‹ Anciennes descriptions de ParisChapitre 7 sur 14 · Le comte de Flandre y portait une des épées du roi · texte numérisé non relu

Le comte de Flandre y portait une des épées du roi

11. Au sacre, le comte de Toulouse portait les éperons du roi.

12. Le comte de Champagne, au sacre, portait l'étendard de guerre.

eftre auprès du roy en pareille dignité 1 . Et ne font fubiecz à aucun iugement que du parlement de Paris. Toutesfois auiourd'huy de noftre temps on n'y a pas grand efgard, d'auantage aucuns d'iceux font aboliz, & principalement les féculiers, comme le duc de Bourgogne, & le comte de Flandre, & le roy fait ce qu'il luy plaid.

6. Charlemaigne auffi fonda en ce temps-là l'Vniuerfité de Paris 1 , eftant folicité à cela par quatre perfonages de grand renom & fçauoir, les noms defquels font : Claude 3 , Alcuin 4 , Iehan 5 , & Rabanus 6 . Hz' ont efté tous quatre difciples du vénérable Bède 7 , & vindrent d'Efcofle en France.

i. Ce fut vers le xiu* tiède que les douze pain ecclésiastiques et laïques formèrent une institution distincte. Comme institution féodale et nominale, on peut tout au plus la faire remonter à Hugues Capet. Les romans de gestes dont Charlemagne et ses paladins sont les héros ont pu seuls donner occasion de l'attribuer à Charlemagne. De son temps, les ducs étaient des chefs militaires, commandant des armées, et chargés de défendre les frontières, et ayant sous leur conduite des comtes, cumulant, comme eux, les pouvoirs civil, militaire et administratif.

s. Charlemagne fonda l'école palatine et différentes écoles, mais il est impossible de les confondre avec la corporation connue sous le nom d'Université. Celle-ci ne date réellement que de Philippe- Auguste, et l'ordonnance qui la constitue est de 1200.

3. Claude, chef de l'école palatine (814-818), évéque de Turin (818).

4. Alcuin, savant anglais (726-804), chef de l'école palatine sous Charlemagne.

5. Ce nom de baptême ne désigne pas suffisamment le personnage, un moine peut-être.

6. Raban Maur, savant né à Mayence (776-856), dont il devint évêque.

7. Bède dit le Vénérable (67a-7*$), né dans le comté de Durbam, embrassa toutes les sciences de son temps, et fut l'homme le plus

7. Strabon 1 , excellent cofmographe ] recite, ce que l'effeft aufli démonftre, que la Gaule, eft partout arrou(ée de fleuues & riuières, prefque toutes nauigables, comme Rofne, Loire, Mofelle, Meufe & Senne. Ces riuières cy & d'autres plus petites viennent en partie des Alpes, en partie des montz Pirenes, lefquelz féparent l'Efpagne de la Gaule, & en partie des montagnes d'Auuergne, qui s'eftendent, quafi iufques à Lyon. Aucunes d'entre elles ont leur cours vers l'Occident & entrent en la mer d'Angleterre, les autres vers le Midy, et entrent en la mer Méditerranée. Et cela tourne à grand prouffit au royaume de France, veu que par ce moyen on peut facilement transporter les marchandifes d'vne mer à l'autre.

8. La Gaule de toute ancienneté a elle toufiours foigneufement habitée, tant es villes & bourgades qu'es champs, iardins & prez....

On peut bien penfer combien le territoire de Paris eft fertile par cecy, que le roy Louys unziefme voulant vne fois fçauoir combien de gens de guerre la ville de Paris pourait mettre en campaigne, il trouua qu'il en fortit feptante mille bien équippez & preftz de combattre. Or où il y a vn fi grand peuple, il fault neceflairement qu'il y ait aufli vn territoire plantureux, qui puiffe fournir des viures.

distingué de son siècle. Son surnom lui fut donné à cause de 1* vénération due à sa science et à ses vertus.

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