IX. Des légats
I. Les TUres Cardinaux étalent dans nos églises de France les paroisses de la ville ou de la campagne , érigées en titre perpétuel et irrévocable, que les évèques ne devaient plus détruire ni changer. C'est le sens du concile de Meaux qui fut tenu en 845 (Can. liv). a Ut titules cardinales in urbibus^ vel suburbiis
constitutos, episcopicanoniceethoneste, ane retractatione ordinent et disponant. »
Voilà quels étaient les prêtres et les diacres de TEglise romaine, car cette qualité de cardinal n'était point encore attribuée aux évèques.
Adrien II envoya à Charles le Chauve trais légats, dont il y en avait deux qui étaient évé* ques, le troisième était prêtre cardinal : < Pe- ^m religiosum presbyterum cardinis nostri , dilectumque familiarem nostrum (Epist. xvniy xix). 9 Ce n'est pas que ce pape transférant Actard de Tévêché de Nantes à l'archevêché de Tours, ne dise quMl le constitue archevêque cardinal de Tours, a constituimus cardinalem metropolitanum et archiepiscopum Turonics flcclesise; » mais cette expression signifie simplement qu'il lui donne rarchevêché de Tour^ non pas en commande ou par commission, mais en titre.
Jean YIII se servit du même terme eh transférant Frotarius de Bordeaux à Bourges (EpisL xui). De là on ne' saurait inférer qu'il y eût encore quelques évèques qu'on nommftt caidi* naux de TEglise romaine ; comme il y avait des prêtres et des diacres qui portaient cette qua-