaignie [de gens d'armes] du coslë de la rivière 9 vers Arras, et sur le chemin de Corbye. Sur ce train là, trouvèrent charroy menant vivres en Tost du duc de Bourguoigne : si en prindrent ▼ ou vi charriotz, et tuèrent x ou xn hommes de ceulz quy les menoient; les autres emmenèrent priscmniers à Amiens. Si despicherent les charriotz, effbndranl les tonneaulz de vin et cervoise ; mais s'il y avoit biens portatifz, ilz les emportoient.

Oiant le duc de Bourguoigne que les povres marcfaans estoient ainsi occis et desrobez journelement, voullant persévérer en son logis de la rivière, il manda par tous ses pays que nulz, d'ores en avant, menant vivres, ne passast oultre les villes d'Arras ou Dourlens sans compaignie; et que esdites villes il envoieroit gens d'armes pour les conduire jusques en son ost, et ainsi le fist ; car le dimence prouchain ensie* vaut, XV if jour de marc, il envoia en la ville d'Arras les seigneurs de Myraumont et de Contai , avec eulz trois cens hommes de guerre , pour amener en l'ost grant nombre de charriotï chargiés de vivres et d'artillerie, quy là les atendoient. Et entre les autres char^ riotz, en y avoit ung chargié de monnoie, pour payer gens d^armes, tous lesquelz se partirent ensamble de la ville d'Arras; lequel jour mesmes, s'en party aussi

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le damoiseau d*Aj^mondS filz au seigneur d*Âigremond , frère du duc de Gueldre le père , lequel avoit en sa compaignie environ œnt cheYauIz beaulz et bons, et les hommes armez à la mode d'Allemaigne. Sy s'en vint servir le duc Charles en sa guerre. Lequel jour de dimence, le connestable de France , bien adcompaignié de gens de guerre, s'en vint pour entrer dedens Amiens , du costé où le duc avoit son parcq, et toute son armée enclose; et ainsi voiant toute la puissance et ordonnance du duc, il entra dedens la cité , en laquele estoient paravant , pour le roy , le conte Dampmartin, Salzart, le seigneur de Chenelles* et autres , tant que, selon commune renommee , ilz estoient bien layans xx"* combattans, et ne voult oncques le duc que Ten baiHast quelque empeschement au connestable, ne à ceulz de sa compaignie. Et le mardy ' ensievant, le duc, adverty que le connes-

1 . Jean III, seigneur d'Egmond , fils de Goillaume IV, et nerea d'Arnoolt, duc de Guddres. Mort en 1515. (Jrt de vérifier les dates, III, xxxm-xxzix.)

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