‹ Ancienne et nouvelle discipline de l'ÉgliseChapitre 223 sur 291 · DU CLERGÉ OU DU ^HAPITRE DES ÉGLISES CATHÉDRALES · texte numérisé non relu

DU CLERGÉ OU DU ^HAPITRE DES ÉGLISES CATHÉDRALES

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sation le moins du monde suspecte. Il défend (lUX évêqiies , aux prêtres et aux diaci'es de passer d'une église à l'autre (Can. xv). Enfui voyant que les diacres s'élevaient au-dessus des prêtres, il leur ordonne de se ressouvenir de leur rang, et de se regarder comme ministres des évêques et comme inférieurs aux prêtres (Can. xvni), quoiqu'il ne leur refuse pas • l'intendance et la juridiction sur les autres clercs et sur les laïques.

Ainsi ce clergé de prêtres, supérieur aux diacres et aux laïques, était dans un sens égal à révèque et en même temps son inférieur et soumis à sa juridiction. C'est ce qu'on appelle aujourd'hui chapitre, nom qui lui a été donné depuis longtemps.

Le concile d'Antioche donne à ces trois ordres le titre de présidents dans l'Eglise : « Si quis eorum qui prœsunt Ecclesiae aut episcopus aut presbyter, aut diaconus : v. ti? tûv irpcsoTtiruv (Can. 1).

Le même concile (Can. xxii) défend aux évêques d'établir des prêtres et des diacres dans les églises qui ne sont pas de leur diocèse. La raison est que ces ordres sont supérieurs et comme impératoires, s'il est permis de parler ainsi ; au lieu que les autres ordres ne donneat que de simples fonctions d'administration.

Le concile de Sardique (Can. xiii) ne veut pas qu'on précipite les néophytes, en les poussant aux hautesdignités des évêques, des prêtres et des diacres, c'est-à-dire, à ce clergé qui est appelé clergé par excellence, et qui est destiné pour être employé au gouvernement de l'Eglise.

Le concile de Valence dégrade les évêques, les prêtres et les diacres qui auront été convaincus, ou qui par une humilité fausse et indiscrète se seront accusés eux-mêmes de quelque péché mortel au temps de leurordinatiou, de sorte qu'ils ne soient plus censés faire partie de ce clergé qui doit gouverner l'Eglise avec l'évêque.

Dans les actes du concile d'Ephèse (Part, i, conc. Ephes., c. xxxui, xxxiv, et act. 1, ibid.), on trouve plusieurs lettres écrites par saint Cyrille aux prêtres et aux diacres , c'est-à-dire au clergé, et au peuple d' Alexandrie. Le concile d'Ephèse écrit aux prêtres, aux écotwmeset aux autres clercs de Constantinople, pour leur apprendre la déposition de Nestorius. 11 écrit aussi au clergé et au peuple de Constantinople.

Saint Cyrille y blâme Nestorius d'avoir excomnmnié le clergé des prêtres et des diacres, qui s'opposaient à la |»ublication de ses erreurs :

x'/.r.y--i â"»".ov •TrscoJj'jTifwv /.*i 3'i7.y.ivwv (Act. Ul .

Dans une autre session le même concile écrit à ses confrères les prêtres, aux diacres, à tout le clergé et au peuple de Constantinople (Epist. catholic, ibid.); et en un autre endroit, aux prêtres et aux diacres de Constantinople et aux évêqiies qui s'y rencontreront. Saint Epiphane dit que Marcion vint à Rome, après la mort du pape Hygin, et tâcha d'y surprendre les prêtres qui gouvernaient alors cette Eglise, et qui avaient été disciples des apùtres. « Seniores adiens, qui ab apostolorum discipulis edocti , adhuc supcrerant, etc. Sanctissimi illi Dei Ecclesiae presbyteri et doctores, etc. (Epiphan., h. xlu, n. 1, ■2). »

Tout cela fait connaitre qu'il y a eu un clergé qui était comme le sénat de la ville épiscopale, lequel gouvernait le diocèse avec l'évêque et qui en son absence le gouvernait pour lui. Ce qui est une véritable descriptioji d'un chapitre d'une église cathédrale.

IV. Le pape Sirice condamna Jovinien et sa nouvelle hérésie dans une assemblée de ses prêtres et de ses diacres, qu'il appelle son presbytère : « Facto ergo presbyterio , constitit christianae legi esse contraria, etc. Omnium nostrum , tam presbyterorum, quam diaconorum, quam etiam totius cleri una suscitata fuit sententia (Epist. ii). » Saint Ambroise reçut cette sentence du pape et la confirma par un synode de sa province, et récrivit au pape : « Quos sanctitas tua damnavit, scias apud nos quoque secundum judicium tuum esse damna tos. »

Je ne dirai rien ici des décrétales de ce pape et de ses successeurs, pour la punition des prêtres et des diacres qui souillaient le sacerdoce par leur incontinence; nous tn parlerons en un autre endroit plus commodément.

Le pape Félix prononça une sentence de déposition contre le faux évèque d'Antioche, Pierre Cnaphée, et il la prononça en son nom et au nom de tous ceux qui soutenaient et qui gouvernaient avec lui le Saint-Siège apostolique, c'est-à-dire de ses prêtres et diacres : « Firma sit haec tua depositio a me et ab his qui una mecum apostolicum thronum regunt (Epist. iv).»

Ce même pape témoigne, en un autre endroit, que l'éminence des évêques, des prêtres

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