Of Ti or to* men
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peur de Tenipire, Marguerite sa femme, et Edouard leur filzy soy disant aussi Prince de Galles. Il veoit aussi que journelement labouroient à rompre les apointemeos par eulz fais envers luy, et que continuelement contendoienty conspiroient et procuroient la totalle destruction de luy et de tout son sang, par quoy estoit aparant que le royalme d'Engleterre demourroit en la possession de ceulz qui en nulle manière n'y povoient demander aulcun vray droit ou tiltre : sicque, pour tant qu'il scavoit bien ce estre contre nature et la voullenté de Dieu^ continuer et durer nulle tele guerre entr'eulz, s'il povoit estre autrement; pourveu aussi que maintes diverses remonstrances lui furent faites par aulcuns preudhommes, amateurs du bien publicque, se contenta et agréa d'aulcunement entendre à quelque bon apointement. De ceste pacification , par très couvertes voyes et moyens, furent bons médiateurs les puissantes Princesses, madame leur mere\ madame d'Excestre*, madame de SufTolk' et leurs sereurs, le cardinal de Canterbery\ monseigneur de Bath', monseigneur d'Excès % et la provision d'aulcuns prestres, clers et autres bien disposées personnes.
I. Cécile^ fille de Rapfa Newîl , comte de Westmoreland. Son testamoit porte la date da 1» ayril 1495. (Dugdalb, II, 161.)
i. Anne, fille de la précédente ; mariée à Henry Holland, dnc d'Excetter. Yoy. ci-dessas, tome H, p. 179, note 4.
3. ÉlisaBetby sœnr d*Anne ; mariée à Jobn de la Pôle, dnc de SnfToIk. Voy. cî-dei8U8, tome II, p. 268, note 1.
4. Thomas Bonrchier, créé cardinal le 48 septembre 1464. Yoy. cî-detsns, tome II, page 180, note 2, et page 217, note 1.
5. Robert Stillington , éréque de Bath, intronisé en anil 1465 ; mort en juin 1491 . (Godwih, 382-383.)
6. Jean Bootbe, éyéque d*£xoester de 1466 an l"" avril 1 178, époque de ta mort. (GoDwor, 413.)
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Ii4 GRONICQUES D'ENGLETER&E. [1471]
Entour le tempz et séjour du roy Edouard d'Engleterre en Hollande et autres parties de la mer, très grant, dilligent efTect et labeur fut très continuelement fait par la très haulte et puissante princesse la ducesse de Bourguoigne, laquele ne cessoit d'envoier ses messagiers devers le roy son frère, en quelconoque lieu qu il feust, et, en pareille manière, au dit duc de Clarence, aussi son frère, pour lors estant en Engleterre. Et aussi son bon et vray debvoir en ceste partie [fist] le seigneur de Hastingues, chambellan du roy Edouard, tant que ung acord fut apointié et conclu entr'eulz. En quoy le duc de Clarence moult honnourablement et vrayement se porta ; car, incontinent luy adverty de la venue de son frère le roy , il assambla en haste tous ceulz qui volrent accepter son plaisir et voulleuté : puis, aussi tost que bonnement peult, se tyra devers le roy, son frère, pour le adrescbier et assister contre tous ses annemis, adcompaignié de quatre mille hommes, ou plus.
Le roy Edouard estant à Warewic, entendant Taprochement de son frère de Clarence , par ung aprez disner issy hors de la dite cité de Warewic avec tout son povoir, et chevaulcha environ trois lieues angloises jusques à ung beau plain champ, lez la ville de Bauby ', où il parcheut son dit frère venant vers lui en moult bel arroy et grant compaignie. Et quant ilz furent prez l'un de l'autre, à demye Keue du pays, le roy mist son peuple en ordonnance, faisant commandement que chascun se tenist coy. Puis alla audevant
i. Banbory, k 33 millet d'Oxford, et à 75 millet de Londict, dant le Oxfordthire.
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de son présent frère de Ciarence, adcompaignié du duc de Clocestre, leur maisnë frère, du conte de Riviere, du seigneur de Hastingues, et trois ou quatre autres sans plus. Et samblablement en fist le duc de Clarence, tant que au milieu des deux ostz s'entrecontrèrent. Si serroit longue chose à raconter les amyables parolles illec mises avant entre les nobles frères. Si fut illec conclute et accordée ferme paix fraternele, aussi cordiale, amoureuse et cbiere comme faire se povoit et peult estre entre deux frères de si hault et noble estât. Par quoy tout le peuple assistent, quy ce veoit, fut moult joyeux, loant Dieu baultement de cest amyable rencontre, unité et accord ; esperans que, par ce, leur accroisteroit prospereuse fortune. Si commencèrent à sonner trompettes et mennestrelz, par grant mellodie ; et le roy emmena son frère de Clarence en son logis, où il fut recheu de tous les seigneurs et nobles hommes qui y estoient, en grant honneur et joye. Et puis le roy, acompaignié des dis seigneurs, alla parmy Fost de son dit frère de Clarence, où il promist à tous ceulz qui y estoient , grans dons et biens à faire. Si s'assamblerent tost aprez les deux ostz en uog , où ilz recheurent et conjoyrent grandement Tun Tautre.
Ainsi ces choses faites, les deux compaignies joieusement, avec leurs princes, s'en retournèrent à Warewic avec le roy : si se logèrent toutes manières de gens d'armes en la contrée d'environ. Et tantost aprez le duc de Clarence, désirant de procurer aulcun bon accord entre le roy son frère et le conte de Warewic, non pas seullement pour le dit conte , mais aussi pour attraire à la bonne grâce du roy plusieurs seigneurs et nobles
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hommes , qui largement avoient adhéré au dit conte en ses monopoUes, et adfin que paix et transquilité demourast ou pays d'Engleterre, et que toute cruelle et mortele guerre feust appaisee, qui par le contraire estoit aparaute ensievir, si fist pour ce ses motions, tant devers le roy, comme devers le conte , puis chà, puis là, autant pour les dessus nommez, comme pour soy vrayement acquiter en Tamour qu*il devoit audit conte de Ware^ic, à cause qu il estoit alyé à son sang, par le mariage de sa fille qu'il avoit espousee. Telement que, à Tinstance de son dit frère de Qarence, le roy se contenta de monstrer largement sa grâce avec diverses bonnes considérations et pourfitables, eues au dit conte, se il les eust vouUu accepter, à quoy nullement il ne voult entendre. Premièrement^ pour ce qu^il consideroit les grans attemptemens par lui commis encontre le roy Edouard ; secondement , pour la grant voullenté qu'il avoit d'entretenir les grosses promesses, pactz et juremens fais au contraire, tant au roy de France, comme à la royne Margueritte et son filz; triecement, pour ce que par avant avoit pensé et advisé et à ce proupôs prouveu que , en cas qu'il ne pourroit avoir la main au dessus du roy Edouard, il trouveroit manière d'eschaper d'Engleterre, et soy retraire en la ville de Callaix, qu'il esperoit estré pour luy en chascun point ; et, quartement, par le maulvaix conseil [du] conte d'Oiemfort et autres, qui estoient disposez en exstreme mallice contre le roy Edouard. Lesquelz ne vouUoiait nullement souffrir qu'il acceptast aulcune manière d'apointement tant raisonnable feust, mais le causèrent de refuser : par quoy tous ces trailiés rompirent et ne causèrent nul elfect.
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En ce meismes tempore que le roy es toit à Warewîc, comme vous oez, accroissoit joumelement l'armée du coDte de Warewic, estanl enclos à Conveotry, ainsi que j'ay dit devant ; et mesmes luy vint le duc d'Oxemfort à grant puissance. Laquele chose considerans le roy, ses frères et leurs consaulz, et que nulle chose ne le povoit provocquier à issir hors de la ditte ville, non pensant estre prouffitable le layans assegier, conclurrent que ilz yroient vers Londres , et là, avec Fayde et bonne assistence des vrais amis et bienvoeillans du roy Edouard qui là entour estoient en grant nombre, congnoissans aussi que le principal adversaire du roy Edouard» c'est à scavoir Henry son usurpeur, avec plusieurs tenans son party, estoient illec usaus de son droit contre raison ; par quoy ilz l'empeschoient de plusieurs aydes et assistences que bien eust peu avoir en diverses partyes, s'il se povoit monstrer mesmes en puissance de rompre ceste auctorité : sicque, par l'advis de ses dis consaulz et parens, prinst son chemin vers Londres, soy et toute son armée monstrant devant Conventry, désirant que Warewic et sa puissance ississent illec auz plains champz pour le combattre, et déterminer leur querelle; dont il fut refusant. Pour quoy le roy et son ost, en poursievant leur conclusion, passèrent oultre, quy futparung vendredy, v* jour d*apvril, et lendemain vindrent à une ville appelée Daventry ^, où, le dimence, le roy en grant dévotion oy le divin service , car il estoit le jour de Pasques flories, en la grande Eglise, où Dieu et sainte Anne monstrerent mig beau miracle, signifiant bon prodige