‹ Anciennes littératures chrétiennesChapitre 170 sur 200 · AssÉMAM, B. 0., m, part, i · texte numérisé non relu

AssÉMAM, B. 0., m, part, i

:m LES ÉCRIVAINS

Le patriarche Timothée I ' , le successeur de Henanjésu II, avait eu pour maître Abraham bar Daschandad à l'école de Baschousch. Avant d'être élu patriarche, il avait été évêque de Beit-Bagasch. Son élection fut le résultat dintrigues et souleva de vives contestations de la part de plusieurs évoques ; nommé en 779, il ne fut installé qu'au mois de mai 780. De nombreuses missions nestoriennes dans l'Asie centrale signalèrent son administration zélée. Il mourut le 9 janvier 823-. Timothée fut un des écrivains les plus féconds de son siècle ; ses œuvres comprennent '^ : le Lii^re des étoiles (ci-dessus, p. 278); des questions en un volume; des canons juridiques (ci-dessus, p. 175); des canons synodaux (ci-dessus, p. 165'; des homélies pour les fêtes dominicales de toute l'année ; un commentaire des œuvres de Grégoire de Nazianze (ci-dessus, p. 310) ; environ deux cents lettres divisées en deux tomes ^ ; une de ces lettres renferme une longue apologie de la religion chrétienne soutenue par Timothée devant le calife Al-Mahdi.

Sur Jésudenah et ses œuvres, voir ci-dessus, p. 205.

La part des Syriens occidentaux dans l'œuvre litté« raire de cette époque est mince; on croirait qu'une

1. Sur TimoUiée, voir 0. Brvln, Oriens christiamis, 1901, p. 138; J. Laboirt. De Timolheo I nestoriorum patriarclia, Paris. 1904.M. Labourt doute qu'Abraham, le maître de Timothée, soit le même qu'Abraham bar Daschandad.

2. Surcette date voir Ébedjésu dans Lagarde, Prsetermissorum libri duo, p. 93, 1. 1; comp. Amr, éd. Gismondi, p. 06.

3. Voir Braun, Oriens Clirislianus, 1901, p. 146-149; Labourt, De Timotheo I, p. xui-xv.

4. Cinquante-neul de ces lettres existent dans le vas. du Vatican (ancien Borgia K. VI, 2,. Quelques-unes ont été publiées en totalité ou en partie par : Braun, Oriens Christianus, 1901, p. 300 ; 1902, p. 1; 1903. p. 1 ; PoGSON, Une version syriaque des Ap/iorismes d'Hippocrate. Leipzig, 1903, p. XII ; Manxa, Morceaux choisis de litléralure araméenae, MoSSOUl, 1902, II, p. 32 53.

Dl yill« SIECLE. 383

éclipse a voilé les esprits pendant les trois premiers quarts du. VHP siècle.

Lazare de Beit-Kandasa n'est connu que par le commentaire qu"il compila sur le Nouveau Testament '. 11 vivait vers 775, à en juger par une liste chronologique mise à la fin de la troisième partie des Epîtrespaulines, laquelle se termine cette année-là au calife Al-Mahdi -.

Contemporain de celui-ci était peut-être Daniel, fils de Moïse le Jacobite, cité par Elias de Nisibe comme l'auteur d'une chronique ^.

Théophile d'Edesse, fils de Thomas, jouit d'une notoriété rare chez les Syriens occidentaux de ce temps. C'était un astronome distingué, particulièrement estimé du calife Al-Mahdi ; il appartenait à la confession maronite ; sa mort eut lieu en 785. Les œuvres de Théophile, aujourd'hui perdues, comprenaient, outre des traités d'astronomie, une histoire et une version syriaque de V Iliade et de V Odyssée ; on attribue à cet auteur l'invention des signes des voyelles employés par les Jacobites '*.

Le patriarche d'Antioche Georges fut élu en 758, dans un synode tenu à Mabboug. La minorité opposante nomma, de son côté, l'antipatriarche Jean de Callinice. Celui-ci excita le calife Al-Mansour contre Georges, qui fut mis en prison et y den^eura pendant neuf années. Ce patriarche mourut en 790, au couvent de Barsauma, près de Mélitène, pendant une tournée épiscopale. Outre un commentaire sur l'Evangile de saint Matthieu (ci-dessus, p. 6G), Georges composa, pen-

\. Voir ci-dessus, p. GG. Le nis. vldd. 1829S du Musée britannique contient aussi une scolie de Lazare sur un passage de pseudo-uenys l'Arcopagite.

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