‹ Anciennes descriptions de Paris (volume 2)Chapitre 20 sur 77 · Non moins qu'incommode · texte numérisé non relu

Non moins qu'incommode

5. Il y a plusieurs pentapoles; est-ce à celle de Libye qu'il est fait allusion?

â. C'est une nécessité, à cause du grand nombre d'étrangers et de célibataires qui s'y rencontrent. La plupart de ces hôtels étaient dans le faubourg Saint-Germain. Les étrangers le préféraient et les hôtels garnis s'y étaient multipliés en conséquence : « Depuis que la paix a été faite ^ lit-on dans les Annales de la Cour et de la Ville (i697-i(S98), il y a eu dans Paris un si grand nombre d'étrangers, que l'on en comptait quinze à seize mille dans le faubourg Saint-Germain seulement. Le nombre s'accrut encore bientôt de plus de moitié, en sorte que, au commencement de l'année

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cabarets et des hôtes, des tavernes et taverniers*; les cuisines fument à toute heure, parce qu'on mange à toute heure; déjeuner, et manger toute la journée, sont en France la même chose*. Les François n'aiment pa$ les aromates du Levant, non pas ^u^ils méprisent ces assaisonnements précieux^ mais parce qu'étant les délices des Espagnols et des Italiens, ils ne veulent pas imiter les autres nations, même dans les bonnes choses'.

15. Ils ne font rien avec avarice, leurs tables sont toujours abondantes; ils ne mangent jamais seuls; ils aiment à boire de petits coups, mais souvent, et ils ne boivent jamais, qu'ils n'invitent leurs convives à faire le même*. Le menu peuple ne s'enyvre que les

wiivmte, on trouva ^'il y en avait treiite-«ix mifle dans ce seul faubourg. »

1. L'uD est la conséquence de l'autre : sUl y a des étrangers, il faut des hôteliers pour kt loger et les nourrir.

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