L'auteur se fait ici Pécho d'une légende populaire
3. L'effigie d'Enguerrand de Marigny, qui avait fait reconstruire le palais de la Cité pour Philippe le Bel, se voyait sculptée à la porte principale à côté de celle du roi ; lors de son jugement, elle fut abattue et les débris en restèrent jusqu'au xvii" siècle à piedd'oeuvre.
^. Lazaret, hôpital pour les pestiférés.
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lean fon fils, paracheué par Charles V did le Sage, qui Tenrichic de la S. Chapelle, conl'acrée au nom de la S. Trinité & de la Vierge Marie, inftituant quinze perfonnes pour faire le feruice aux mefmes droiéVs àdeucirs que ceux de la S. Chapelle de Paris *. Quelques Roys, Roynes & leurs enfans y font décédez : Loys Hutin, Charles IV, dift le Bel, Charles IX, la Royne leanne, femme de Philippe le Bel, Charles Dauphin de Viennois, fils de Charles VI, & leanne de France, troifiéme fille de Charles V. Retournons à la Ville nous verrons :
75. S. Anthoine des Champs, Abbaye de Religieufes, fondée par Foulques de Nueilly, Preftre & Chapelain de Maurice de SoUiac, 70" Euefque de Paris. On void dans TÉglife des Épitaphes de deux Princeffes de France, deuant le Maiftre Autel, & audeflus de Tvne des portes de l'Abbaye vne peinture renouuellée depuis peu, où eft dépeint l'accident aduenu Tan 1257 à vnMaffbn enuoyé pour abattre ceue Églife*. A codé de la porte S. Antoine & dans la Ville eft :
y6. La Bastille, Chafteau attaché aux murailles, muny de bons folTez, & baftions. Non édifié par les Anglois (comme aucuns eftiment) ains par Hugues Aubriot, Préuoft de Paris, pour empefcher au dehors
I. La chapelle de Vincennes, étant de fondation royale^ portait le titre de Sainte-Chapelle.
a. Ce fait auquel l'auteur assigne une date certaine n'est pas mentionné par les historiens de Paris : Sauvai, Lebeuf, Jaillot, etc.
les efforts des Anglois, & s'oppofer aux intelligences qu^ils pourroyenc cramer au dedans i.
jj. Les Fortifications faites depuis ce Chafteau iufques à la riuiére, vis-à-vis la Tournelle, furent commencées Tan 1553, tenant la Royauté Henry II. Le Mémorial y eft graué en pierre '.
78. L'Arcemal fut bafly des deniers publics à la pourfuite & diligence de Hugues Aubriot ^. Depuis le tonnerre tomba fur la tour de Billy *, qui^ mettant le feu aux poudres, Tenleua iufqu'aux fondements^ & endommagea fort les circonuoifms. Le tout fut re-
I. La Bastille fut surtout construits pour tenir en respect l'humeur mutine des Parisiens ; depuis que le Louvre était dans l'enceinte de la ville^ il n'était plus un refuge assez sûr pour ia royauté,
3. L'auteur ne reproduit aucune des inscriptions dont il constate l'existence,
3. L'Arsenal occupait une partie du terrain appelé anciencement le Champ au Plâtre; comme magasin militaire, il ne remonte qu'à François I*'. En 1533, ce prince emprunta à la ville de Paris, qui y avait fait construire des granges et bâtiments nécessaires pour l'artillerie, un de ses magasins pour y fondre de^ canons, avec promesse de la lui rendre quand la fonte serait fiaite ; sous prétexte d'accélérer le travail, il en emprunta une seconde, la ville n'obéit qu'avec répugnance, elle prévoyait apparemment ce qui arriva depuis. En iS47} 1^ restitution n'était pas encore faite. Henri II voulant faire construire des fourneaux demanda à la ville quelques bâtiments de l'Arsenal et lui fit dire qu'elle avisât à ce qu'elle voulait en compensation. Devenu maître de l'Arsenal, ce prince y fit construire des logements pour les ofSciers de l'artillerie, sept moulins à poudre, deux grandes halles et autres bâtiments qui furent presque tous ruinés le 28 janvier 1563 par un accident qui mit le feu à près de vingt milliers de poudre.
4. Le 30 juillet i$36, le feu du ciel tomba sur la tour de Billy qui renfermait un dépôt de poudre et la détruisit jusque dans ses fondements. Les vitraux de l'église des Célestins et même ceux de l'Abbaye Saint-Viotor eurent beaucoup à souffrir de cette explosion.
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dreflë puis après, ainfi qu'on le void à préfenc, & le grand portai acheué Tan 1584, Maxlmilian de Béthune, Duc de SuUy, en a auiourd'huy le Gouvernement en qualité de Grand-Maiftre de l'i^rtillerie. Soninduftrie, fa diligence, & fa grande expérience Font fourny fi puiflamment de canons, munitions, armes de toutes fortes & autres chofes conuenables ou appartenantes au faid de la guerre en ce chef, qu'il eft tenu potu* le premier Arcenaî de la Chreftienté, Il eft en outre orné de baftimens néceffaires, de jardinages auifi accomplis en allées & pourmenoirs.
'j^. Célestins. Icy eftoit le Conuent des Carmes, où depuis furent places les Religieux de Tordre des Céleftins, inftitué par Céleftin Pape, du régne de Philippe le Bel. Sous Charles V, ils eurent de grands dons, d'amples reuenus, tant de la main libérale de fa Majefté que de Robert de luf&aco, fon Secrétaire ^. La ilruâure de toute cette maifdn eft magnifique, décorée outre-plus d'excellens ornemens d'Eglife (de Chappes entr' autres de grand prix) dVn beau Cloiftre, de jardins fpacieux, de terres en affez longue & large eftenduë. La Chapelle d'Orléans eft vn ouvrage admirablement riche & exquis, où la plus-part des Princes de cette Maifon font inhumez. Leurs Epitaphes s'y voyent avec ceux de leanne de Bourbon, Efpoufe de Charles V ; Anne de Bourgongne, femme
I. Robert de Jussi, chanoine de Saint-Germain-l'Auxerrois, secrétaire du Roy, ancien novice des CélestînB de Saint-Pierre-en- Chartres, près Compiègne.
de lean, Duc de Bethfort ; Lyon * de Luzignan, Roy d'Arménie ; Philippe de Maizières , Chancelier de Cypre ; Paul de Termes, Marefchal de France ; André d'Efpinay, Cardinal, Archeuefque de Lyon & de Bordeaux, Plufieurs autres Seigneurs & Dames de haulte marque y repofent. Les Notaires & Secrétaires de la Maifon & Couronne de France ont leur Chapelle derrière le grand Autel.
80. Ce lieu s'aappelle encores à c'eft'heure la Porte des Barrez, pour ce que le Monaftère des Carmes y eftoit anciennement, lefquels portoyent alors des manteaux barrez de blanc & noir.
81. Marché aux Chevaux. Il eftoit autres fois hors la Ville, depuis dans l'enclos d'icelle. Mais ce lieu a efté conuerty à autre vfage, & à préfent eft appelle la Place Royale, où il y a trente-fix maifons fuperbement 'bafties de pierre de taille & de brique. Le tout en quarré,* neuf de chafcun cofté, & au milieu vne place vuide & fpacieufe deftinée aux tournois ; par le Roy Henry IV, paracheuée Tan i6op, auxdefpens des particuliers, qui ont acheté les places dès Tannée 1605.
82. S. Pavl. Du règne de Dagobert, S. Eloy fit baftir hors la Ville vne Chapelle auec fon circuit, pour feruir de Cemitière aux filles Religieufes de fon Monaftère. Depuis elle fut réduite en Eglife fous la Royale domination de Charles VU *, & confacrée par lacques
1, Léon de Lusignan^ roi d'Arménie.