C. CLV
Ces termes de saint Basile tcIçIvtû itw^ctitUù à^ '^wmiÇy pourraient faire croire que les malades étaient mêlés avec les passants dans son hôpital. Or ce discernement des bons et des mauvais pauvres n'appartient proprement qu'aux ecclésiastiques.
11 y avait donc un économe des pauvres qui était certainement établi par l'évêque, entre les mains de qui étaient déposés tous les biens et tous les effets de ceux qui renonçaient au monde. Saint Basile parle de cela depuis sa première origine, lorsqu'il propose pour modèle l'exemple des premiers fidèles qui ne distri Laaient pas eux-mêmes leurs biens aux pauvres et n'en fai>aient pas des largesses aux uns plutôt qu'aux autres, mais qui les mettaient aux pieds des Apôtres pour en disposer à leur discrétion , suivant le besoin qu'ils savaient que les pauvres en pouvaient avoir.
XXI. Au reste si saint Basile avait destiné un même hôpital aux pauvres passants et aux malades, on ne peut [»as avoir la même pensée de saint Chrysostome qui distingue manifeste-
ment TEglise et la maison affectée au soulagement des hôtes et des passants, a Est domicilium commune Ecclesiae^ quam vocamus hospitalem ^vûva (In Acta tom xlvi). d
11 dit la même chose ailleurs, où il représente les dépenses prodigieuses que faisait l'Eglise de Constantinople, ayant tous les jours trois mille pauvres à nourrir, et outre cela envoyant de quoi faire subsister les prisonniers, les passants, les lépreux, et enfin tous les misérables, a Jam numerus eorum in catalogo adscriptus, ad tria millia ascendit, et prœterea multis, qui in carcere habitant, auxiliatur Ecclesia, multis in hospitali, xe>K>^ox»«> Isiborantibus, multis advenis, multis leprosis, etc. (la Hat th. tom. lxvu). »
XXII. Toutes ces différentes sortes d'hôpitaux donnaient des noms et des qualités honorables aux bénéficiers qui en étaient chargés.
Théodore, lecteur (L. ni), dit que Gennadius fut fait patriarche de Conslantinople par la faveur d*Acacius, orphanotrophe, ou préfet de rhôpital des orphelins. Saint Epiphane dit qu'Ëustache, évêque deSébaste, se montra trop favorable à Aerius, quand il le fit prêtre, et lui donna l'intendance de l'hôpital Xenodochii^ qu'on appelle dans le Pont Ptocfiotrophhmi (Hœres. lxxv).
Saint Basile, après avoir fait l'éloge d'un de ses chorévêques, dit qu'il est économe d'un
hôpital, irruxoTpccpeTov rbv ?rap*aÛTCu ctxGvG(i.cu{A«vcv. SOZO-
mènedit que Théophile voulait faire monter sur le trône de Constantinople, au lieu de saint Chrysostome, un de ses prêtres nommé Isidore, qui était grand hospitalier d'Alexandrie, ivir^
Nous traiterons en peu de mots, dans les chapitres xcui et xciv, ce qui s'est passé à ce sujet dans le sixième et le septième siècle de l'Eglise.