Kent
292 CRONICQUES D ENGLETERRE.
parti du prince de Galles, son filz, jà mon, comme dit est. Qu'il en fist, je ne scay encores. Mais le roy Henry, Ion estant en la tour de Londres, touttes ces choses ouyes, en print si grand courroux et si grand desplaisir qu*il en mourut le TOLiiv jour de may.
Ou dit an se partit de Ix>ndres le roy Edouart, à grosse armée, pour tirer aprez ses ennemis, lesquelz se estoient deppartis en plusieurs parties, excepté le bastard de Falquembergue, lequel, à grant nombre de mariniers, estoit entré en la ville de Zandvich, là où il avoit pour luy, et dont il estoit chef, quarante deux navires. Uz envoyèrent devers le roy pour estre remis en sa grâce et pour avoir appoinctement avec luy, lequel ilz obtindrent de luy : et, ce faict, ilz remirent en la main du roy laditte ville de Zandvich et tous leurs navires, le xxvi* jour du dit mois. Ainsy doncques recouvra son royalme d'Eugleterre le roy Edouart, quart de ce nom, en moins de trois mois, par le port, faveur et ayde du duc de Bourgongne, son beau frère, moiennant sa vail* lance et hardie entreprise, et, tout premièrement, par la grâce et bonté de Dieu, qui donne la victoire à qui qu'il luy plaist, laquelle victoire est tournée à grant confusion à ses hayneurs et ennemis.