‹ Anchiennes cronicques d'EngleterreChapitre 28 sur 128 · Voy. ci-dessus, tome II, p. 217, note · texte numérisé non relu

Voy. ci-dessus, tome II, p. 217, note

4. Thomas Scctt, surnommé Rotherhara, éréquedeRochester de 1468 à décembre 1471 , époque où il fut transféré à l'éréché de Lincoln. (GoDwuf , 399, 535.) Ni lui, ni rarcheréque de Cantorbéry ne sont i tionnés daus le texte anglais.

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bommes sur la marine faire le guet aprez la navire du roy Edouard ; laquele voyant arrivée, entrèrent tous housez dedens son vaissel, et aprez quMIz eurent fait au roy la reverenee, ilz luy racontèrent comment toute la contrée d'environ estoit plaine de ses annemis , et le peuple d'ycelle mal disposé à rencontre de luy.

Quant le roy entendy ces nouvelles, sans illec plus arrester fist faire voille, prenant son train vers le oorth, et lors qu'il eut single avec sa flotte sur les undes de la mer certaine espace, tempeste moult horrible et merveilleuse s'esleva et les sourprinst envers le matin d'un mardy, xim* jour du dit mois de mars; mais, non obstant la tempeste et horrible mer, par la grâce de Dieu , en quy le bon roy se fyôit et mettoit du tout sou espoir et adventure, il arriva à port salutaire à Humberhede', jà feussent ses nefz séparées les unes des autres par les tourbillons , telement que , par force, furent gectés à terre, cy Tune, là l'autre.

Le roy , doncques , ainsy arrivé au dit Humberhede , ayant perdu la veue de plusieurs vaisseaulz de sacompaignie, remercya Nostre Seigneur qui ainsi Tavoit gecté de l'horrible tempeste dessus dite , où il avoit souffert moult de paine. Si estoit moult douUent de sa navire ainsy dispersée, dont son frère le duc de Clocestre, atout sa brigade, quy estoit de trois cens hommes bien prins, arriva à quatre lyeues Anglesses du port où le roy estoit. I^ conte de Rivière aussi , atout trois cens hommes , prinst terre [à une place appellee

I . Spamheady à l'entrée de PHainber. — c The Kinge with his shlppe aloone, wherein was the lord Hasthigs his Chamberlayne, and other, to the uomber of y« well chosen men , landed within Humber, onHoldemeM syde, at a place callyd RaTenerspome. »

- fOO GRONICQUES D'ENGLETERRE. [1474]

Paule *], àxmi milles prez du lieu où le roy estoit arrive, et le remanant de sa compaignie où ilz peurent le mieulz.

La nuit prochaine que le roy fut arrivé à Hum* berfaede^ comme dit est, il s'en sdla logier à ung povre village deux lieues de là, à petite compaignie; mais, au matin enlevant', le résidu de ceulz qui estoient en la navire, aprez l'orrage conspiré, descendirent tous à terre, eulz tyraiit vers le roy, leur seigneur, tant qu'ilz le trouvèrent ; non obstant laquele chose, peu liiy vindrent des gens de la contrée , et ce , par ï'enhortement d'aulcunes personnes quy là avoient esté envolez les preschier et esmouvoir contre luy par ses rebelles; combien que pour Tamoar qu'ilz avoient porté jadis au prince, de bonne mémoire, son père, duc d'Yorc, le peuple aulcunement le favorisèrent , contentz que il feust duc d' Yorc, comme aisné filz. Et sur ceste opinion, les populaires, quy estoient en armes par grans trop^iulz, adfîn de résister contre lui , se contentèrent , délibérant lui faire quelque empeschement, ne à ceulz de sa compaignie ; se tenant tous asseurez que sur ceste entente le roy Edouard venoit illec, et non sur autre.

Quant Tost du roy fut tout assamblé et adreschié devers luy, il prinst advis quele chose estoit meilleure de feire; et conclud briefment, combien que ses prindpaulz annemis feussent environ Londres , et que le prochain chemin pour tyrer vers eulz feust par la conté de Lincolle, sicque pour se traire illec Teust convenu rentrer en mer , passant par dessus Humberhede ; en

1. c Galled Powle. » — Paxûf on PâgKill, sar les bords et à Tett de l'Uumber.

S. c The XV. day of Marche, i

[1471] SIXIÈME PARTIE, LIVRE VI, xxv. 101

quoy faisant on eust peu penser qu'il fuist par paour; et ainsi, comme vaillant et hardy , craingnant deshonneur, détermina prendre le droit chemin vers la cité d'Yorc. Et puis , ymaginant le long tempz qu'ilz serroient sur le chemin , fist commandement parmy son ost que chascun homme faindist plainement , par tous les lieux où ilz venroient, que l'entente de leur seigneur estoit d'estre duc d'Yorck seullement , et que pour à nul autre droit conteudre ne venoit; car c'estoitson propre héritage, à luy succédé par le trespas de son feu père. Pour lequel bruit ainsi publicquement semé, le peuple de la contrée assamblé, comme dit est, bien de Yi à vil", dont estoient cappitaines uug maulvaix prestre vicieux, [vicaire de....]*, et ung gentil homme de la contrée, appelé Martin de la Mer, à entente de donner au roy empeschement à son passage, par Tesmouvement de ses rebelles et leurs complices, prindrent au contraire conclusion à luy devoir porter faveur en ceste querelle, non discernant ou ramembrant que son feu père, avec ce qu'il estoit duc d'Yorck , aussi estoit il mdiiïeramment vray héritier du royaulme d'Engleterre et de la couronne d'ycellui, comme il avoit esté déclaré par les trois Estas du dit royaulme, à ung Parlement tenu à Westmoustre, jusques à ce jour rapellé ne revocquié.

Ainsi doncques, soubz ceste coulleur, exploitèrent le noble roy et sa compaignie le droit chemin vers York, en adreschant vers une bonne ville nommée Bener-

I, c A priste tbe Tycar of.... i L'éditeur, M. John Bruce, met en note (p. 42) : c ThitappearstohayebeenoneJohnWesterdaleywho wa» afterwards thrown intu the Marsbalsea prûon , probably for his interférence upon this occasion. »

I0« CROMCQUES D-ENGLETKRRE. [147i]

ley*, [assise sur le grant chemin d'Yorcq], et quant il fut là arrivé, si s'apensa qu'il envoieroit ses messagiers en une autre bonne ville prez de là, forte et bien murée, nommée Houlle', requerre auz manans et habiltans qu'ilz luy feissent entrée en ycelle. Laquelle chose ilz refusèrent par Tenhortement des dis rebelles quy là avoient envoie, nouvellement^ yceulz admonnester que de tout leur povoir voulsissent résister au roy Edouard, se d'aventure illec arrivoit. Et pour tant, le roy, laissant ceste ville derrière, tint son droit chemin d'Yorck, sur lequel chemin estoient aussi assamblez plusieurs gens du pays, en diverses places, comme il fut raportë au roy ; mais ilz ne se ozoient aparoir, ains le laissèrent passer sans quelque destourbier faire à luy ne auz siens : qui , comme on peult ymaginer, fut pour deux causes principalles, Tune pour ce , comme dit est, que le bruit couroit par le pays que pour nul autre droit callengier ne venoit que pour la ducié d'Yorc avoir ; et Vautre cause estoit que, jà feussent ilz eu plus grant nombre que luy, touteffois, considérant la grant asseurance et virtu de corage dont ilz le scentoient estre plain y avec la parfaitte valleur de sa compaignie, n'osèrent sur eulz couppler; par quoy le roy entretint son chemin tant qu'il arriva devant la cité d'Yorc [le lundy , xviii* jour du mois] ; mais quant le roy vint à quatre Myeues prez d'ycelle, vint à son encontre Martin de la Mer, avec luy le recordeur de la dite cité, lequel avoit nomCommers^, quy paravant n'avoit pas

i. Bererley, à 28 mUles d'York et à miUes de UuU.

2. c KyngstowD apon HuU. » Hall est située sur les bords de la nrière de ce uom, à 37 milles de la Tille d'York.

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