‹ Anchiennes cronicques d'EngleterreChapitre 66 sur 128 · Mémoires de Philippes Je Comn^nes, II, 237, note · texte numérisé non relu

Mémoires de Philippes Je Comn^nes, II, 237, note

2. « Monseigneur de Bièvres et monseigneur de Cohen nourrissaient en amour (de la cause de Parchiduc d'Autriche) Saint-Omer et Aire.... et.... •e condnlrent si chevalereusement qu'ils ont acquis auréole de perpétuel honneur. » (Moi.iir8T, II, 72.)

3. c Don à M" Jean de Berches (sic), ch», seig' de Cohain, con«» et chambellan du Roy, du gouyemement et capitainerie de Melun et du rerenu. D. an Plessis, le six j«' 1482. > (Tabuiae lUtri memorabilium eamerae eompotorum dni regis^ mensemaiiiASi et finit HASZ^ fol. II« xxn, jeTÈO. Bi6L imp.^ Mss., Fonds Gaignières, no771, p. 227.)

4. Le nom de Jean de Berghes que portait le seigneur de Cohen nous l'a fait confondre (voy . Coionnns, II, 238 , note 2 ) avec un autre Jean de Berghes^ ton contemporain et son parent, dont veut parler Commynes à l'endroit cité. Gelui-d était seigneur de WaUtain (Mourar, II, 316). Nona saisisêons avec empressement cette occasion de reconnaître notre

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fit alors , en tenant pour réel ce que rapporte Molinet, nne sort» de soumission au rabais. Puisqu'aussi bien la cause bourguignone allait être trabie , pourquoi n'aurait-il pas tiré profit de cette circonstance? C'est le raisonnement, sinon très-loyal, du vaains trèsjuste au point de vue de l'intérêt personnel, du Oiien qui porte au cou le dîner de son maure.

La pièce qui va suivre nous fera ccmnaître les exigences du sëgneur de Bevres. Nous j retrouverons quelques-unes <le celles que Molinet attribue au capitaine de la ville d'Aire.

Un autre document, qui se rapporte également à la reddition d'Aire, nous a paru bon à produire à la suite de la pièce principale.

Pour ad^ertir le rojr de ce que Dems de Geresme a trowé aveeques Jacques de Compignys, envoyé devers lu/ de par mons^ de Beuvres pour sawir la responce qiiil plairojrt au Roy lui faire sur les de* mandes que ledit de Beuvres a fait faire au dit seigneur pour lui bailler Ayres.

Apres que le dit Denis eut remonstrë au dit Jacques de Compignys comme le Roy estoit délibère de entretenir de point en point toutes les demandes que le dit de Beuvres luy avoit fait faire en luy baillant le dit Ayre, le dit de Compignys luy demanda qui estoient ceulx qui avoient la charge de |)ar le roy de besoigner en ceste matière, et s'ilz avoient, entre autres choses, chaîne pour mectre la dite ville en nutralité, comme le dit seigneur de Beuvres a tousjours demande.

A quoy luy respondit le dit Denis que le roy avoit

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donné charge à mons' de Maigné* de besoigner avec le dit de Beuvres pour ses seuretez touchant les den»andes qui luy avoit fait faire, mais que de la nutralité nesavoit point se le dit de Maigné en avoit charge. Et après ces choses oyes, et que de la nutralité on ne s asseura point, monstra le dit de Compignys semblant d estre fort mary, en disant qu'il ne veoyt point que Ja chose peust sortir effect sans nutralilë, et que quy le vouldroit faire pour Ayre, qu'U esperoit que pareillement on le feroit pour Saint Omer.

Item. Dit le dit Jacques de Compignys que se la nutraUté se faisoit, que le dit de Beuvres vouldroit bien que le roy luy paiast cent lances qui seroient es deux vUles qui feroient avec le dit de Beuvres le serment au roy, en recevant le payement, et qui y feroit quelque double en eulx jusques ad ce que on les eust essayez, que on ne les paiast que de quinze jours, ou «ngmoys. i ^ j >

Et du ledit de Compignys que ce qui meut le dit de Beuvres de demander la nutralité est pour essayera faire au Roy plus grant service que de lui faire avour les deux vUles; car il dit que sy unesfois du tout H se declairoit francoys, qu'U pe pourroit plus faire le service qu'U a désir de faire, soit d'autres villes ou à ^gner gens, etsemble bien au dit de Compignys que te dit de Beuvres ne sera.... en la nutralité qu'il ne

de oi!!^* *** Chonnes, .eigneur de Maigné et d-Échiré, £b de G»y '

Sfe i^I iSr7' 3r ^' T«Uebo»,g.et d. Marie de V.lî ^h«Ue det^e. vn. Par coD.équent Catherine était nièce de "»««» XI, et Antoine, *ei«near de Maigné, ton nereu.

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se declaire pour le Roy, et jusques à aller devers luy, ou mons' son père*.

Et au regard des demandes que le dit de Beuvres a fait au roy, tant de la conté que des cinquantes mille escuz et des vingt milles francs de pancion, le dit de Compignys dit qxiH n'en demande riens qui ne vouldra jusques ad ce qu'il soit devers le roy, et se contentera d'avoir unes lettres par lesquelles le dit seigneur luy promectra entretenir les promesses qui luy ont esté faictes, et que nommément les dits ouffrez soient declairés par les dites lettres.

Et après ce que le dit Denis eut oy ainsi parler le dit de Compignys, luy demanda si le dit de Beuvres en vôuldroit point escripre au roy; à quoy luy fit responce que le dit de Beuvres n'oseroit, doubtant que les lettres tumbassent es mains de gens quy en porroient advertir les flamens ; mais que sy le plaisir du roy estoitluy escripre premier, il luy feroit responce ad ce qu'il luy plairoit mander; et si le dit seigneur doubtoit que le dit de Beuvres voulust monstrer ce qu'il luy escriproit aux flamens ou autres, quy face mention par ses lettres des desmandes que le dit de Beuvres luy fait pour luy bailler les deux villes. Et est tout ce que le dit Denis a, pour ceste heure, peu tyrer du dit de Compignys.

{BibL imp.y Mss., fonds de Béthunej n** 8448, fol. 33.)

w Monsieur de Bouchaige, je me recommande à vous tant comme je puis. Vous savez comment Aire

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