‹ Anchiennes cronicques d'EngleterreChapitre 57 sur 128 · Voy. ci-desMis, t. II, p. 310, note · texte numérisé non relu

Voy. ci-desMis, t. II, p. 310, note

Galet^ : et desjà ont aprester le poursuivant du seigneur de Wenlock, pour venir quérir leur saufconduit.

Ces choses m'a mondit serviteur rapporté et certiffîé. Avec ce, m'a dit que la mutation et débat qui a esté à Londres entre le peuple contre les estrangeres nacions, est apaisié^ et les vous envoie par ce porteur.

Mon très honnouré et doubté seigneur, j'ay fait mectre à poinct et a prester les chambres de vostre chastel de Renti, comme Piercon m'avoit chargié. Quant aux autres nouvelles de par deçà, tous vos serviteurs et amiûsont en bonne santé, bien desirans vostre venue.

S'il est chose qu'il vous plaise moy commander, je suis cellui qui les désire de bon cuer acomplir, priant Dieu, mon très honnouré et doubté Seigneur, qu'il vous doinst bon vie et l'acomplissement de vos haulx désirs.

Escript à Sainct Orner, le xix de juing 1463.

Au dos il y a : c< Le bailly de S^ O^ier à mon très honnouré et redoubté seigneur , mous' de Croy, coDte de Porcien et de Guines, grant maistre d'ostel de Franche, conseiller et premier chambellain de mons' le duc de Bourg^, conte de Flandres et d'Artois. D

(Bibl. imp.f Mss., Fonds Baluze^ tf 903r, fol. 81 .)

1 . LooU Galet est qualifié maure des requestes de l'hostel du Roy dans une lettre da dac de Sommerset ait roi Charles Vil, en date do dernier jour de férrier (1448). Rymer (V, n, 116) le cite au nombre des ambassadeurs enyojéSy le 4 juillet 1463, par Edouard IV yers le duc de Bourgogne. Peut-être est-ce Aon habileté diplomatique qui le fait traiter de notahle trompeur par Charles de Melun écrÎTant au comte de Charolais* (14 ayril 1463. Yoy. Comxyoss, m, 300.)

m il

162 CRONIGQUfiS D'ENGLETERRE.

(Voy . t. n, page 220 , note 2.)

Mon très honnouré et redoubté Seigneur, très humblement à vous je me recommande. Et vous plaise sa^ voir, mon très honnouré et redoubté Seigneur, que ' aujourd'huy, à ce matin, est arrive dedens le halle de ceste ville ung des pescheurs dc^ceste ville, lequel vieut d'Engleterre, et a amené dedens son navire ung Engles, nommé Colin Herevé , lequel est clerc de Wettell' , lieutenant de Guisnes, et est le dit Herevé bien gracieulx compaignon et véritable. Si m'a dit pour vray quelundy, sans faillir, son maistreWettd, sire Waltier Blout et Ourselay ' seront à Calais pour préparer tout au devant de l'ambassade qui vient ; car elle part pour vray, comme il djt, lundy de Londres pour venir à Sandwik. Le Toy d'Engleterre est parti dès il y eubt jeudy vni jours, et s'en va vers le Nort.

Au regard des nouvelles du Nort, messire Pierre de Bresey, messire Raphe Gray et aultres avoient assigié une place assez prez de Henewik, mais le seigneur de Mont^u, frère au conte de Warwick, messire Rebert Alwang et autres sont venu lever le siège : mais les autres ne les ont point actendu, ains se sont retrais. Ledit conte de Warwich, atout grosse puissance de

. I. WiteU.

i. Aadley? Voy. d-dettot, t. II» p. 206, noU %•

gens, estoit dedens le Neufchastel, et disoit on pour vray, aa partement dudil Herevé, qu'il n'aresteroit tant qu'il fusi en Escoche. On dist que le roy le sievra atout grosse armée.

Au regard des nouvelles d'Eseoche, on dist que la royne d'Escoche^ est remariée à ung seigneur du p^, nommé le seigneur de Heyiler , et qu'il y a, pour ceste cause, grande discencion ; carie dit seigneur de Heyllé a osté à l'evesque de Saint Andrieu' et aux trois Estas du pais le roy d'Escoche, qu'ilz tenoient en leurs mains. Le cbnte de Douglas* maisne tousjours forte guerre eu Escoche et se tient es montaigne de Gabojs^ : et dit on que le dit seigneur de Heyiliet autres gros seigneurs luy ont promis qu'ik seront de son party.

t. Marie de Gueldrcs, Tenye de Jacques 11^ ne'jouistait pai d'une très-bonne renommée. Pinkerton (I, 252, note 7) dit que c Hepbums de Haies, plus tard de Bothwell, nuisit beaucoup à la réputation de cette princesse.! Adam Hepbum de Haies est accusé par Mair (337] d*un commerce adultère avec la reine, à laquelle un auteur contemporain, (Wyrestres, ad fimem Ubri nigri a Uearne, II, 493), donne pour amant le duc de Sonimerset, lequel eut rindiftcrétion de s'en yanter à Louis XI. La reine , pour se venger, aurait engagé le seigneur de Haylis à tuer le duc.

S. Sur ce personnage, yoy. ci-après, p. 165, note 3.

Les historiens s'accordent à dire que le commencement de la régence fut trèa-orageux ; mais Buchanan est le seul, que nous sachions, qui ait mentionné (XH, 22) ce fait de la soustraction du jeune roi d'Ecosse à la surreillance de l'éiéque de Saint-André. Pinkerton, à cette occasion, le tance vertement (I, 256) ; il traite son récit de fable qui ne supporte pas rezamen. L'érénèment dont il s'agit, selon Pinkerton, serait postérieur à la mort de Téréque de Saint-André. Or, ce prélat ne mourut qu'en 1466, et le document que nous publions est de 1463 ; il relate l'enlèvement du roi d'Ecosse, et nous donne pleine confiance en Buchanan*

S. Yoy. ci-après, p. 172, note I.

Page 1