‹ Anchiennes cronicques d'EngleterreChapitre 91 sur 128 · Voyez ci-dessuB, p. 71, note · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessuB, p. 71, note

2. BourlenB de Laxcmbourg est porté sur un État de la maison da duc de Bourgogne (147i) en qualité d'homme d'armes de sa garde. {Bihi. hnp.f Mss., n«8430*, fol. 53^ verso.) Il e^tt désigné ainsi qu'il suitsar un autre état de 4479 : c Jehan de I^uxemhourg, dit Bourlens, escuyfr,

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de meschiefz à la. ville et au pais eiiYiron. Et ce pendant, ou dit mois d'aoust, le mareschal de Gueldres, à tout une routte de gens, s'en vint*boutter dedens Teglise et aU)aye dudit Sainct Ricquier; et pour ce que luy ne ses gens n'en* tendoient point le langage, ilz s'enfermoient très songneuse* ment en ladicte' abbaye, là où ilz firent de la peine %t dm travail assez : lesquelz y furent longtemps, et jusgues à tant que le duc retourna à Abbeville. Et si envoya ledit abb^ devers le duc pour obtenir lettres qu'ilz deslogeassent, ce qu'il obtint; mais le mareschal n'y vault oncques obeyr. Ce pendant qu'ilz estoient à la dicte abbaye, une peste s'i frappa en eux et en morut si hâtivement sept ou YIII, qui les &illoit mettre deux «n une fosse ; et, entre les aultres, le nepveu dudit mareschal y morut, dont il mena grant doeul.

Item. Ce pendant, ung des gens dudit mareschal menoit le milleur cheval que ledit mareschal eust à l'eaue ; mais ledit cheval se tua tout roidde à frapper sa teste contre une baifte, et s'en revint ledit serviteur à pied. Se disoit que c'estoit pugnition divine, et comme miracle; mais, quelque chose qu'il en fut, il ne se partit oncques de l'église. Item, pendant la saison de moisson d'aoust, les gens dudit mareschal firent grans dommages et grandes pertes au povre poeuple ; car ilz avoient des grans sacz qu'ilz portoient aux champs, et coppoient seullement les espiz des bledz qu'ilz trouvoîent en dizeaux, en garbes, ou à soyer, s'ilz n'en trouvoient nulz aultres, là où ilz firent merveilleux dommages, et pareillement aux avaines : et quant les povres gens, qui point ne les entendoient, les volloient rescourre, ilz les battoient inhumainement, et n'y avoit homme qui en osast parler.

Au retour dudit [duc] de Boui|[ongne qu'il fistde Rouen,

capitaine des archers, de retenu au bailliage d'Erreux et Gisors, pour ««« gage» et Toyages 240**. » (Biàl, imp,, Mss., fonds Gaignières, n* IIV, p. 700.) Virait encore en 1491. (Molinrt, IV, 196.)

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il s'en vint à Blangi, en Normendie^ et de là à Rambures, et puis à Araines, là où il arriva le XYP jour de septembre, et, à son parlement , se tira une vêpres à Picquigni j et au pont de Picquigni morut le seigneur de Boufflers, et pluseurs aultres, en une escarmuce qui y Ait faicte, et si y fut prinsinessire George Grec, englois*, chevallier, ung geotilhomme.de Flandres qui estoit au seigneur Desquerdes, H bien aym^ dudit seigneiur, nommé Jehan de Courteville^

1. Peut-être bien George Grey cfiî fut un des principaux personna^ ie l'armée anglatte envotée en France, vers 1491, par Henri VII, afin de secourir Maximilirn contre les Français. (Duooals, I, 718.)

S. c Jehannet de Courteville, écbanso% au lieu de Pierre de Mol^mhaix, le IIIl* jour de février LXXV. » (État delà maison de Charles jikr' nier due de Bourgogne : Bibl, imp., Mss., n* 8430*, fol. 19, verso.) Etait amsi homme d^armes du duc. (lo., ii., fol. 53, verso.) Est encore porté sur Tétat de la maison de Maximilien, duc d'Autriche et de Bourgogof, comme a escuiereschancon,» en septembre 1477. (C^pterendudetséancei de la Commission d'Histoire de Belgique ^ t. IX, p. 120, deuxième série.] Asiistait à U bataille de Gninegate, en 1479. Le duc d^Aolriche, à cette bataille, c s'en alloit fourrer en ung ost d'hommes d'armes fraocois, cuidant que ce fussent ses gens, n'eust esté le seigneur de Quievrain , qui s'en aperceu ; et le duc, pour en scavoir la vérité, choiâl ung gentilhomme de Picardie, nommé Jennet de Courteville^ et loi dit qu'il allast veoir s'ainsi estoit, et qu'il en rapportast certaine nooTelle, ensemble et de scavoir où estoient les aultres seigneurs, capitaines et conducteurs de la bataille. Le dit gentilhomme, pour obéir au doc ton maistre, en postposant crainte de mourir, paour et hide que lui po?oh survenir, se mist à toute diligence pour achever sa charge. Esprins de grant couraige, s'en alla celle part; mais en chemin trouva si merveilleux rencontre, que son cheval fut tué et abbatu sur lui; et toit après , cinq francs archers eschappés de la tuison des aultres, s'anaserent et reposèrent sur ledit cheval tué, en regardant ledit Jennet soubs ledit cheval, cuidans qu'il fiiist expiré ; et se prindrent à dire ensemble : « Quoy que soyons fort reboutex, au moins celui-ci y est demoaré. • U dit gentilhomme se sentant mal à son aise, pour le faict du cheval qu'i portoit sur lui, retira les bras à soi. Parquoi les cinq archiers, vovans qu'il n'esioit encore mort, lui coururent sus de tous lez. Ne fault donbter se le dit Jennet estoit fort estonné, car il se sentoit agressé tant do cheval que de ses ennemis ; tontesfois iceulx archiers ne le scavoient comment atteindre, pour la pesanteur du cheval mort qui leur donnoit empeschement. Néanmoins l'ung d'iceulx lui mit la dague sur la gorge; et ledit gentilhomme lui arracha k force de bras, et ^e coppa les doigts; et

et plusetirs aultres.^D'illec se tira le duc au Pont de Mer; à son dèslogement dudit Pont, vuyderentles francois d'Amiens huict cens lances, ety eust moult grande escarmuche; mais, finablement, lesditz irancois furent constrainctz de rentrer dedens Amiens. D*illec tira le duc à Bloroeul, et fist bruUer les terres du vydame d'Amiens, lequel avoit espousee la soeur* dudit duc de [Bourgogne], De là tira à Charni, luy et son armée , qui luy fut rendue , et il la fist bruller et pillier. De là s'en alla à Jenlis, et pareillement luy fut rendu le chastel, lequel village et chastel il fist piller et bruller; «t de là alla à Riblemont, qui pareillement fut toutte pillée et' arse. De là s'en alla passer devant Hem, et de là devant Sainct Quentin, où il y eust grant escarmuche d'un coslé et d'aultre, et de notables fais de guerre. Mais en la fin^ par constraincte, retournèrent les francois en la ^ville, et le dup s'en alla mettre le siège à Beaurevoir. ^

Ou dit an LXXU, ou mois d'oefcobre, les trancois, en très grant nombre de gens de guerre et communes, retournèrent devant Eu, desquelz estoient principaulx cappitaines Joachin Rohault, mareschal de France, et messire Robert d'Estouteville*, prevost de Paris. Aprez pluseurs assaulx et

quant il jecta sa ▼eue, perceut un hommes d*artnes de sa congooissance, nommé Jehan de Walen, auquel il escria aide; et icellui mit lance en arrest, deffit les francs archiers, délivra ce gentilhomme d'angoisaeux péril, et le monta sur son cheval pour achever son message ; et se trouva vers le duc, auquel il recita son adventure ; et demanda au seigneur de Quievrain qui estoit oq gentilhomme; et lui dit sa nation, son nom et son estât. Perquoy le duc, de ceste heure, le print en sa grâce, et lui fil depuis beaucoup de biens, p (Molinbt, II, 221etsuiv.) Maître d'hôtel du seigneur des Cordes, en i486, Jebaunet de Courteville fut fait prisonnier devant Douay, pour s*étre trop avancé vers cette ville, par les ordres du seigneur des Cordes. (lo., ib., 126.)

i . Yolande, bâtarde de Bourgogne, mariée à Jeand'Ailly, seigneur de Pieqnigny, vidame d* Amiens. (Amsbuib, I, 245.)

2. € Robert d'£stouteville, chevalier, seigneur de fieine, qui avoit esté prerost de Paris par l'espace de 43 ans, ala de vie à trespas, au mois de juin 1479, au dit lieu de Paris, et en son lieu le roy donna le dit office de

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escannuches fais devant ladicte ville , parlementèrent ensamble : et, finablement, les .... et capitaines de ladicftyille . se rendirent à la volonté desditz irancdfB, sauf lears vies, là où estoit messire Jennet de Saveuses ^ , le seigneur de Samer ^ le seigneur de Rabodengues, bailly de Sainct Omer, et aultres notables hommes, qui furent détenus piisonniers et menez à Dieppe , là où ilz furent mis à raenchon ; et tous les gens de guerre , non nobles, s'en allèrent francemefil, ung baston en leurs mains, sans emporter aultre chose. De là^ vîndrent devant Sainct Wallery lesditz François, qui pareillement leur fut rendue et 1q chastel de Rambures. Et, ce pendant, le seigneur de Crevecoeur, bailly d* Amiens, avoit fait grande assemblée de gens de guerre, et arriva la nuict de la Toussaint à Âbbeville, cuydant soy joindre avec la garnison d' Abbeville pour secourir lesdittes villes d'Eu, Sainct Wallery et Rambures; mais c' estoit sur le tard, car tout estoit jà remis en Tobeissance du roy. Et trouva, oudit lieu d' Abbeville, les gens de guerre desdites villes en poTre estât et en grant disette ; car ilz ne ai^oient denier, et si estoient tous leurs maistres prisonniers, et ne scavoient comment retourner en leurs pais. Le duc de Boui^ongne, qui estoit devant Beaurevoir durant lesdittes conquestes, vint mettre le siège devaAt Bohain, et illec furent trouvées unes trefves entre le roy et le duc de Bourgongne; et, adonc, il

prevost de Paris à Jacques d'Estouterille, fils dudh defFuact preyost, en favear de ce qu'il disoit que ledit deffunct Tavoit bien et loyâulmcnt seryy à la rencontre de Montlhery et autres divers lieux. > {Chroni^ae scandaleuse; voy. Lehglbt, II, 156.)

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