DES HABITS BES CLERCS A L'AUTEL
fuere. Si qnis autem taie quid fecerit, ana septimana segregetur (Can. xxvii). x>
Cest le concile m Trtdlo qui punit d'une suspension d'une semaine, les clercs qui auront pris rhabit des laïques et laissé celui qui leur est propre, soit dans la TiUe, soit aux champs.
X. Justinien (Not. \U, c. 44] défendit aux laïques de porter Tbabit des moines^ surtout aux comédiens ; et déclara les évéqûes, et tous les eccléisiastiques juges et vengeurs des outrages qu'on ferait à un si saint habit. Il ne ât pas cette défense aux ecclésiastiques, parce que dès lors une partie des plus saints évéques étaient choisis d'entre les moines et en portaîAt l'habit. Il défend de donner l'habit de fpligion aux personnes inconnues, qu'après une épreuve {de plusieurs années. Saint Denis découvre les raisons mystérieuses du nouvel
habit qu'on donne à celui qui entre en religion ^Eccl. Hierar,, c. 6).
Mais ni cet empereur, ni ce Père ne disent un seul mot du changement d'habit que doit faire un laïque pour entrer dans l'état ecclésiash tique. Il y eût eu autant de sujet d'en parler et d'en faire voir les sens mystiques que de l'habit des moines.
C'est encore une conjecture fort probable que rhabit ecclésiastique en ce temps-là n'était autre que l'habit long des séculiers, mais modeste, qui leur est enfin demeuré par les changements que les laïques ont fait, et font encore tous l4s jours en leur manière de s'habiller.
Comme les nations barbares du septentrion ne s'étaient pas débordées dans l'Orient, l'habit long y fut plus longtemps en usage parmi les laïques mêmes.